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Une décharge sauvage sur la parcelle d'un agriculteur agréé «écologique» par Netslé

mer, 23/12/2020 - 19:12

Des militants de l’association Anticor ont organisé une conférence de presse à They-sous-Montfort (Vosges) pour alerter les autorités publiques sur la présence de gravas potentiellement polluants sur les sols d’une décharge. La parcelle est pourtant agréée par Nestlé dans le cadre de son programme Agrivair «Protéger la ressource en eau avec AGRIVAIR».

En effet, la présence de béton, de goudron et possiblement d’amiante pourrait menacer les eaux des nappes phréatiques exploitées par Nestlé, alertent les militants.

«On cajole mes agresseurs» : Michel Zecler dénonce la libération des deux policiers

mer, 23/12/2020 - 19:01

«On cajole mes agresseurs sans beaucoup d'états d'âme», a dénoncé auprès de BFMTV le producteur de musique Michel Zecler, le 23 décembre. 

L'homme de 41 ans a fermement critiqué ce qu'il estime être de la «bienveillance de l'Etat» à la suite de la libération la veille de deux policiers soupçonnés de l'avoir roué de coups dans son studio de musique parisien, puis dans la rue, le 21 novembre, en fin de journée. Les deux policiers étaient placés en détention depuis le 30 novembre. 

«L'aide fonctionnelle» «accordée» aux policiers pointée du doigt par Michel Zecler   

Michel Zecler a déclaré avoir «du mal à comprendre ce qui occasionne une telle bienveillance de l'Etat vis-à-vis de ces trois individus». 

«Il y a malheureusement peu de doutes sur le lieu où j’aurais passé ces fêtes de fin d’année, en l’absence d’un enregistrement vidéo pour me disculper», déplore le producteur auprès de BFMTV. 

«Sans cette vidéo, je ne sais pas si [Michel Zecler] aurait été remis en liberté avant même une confrontation», a déclaré auprès de la chaîne Maître Caroline Toby, l'avocate de Michel Zecler.      

Le producteur a par ailleurs pointé du doigt «l'aide fonctionnelle», «accordée» aux policiers. La protection fonctionnelle permet en effet la prise en charge des frais de justice des policiers par l’Etat. 

«Cette nouvelle décision exécutée avec un empressement curieux donne le sentiment que, derrière les discours convenus, on cajole mes agresseurs sans beaucoup d’états d’âme», a dénoncé par ailleurs Michel Zecler. 

Deux policiers libérés sous contrôle judicaire 

Les juges d'instruction ont ordonné la libération des deux policiers incarcérés le 22 décembre et leur placement sous contrôle judiciaire.

Ils étaient placés en détention provisoire depuis le 30 novembre. Les deux policiers ont l'interdiction d'entrer en relation avec la victime ainsi qu'avec les autres mis en examen et ne pourront pas détenir d'armes. 

Il leur est, de plus, interdit d'exercer la profession de fonctionnaire de police et de paraître dans le XVIIe arrondissement de Paris, où se situe le studio de musique de Michel Zecler. Enfin, ils devront s'acquitter d'une caution, dont le montant s'élève à 5 000 euros.

Le 21 novembre, en fin de journée, Michel Zecler avait été roué de coup par des policiers dans l'entrée de son studio de musique, puis dans la rue. Ces faits ont été révélés par des images de vidéosurveillance du studio de musique rendues publiques par le média en ligne Loopsider, contredisant alors le procès-verbal initial de l'interpellation rédigé par les policiers.  

Dans cette affaire, quatre policiers ont été mis en examen le 30 novembre. Trois d'entre eux, soupçonnés d'avoir roué de coups Michel Zecler, ont été mis en examen pour «violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique [PDAP]», avec plusieurs circonstances aggravantes dont celle de racisme, et pour «faux en écriture publique» par PDAP, passible des assises. Parmi eux, un brigadier de 31 ans et un gardien de la paix de 23 ans avaient été placés en détention provisoire. 

