Technologie

Le champ magnétique des pulsars serait multipolaire

Les pulsars sont des objets fascinants que les astrophysiciens étudient depuis leur découverte par Jocelyn Bell en 1967. En radioastronomie, ils se manifestent comme des sources périodiques d'impulsion radio mais, pour les astrophysiciens, il s'agit d'abord de cadavres stellaires, le point final de l'évolution de certaines étoiles qui ont explosé en supernova SN II tout en s'effondrant gravitationnellement et en donnant ce qui est appelé des étoiles à neutrons. Ce sont des astres compact dont la masse est de l'ordre de celle du Soleil. Ils possèdent un diamètre de quelques dizaines de kilomètres tout au plus et ressemblent

Un cerveau intelligent pour guider les avions

Les avions auront bientôt leur propre cerveau. PureFlyt, la nouvelle technologie de Thales qui sera installée dans les cockpits des aéronefs. Cette dernière pourra entre autres afficher en temps réel les conditions météorologiques mais aussi informer les pilotes sur le trafic aérien mondial. Mieux encore le logiciel adaptera les plans de vol de l’appareil pour qu’il évite les zones de turbulences. On pourrait penser que ce type de donnée est déjà utilisable dans les cockpits des avions d'aujourd'hui, mais il n’en est rien. Les pilotes ne bénéficient pas d’informations en temps réel sur les conditions météo ou le trafic aérien. 

Des drones-robots capables de se transformer

Au sein du prestigieux Jet Propulsion Laboratory (JPL), la NASA développe des drones-robots capables de changer de forme comme de véritables "transformers" en vue d'explorer les lunes de Saturne, et plus particulièrement Titan. Baptisés "Shapeshifters", ceux-ci devraient à terme être capables de rouler, voler et flotter, et donc à même d'explorer des terrains de toutes natures, ou presque. Pour l'heure, c'est avec des imprimantes 3D que les ingénieurs de la Nasa conçoivent des prototypes de tels robots, mais à terme pourraient émerger des exemplaires parés pour résister aux conditions difficiles de l'exploration

Des bateaux plus propres grâce aux accélérateurs de particules

À lui seul, le trafic maritime est l’activité qui contribue le plus à la pollution de l’air : un seul paquebot génère autant de pollution qu’un million de voitures. Diverses technologies sont envisagées pour limiter les substances polluantes que contiennent les gaz d’échappement rejetés par les moteurs diesel des bateaux. Des spécialistes des accélérateurs ont proposé une solution qui, au moyen d’un accélérateur à faisceau d’électrons de quelques centaines de kilovolts, décomposerait les matières particulaires ainsi que les molécules d’oxyde de soufre et d’azote, avant de les éliminer en toute sécurité avec un système d’épuration humide.

Un drone français capable de larguer une fusée

L'Onera, l'organisme français de recherche aérospatiale, a réussi à tester le lancement aéroporté de fusée, basé sur un drone capable de larguer en vol son lanceur. L'enjeu: mettre sur orbite de petits satellites avec une fusée embarquée sur un avion plutôt qu'avec les lanceurs lourds classiques à décollage vertical. Le drone Eole mis au point par le CNES et l'Onera a réussi le largage d'une maquette de lanceur de satellites, lors de tests effectués au centre spatial guyanais de Kourou. L'enjeu de cette démonstration consiste, à terme, à réussir le lancement commercial à moindre coût

Joliot-Curie, un nouveau supercalculateur français

Conçu par Atos pour le Grand équipement national de calcul intensif (GENCI), le supercalculateur Joliot-Curie, basée sur l’architecture BullSequana d’Atos, a une puissance crête de 9,4 pétaflops, soit une capacité de calcul multipliée par 4,5 par rapport à son prédécesseur, Curie, avec une réduction de la consommation électrique proche d’un facteur deux. Il atteindra 22 pétaflops en 2020. C'est le troisième supercalculateur français dans le Top500 en terme de puissance, derrière Tera 1000-2 et Pangea. Équivalent à plus de 75 000 ordinateurs de bureau, sa puissance permettra aux chercheurs un accompagnement

2 caméras WAC de Thales sur Exomars 2020

Thales Alenia Space, société commune avec Thales 67% et Leonardo 33%, présente les deux caméras WAC (Wide Angle Camera) et la caméra CLUPI développées par sa filiale suisse, dans le cadre du programme ExoMars 2020. Les deux caméras WAC développées sous la conduite de Thales Alenia Space en Suisse seront directement intégrées sur l’instrument PanCam (Caméra panoramique fournie par des laboratoires et des universités européennes), un des instruments de la charge utile sur le rover ExoMars 2020. PanCam délivrera des images dans les domaines du visible et du proche infrarouge. L’instrument équipé

L'arche de Tchernobyl mise en service

C'est un projet pharaonique qui vient d'être achevé sur le chantier de la défunte centrale nucléaire de Tchernobyl avec la mise en place d'un dôme impressionnant et complètement hermétique au-dessus du réacteur qui a fusionné et qui est toujours hautement radioactif. Souvenons-nous : le 26 avril 1986, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) connaissait des explosions et un incendie, suite à un défaut de conception. Résultat : des matières radioactives se dispersaient dans l'atmosphère, principalement au-dessus de l'Europe. 30 ans après cet accident nucléaire majeur qui a fait officiellement 25 000 morts

La France sur la Lune d'ici 5 ans

Les missions Chang’e, un vaste programme d’exploration lunaire chinois, ont connu depuis 2007 deux phases distinctes, chacune composée de deux missions, la seconde servant de soupape en cas d’échec de la première. La phase 1 consistait à placer une sonde en orbite autour de la Lune. Chang’e-1 en 2007 et Chang’e-2 en 2010 ont brillamment relevé le défi. La phase 2 avait quant à elle l’ambition d'alunir et d'explorer le sol de notre satellite grâce à un véhicule robotisé. En 2013, Yutu s'y était posé depuis Chang’e-3 et avait arpenté la surface lunaire durant six semaines. Depuis 2019, Yutu-2 explore la face cachée de la Lune

Mars habitable bien avant la Terre

Lors du Grand bombardement tardif, l'augmentation drastique des impacts météoritiques et cométaires sur les planètes telluriques du Système solaire a particulièrement touché Mars et la Terre. Si l’existence de cette période n’est pas avérée et reste purement théorique, elle a pu être énoncée grâce aux datations de roches lunaires rapportées au fil des missions Apollo. Ce bombardement tardif s’étendrait approximativement de 4,1 à 3,9 milliards d’années avant aujourd’hui et serait la seconde salve de bombardements intensifs, les premiers ayant cessé progressivement après la formation des planètes de notre Système

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