4 Sang, la nouvelle figure du rap français ?

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Cheveux mi-longs, petite moustache qui rappelle celle d’Akhenaton dans les années 1990, 4 Sang, Bastien à la ville, est peut-être la nouvelle figure du rap français. C’est à Issy-les-Moulineaux, sa ville, que 4 Sang reçoit. Pour lui, pas de whisky comme Booba, le duc de Boulogne, mais un thé Earl Grey "bien fort". Depuis 8 ans, le jeune homme se produit sur les scènes isséennes, enregistre dans les studios de sa commune ou, en voisin, à Paris, pour percer dans le milieu du rap. Il vient de boucler, au début du mois, une campagne de financement participatif à 1 500 € qui va lui servir à produire son 4e EP (un disque d’une durée moins longue qu’un album mais plus longue qu’un single) qui devrait sortir en octobre.

Bastien est né à Meudon-la-Forêt il y a 24 ans. Quand il est encore bébé, ses parents emménagent à Issy-les-Moulineaux. C’est là qu’il grandit et est scolarisé. Mais c’est aussi là qu’il va découvrir la musique. "J’ai toujours été fan de rap, confie le musicien. Quand j’étais petit je ne voulais pas être astronaute ou footballeur, je voulais être rappeur comme Eminem. J’apprenais par cœur les textes de Booba, MC Solaar ou Sinik et je les répétais".

Mais c’est une tragédie qui va pousser Bastien à prendre le micro. "Mon oncle est décédé sur le pont d’Issy dans un accident de moto, un 400 cm3, c’est de là que je tire mon nom de scène", raconte le jeune homme.

Il commence alors à écrire des textes. Puis, très vite, il va s’essayer à la scène et affronter un public. "J’allais aux Epinettes où il y avait une ambiance à la Brooklyn, se souvient le rappeur. Et j’ai commencé le rap en étant mauvais, j’ai ensuite beaucoup, beaucoup travaillé". 4 Sang va ensuite commencer à enregistrer. Les premières prises se font à L’Entrepont, une structure municipale dans laquelle il y a un studio et une scène.

Après les enregistrements, le musicien se lance dans les clips qu’il scénarise et coréalise, en s’appuyant sur les connaissances qu’il a acquises durant sa licence en audiovisuel et littérature. "La vidéo est un langage, c’est transversal avec la musique, explique Bastien. Ce que tu ne peux dire dans tes chansons tu le dis dans tes clips". Certaines de ses réalisations sont tournées à domicile. "Le Jour du Seigneur a été tourné sur l’Île Saint-Germain, et Rouge Sang dans ma rue à Issy", indique le musicien.

Aujourd’hui, Bastien poursuit ses études, mais à Toulouse et dans le journalisme. Une profession qu’il aimerait voir liée à sa passion. "Mon objectif est de vivre de ma musique, puis de faire des émissions sur le rap, car beaucoup en parlent mais souvent sans connaître". En attendant le rappeur dort peu, ne prend pas de vacances et bosse dur pour "qu’on puisse se dire un jour en écoutant ma musique ‘Ça c’est du 4 Sang !’".

En vidéo ci-dessous --> le clip de 4 Sang - Rouge Sang

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