Le dernier policier, soupçonné d'avoir jeté une grenade lacrymogène dans le studio, a été mis en examen principalement pour «violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique» et placé sous contrôle judiciaire. 

Un prix Nobel, des députés et ex-ministres de toutes tendances défendent le patrimoine nucléaire

mer, 23/12/2020 - 17:55

La fronde contre la politique écologiste menée par la France et le gouvernement d'Emmanuel Macron prend une forme imposante à la veille des fêtes de Noël. Dans un document que RT France a pu consulter, elle est menée par des anciens ministres de gauche (Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement ou Arnaud Montebourg), de droite (Gérard Longuet, Hervé Mariton), des députés comme les communistes (PCF) André Chassaigne, Sébastien Jumel, le gaulliste Julien Aubert (LR) et des sommités scientifiques de renom tels le prix Nobel de physique Claude Cohen-Tannoudji ou le membre de l'Académie des sciences Yves Bréchet.

Des économistes et des industriels sont aussi parties prenantes de l'initiative, à l'instar de l'ex-dirigeant d'Airbus et de la SNCF, Louis Gallois. Ils s'associent ainsi dans une toute nouvelle organisation, baptisée «Association de défense du patrimoine nucléaire et du climat» (PNC France). Celle-ci est par ailleurs présidée par l'ancien président de l'Assemblée nationale et député Les Républicains, Bernard Accoyer. Ces 45 personnalités (au 23 décembre) accusent vertement les orientations de la France au nom de l'écologie, au détriment de l'industrie du nucléaire.

Cette orientation est d’autant plus paradoxale que la France, grâce au nucléaire, est le seul grand pays dont la production d’électricité est déjà décarbonée

Dans un un courrier, que nous avons également obtenu – adressé aux membres et futurs adhérents – Bernard Accoyer fustige de fait des pouvoirs publics qui «cèdent à une idéologie antinucléaire d’un autre âge, relayée par de puissants lobbies».
«Sans le dire clairement, [les pouvoirs publics] orientent la France vers un affaiblissement dangereux de la filière, voire une sortie du nucléaire», ajoute-t-il. «Cette orientation est d’autant plus paradoxale que la France, grâce au nucléaire, est le seul grand pays dont la production d’électricité est déjà décarbonée», poursuit Bernard Accoyer.

Dans cette lettre, il pointe ainsi du doigt les «décisions irrationnelles» qui seraient «d’une portée considérable» :

  • «Dégradation du bilan carbone de la France, par la réduction de la production pilotable d’électricité décarbonée.»
  • «Coût énorme : financier, industriel, social (prix pour les consommateurs), environnemental…»
  • «Crises économique et sociale dans les territoires impactés.»
  • «Risque de délestages dès cet hiver, voire de black-out catastrophique
  • Alors que «l’énergie nucléaire est mondialement reconnue comme étant incontournable pour contenir les émissions de gaz à effet de serre», il alerte sur le fait que «le patrimoine nucléaire français est en grand danger».

    D'autre part, ces influents politiques, scientifiques, économistes et industriels ont soutenu un texte commun – que RT France a aussi consulté  – dans lequel ils critiquent la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Pour eux, ce site procurait en effet «un revenu annuel de 500 millions d’euros». Ils s'inquiètent en outre du remplacement de cette production électrique décarbonée par une électricité «importée d’Allemagne, essentiellement produite par des centrales au charbon». Ils calculent ainsi que «l’arrêt de la centrale de Fessenheim se traduira par l’émission de 13 millions de tonnes de CO2 [gaz à effet de serre] supplémentaires chaque année».

    S'attaquer au nucléaire, un non-sens écologique ?

    Alors que l’arrêt de 12 autres réacteurs est prévu d’ici 2035, ils prévoient que «toute fermeture de réacteur et son remplacement par une énergie renouvelable intermittente [comme les éoliennes ou panneaux photovoltaïques], ne peut qu’aggraver nos émissions de gaz à effet de serre». «En fermant Fessenheim avant, le raccordement de l’EPR de Flamanville, comme cela était prévu, ce recul environnemental était inévitable», déplorent-ils.

