Technologie

La mission Mars 2020 prioritaire

Malgré le passage en télétravail dans la plupart de ses centres et la fermeture de certains sites pour enrayer la pandémie de Covid-19 (qui a notamment atteint une personne sur le Centre spatial Kennedy, en Floride), la Nasa a défini quels programmes nécessitaient encore la présence de main d’œuvre, et quels travaux devaient être interrompus, si non réalisables à distance. C’est la mission Mars 2020, qui doit expédier cet été un robot mobile et un drone vers la planète rouge, qui a été jugée prioritaire, à la différence notamment du télescope spatial James Webb (JWST), dont les opérations d'intégration et de tests en Californie sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Le SETI met en ligne une quantité record de données

Avis aux amateurs, et tout particulièrement à ceux qui ont du temps devant eux: près de deux pétaoctets d'émissions radio en provenance de la région centrale de notre galaxie ont été mis en ligne le 14 février 2020 avant même d'avoir été passés au tamis par les astronomes. Cette moisson de donnée a été récoltée dans le cadre de l'initiative Breakthrough Listen – l'enquête la plus complète jamais réalisée sur les émissions radio depuis les confins de la Voie lactée, un programme dont le lancement avait été soutenu en 2015 par le célèbre physicien britannique Stephen Hawking. Ces données, brutes pour la plupart, ont été recueillies dans le but d'y repérer des techno-signatures

Solar Orbiter: s'approcher du soleil sans se bruler

Flamboyant au centre de notre système solaire depuis près de 4,5 milliards d’année, le Soleil dissimule bien des secrets dans sa couronne, cette enveloppe de gaz fortement ionisés qui l’entoure, visible lors des éclipses solaires sous la forme d’un anneau lumineux. Dirigée par l’Agence spatiale européenne (ESA), Solar Orbiter veut lever le voile sur ses mystères. "Conçue pour étudier le Soleil de près, à une résolution jamais égalée, cette mission devrait permettre d’élucider plusieurs grandes énigmes sur l’activité de notre étoile et son influence sur son environnement proche, que l’observation à distance n’a toujours pas permis de résoudre", se réjouit Milan Maksimovic, directeur de recherche au Laboratoire d'études

Qu'est-ce que l'intelligence artificielle ?

Selon les fondateurs de la cybernétique, dont John McCarthy and Marvin Minsky, le terme  "intelligence  artificielle"  désigne un comportement produit par  une machine dont on peut raisonnablement estimer que, s’il avait été le fruit d’une action humaine,  il aurait exigé de l’intelligence de la part de l’agent  concerné. Trait saillant à retenir, cette définition s’appuie sur la comparaison entre la machine et l’homme. En effet, bien avant les ordinateurs jouant aux échecs ou les traducteurs automatiques, Alan Turing soulignait déjà que le concept même de "machine  intelligente" ne pouvait être défini qu’à travers sa confrontation  avec un comportement humain.

Le champ magnétique des pulsars serait multipolaire

Les pulsars sont des objets fascinants que les astrophysiciens étudient depuis leur découverte par Jocelyn Bell en 1967. En radioastronomie, ils se manifestent comme des sources périodiques d'impulsion radio mais, pour les astrophysiciens, il s'agit d'abord de cadavres stellaires, le point final de l'évolution de certaines étoiles qui ont explosé en supernova SN II tout en s'effondrant gravitationnellement et en donnant ce qui est appelé des étoiles à neutrons. Ce sont des astres compact dont la masse est de l'ordre de celle du Soleil. Ils possèdent un diamètre de quelques dizaines de kilomètres tout au plus et ressemblent

Un cerveau intelligent pour guider les avions

Les avions auront bientôt leur propre cerveau. PureFlyt, la nouvelle technologie de Thales qui sera installée dans les cockpits des aéronefs. Cette dernière pourra entre autres afficher en temps réel les conditions météorologiques mais aussi informer les pilotes sur le trafic aérien mondial. Mieux encore le logiciel adaptera les plans de vol de l’appareil pour qu’il évite les zones de turbulences. On pourrait penser que ce type de donnée est déjà utilisable dans les cockpits des avions d'aujourd'hui, mais il n’en est rien. Les pilotes ne bénéficient pas d’informations en temps réel sur les conditions météo ou le trafic aérien. 

Des drones-robots capables de se transformer

Au sein du prestigieux Jet Propulsion Laboratory (JPL), la NASA développe des drones-robots capables de changer de forme comme de véritables "transformers" en vue d'explorer les lunes de Saturne, et plus particulièrement Titan. Baptisés "Shapeshifters", ceux-ci devraient à terme être capables de rouler, voler et flotter, et donc à même d'explorer des terrains de toutes natures, ou presque. Pour l'heure, c'est avec des imprimantes 3D que les ingénieurs de la Nasa conçoivent des prototypes de tels robots, mais à terme pourraient émerger des exemplaires parés pour résister aux conditions difficiles de l'exploration

Des bateaux plus propres grâce aux accélérateurs de particules

À lui seul, le trafic maritime est l’activité qui contribue le plus à la pollution de l’air : un seul paquebot génère autant de pollution qu’un million de voitures. Diverses technologies sont envisagées pour limiter les substances polluantes que contiennent les gaz d’échappement rejetés par les moteurs diesel des bateaux. Des spécialistes des accélérateurs ont proposé une solution qui, au moyen d’un accélérateur à faisceau d’électrons de quelques centaines de kilovolts, décomposerait les matières particulaires ainsi que les molécules d’oxyde de soufre et d’azote, avant de les éliminer en toute sécurité avec un système d’épuration humide.

Un drone français capable de larguer une fusée

L'Onera, l'organisme français de recherche aérospatiale, a réussi à tester le lancement aéroporté de fusée, basé sur un drone capable de larguer en vol son lanceur. L'enjeu: mettre sur orbite de petits satellites avec une fusée embarquée sur un avion plutôt qu'avec les lanceurs lourds classiques à décollage vertical. Le drone Eole mis au point par le CNES et l'Onera a réussi le largage d'une maquette de lanceur de satellites, lors de tests effectués au centre spatial guyanais de Kourou. L'enjeu de cette démonstration consiste, à terme, à réussir le lancement commercial à moindre coût

Joliot-Curie, un nouveau supercalculateur français

Conçu par Atos pour le Grand équipement national de calcul intensif (GENCI), le supercalculateur Joliot-Curie, basée sur l’architecture BullSequana d’Atos, a une puissance crête de 9,4 pétaflops, soit une capacité de calcul multipliée par 4,5 par rapport à son prédécesseur, Curie, avec une réduction de la consommation électrique proche d’un facteur deux. Il atteindra 22 pétaflops en 2020. C'est le troisième supercalculateur français dans le Top500 en terme de puissance, derrière Tera 1000-2 et Pangea. Équivalent à plus de 75 000 ordinateurs de bureau, sa puissance permettra aux chercheurs un accompagnement

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