    «Alors que la sécurité de nos installations est contrôlée par l’agence nationale la plus exigeante au monde [l'ASN] et que le stockage des déchets est, malgré des polémiques politiques, résolu, nous pensons que défendre ce patrimoine [nucléaire] exceptionnel est, à la fois, urgent et nécessaire aux plans économique et climatique», assument-ils. Ils s'interrogent de fait : «Pourquoi faudrait-il que la France abandonne cet avantage à la fois compétitif au plan économique et indispensable pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre ? Pourquoi faudrait-il que la France, riche de ce capital économique, industriel, scientifique et culturel, abandonne ce patrimoine ? Qui voudrait, sciemment, désarmer et affaiblir ainsi notre pays ?»

    En ce sens, ils regrettent le choix de l'Etat d'avoir stoppé la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides, avec la fin du programme Astrid en 2019. Ils rappellent que cette technologie – explorée pendant ce temps par la Chine, la Russie, l’Inde et le Japon – permet pourtant de résoudre la «question du combustible et celle des déchets, ceux-ci étant recyclés et transformés en... combustible». Le combustible, l'uranium 238, utilisé dans le projet Astrid, se trouve d'ailleurs en abondance sur le sol français. Ils qualifient donc de «mortifère» pour la France l'arrêt de ce programme. 

    Au regard de ses avantages environnementaux, on comprend mal pourquoi le parti écologiste français maintient son hostilité au nucléaire

    S'appuyant également sur des données de 2017 publiés dans Forbes, à partir d'une étude européenne, ils démontrent que le nucléaire serait la moins mortelle des énergies avec 90 décès pour 1 000 TWh produits (liés principalement aux tragédies de Tchernobyl et Fukushima). A cause notamment des chutes liés aux techniciens travaillant sur les éoliennes, celles-ci seraient même davantage dangereuses avec un ratio de 150 décès pour 1 000 TWh. A cause de la pollution engendrée, l'énergie la moins vertueuse au niveau santé est sans surprise le charbon avec 170 000 morts pour 1 000 TWh produits.

    Constatant aussi «l'état actuel des technologies "renouvelables" et des moyens de stockage qu’elles imposent», les orientations gouvernementales exposent, selon eux, «la France à de vastes coupures d’électricité et à de graves déconvenues environnementales et financières».

    Les signataires s'élèvent en conséquence contre les écologistes français : «Le parti écologiste a toujours ignoré ces résultats.»

    «Au regard de ses avantages environnementaux, on comprend mal pourquoi le parti écologiste français maintient son hostilité au nucléaire», écrivent-ils. 

    D'aucuns verront dans ce comité une sorte de lobby pro-nucléaire pour peser face aux injonctions des écologistes, mais le collectif – qui se décrit lui même comme «de sensibilités et horizons très divers», assure qu'il, «vise uniquement l’intérêt général».

    Une plateforme internet, «avec des pages régionales», va prochainement être lancée pour sensibiliser les Français sur le défi énergétique. Le tournant écologique sera-t-il nucléaire ?

    Bastien Gouly

    Les travaux du gazoduc Nord Stream 2 débuteront en janvier dans les eaux danoises

    mer, 23/12/2020 - 17:12

    Malgré les nombreux écueils placé sur son parcours, le projet de gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie et l'Allemagne avance. Les travaux vont débuter à partir du 15 janvier dans les eaux danoises d'après l'autorité maritime du pays.

    Des zones d'interdiction temporaire seront installées autour des bateaux de construction du gazoduc, des zones dans lesquelles «la navigation, la plongée, l'ancrage, la pêche et les travaux sur les fonds marins non autorisés» seront interdits, a indiqué le 23 décembre l'autorité maritime.

    Joint par l'AFP, un porte-parole du consortium Nord Stream 2 a déclaré ne «pas être en mesure de fournir les détails de la construction».

    Nord Stream 2, dont la mise en service était initialement prévue début 2020, est un gazoduc censé doubler les capacités de livraison de gaz russe de son aîné Nord Stream 1, opérationnel depuis 2012, et garantir la sécurité des approvisionnements de l'Europe occidentale via la mer Baltique.

    Mais les Etats-Unis, soutenus par des pays européens comme la Pologne ont multiplié les pressions pour faire échouer le projet. Début décembre, les travaux pour ce projet pharaonique de plus de 9 milliards d'euros ont repris dans les eaux allemandes, après avoir été suspendus pendant près d'un an en raison des sanctions américaines contre le gazoduc.

    Ces sanctions, dénoncées par Berlin et Moscou, comprenaient le gel des avoirs et la révocation des visas américains pour les entrepreneurs liés au gazoduc.

    Le projet associe principalement le géant russe Gazprom à cinq groupes européens : le français Engie, les allemands Uniper et Wintershall, l'autrichien OMV et l'anglo-néerlandais Shell.

    Poutine ne s'attend à aucun changement de politique de la part des Etats-Unis sous Biden

    mer, 23/12/2020 - 15:30

    Le président russe Vladimir Poutine a assuré le 23 décembre 2020 n'attendre aucun changement dans les relations avec les Etats-Unis avec l'arrivée à la présidence américaine de Joe Biden en janvier, sur fond de tensions bilatérales accrues.

    «Concernant la question du changement à la tête des Etats-Unis et que ça puisse devenir plus difficile pour nous, je ne le crois pas, je crois que ce sera comme à l'accoutumée», a-t-il déclaré lors d'une réunion avec des responsables russes, appelant à continuer le développement des capacités économiques et militaires de la Russie pour faire face «aux difficultés et aux menaces».

    Détails à suivre...

    Le Conseil d'Etat confirme la fermeture des théâtres et cinémas

    mer, 23/12/2020 - 14:43

    Le Conseil d'Etat a validé le 23 décembre 2020 la fermeture des théâtres et cinémas, décidée par le gouvernement jusqu'au 7 janvier au moins, au vu du «contexte sanitaire» et du «risque d’augmentation de l’épidémie à court terme».

    Saisie par des professionnels de la culture, la plus haute juridiction administrative leur a toutefois donné partiellement raison en précisant que si la situation venait à s'améliorer sur le front du coronavirus, «leur fermeture ne pourrait être maintenue au seul motif qu’il existe un risque» de contamination dans ces lieux.

    Détails à suivre...

    Israël-Maroc : premier vol direct et premiers accords pour une normalisation des relations

    mer, 23/12/2020 - 14:39

    La première visite officielle d'une délégation israélienne au Maroc − arrivée par le premier vol direct entre les deux pays − a culminé le 22 décembre avec la signature de plusieurs accords de coopération, moins de deux semaines après le rapprochement piloté par les Etats-Unis.

    La liaison aérienne entre Tel Aviv et Rabat a été inaugurée par Jared Kushner − gendre et conseiller du président américain sortant Donald Trump − et le conseiller à la sécurité du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Meir Ben Shabbat. Parti en grande pompe de l'aéroport de Tel Aviv, l'avion s'est posé sans fanfare à l'aéroport de Rabat avant une série de rendez-vous officiels dont une audience au palais royal.

    Cette visite est le premier aboutissement de la longue négociation qui a conduit le Maroc à devenir le quatrième pays arabe à se rapprocher d'Israël, en contrepartie d'une reconnaissance américaine de sa «souveraineté» dans l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental. Cet accord a été qualifié de «tournant historique» par le roi du Maroc Mohamed VI, marquant une «nouvelle ère de coopération» selon Jared Kushner, et une «nouvelle percée majeure pour la paix», selon le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

    Une déclaration tripartite signée le 23 décembre dans la capitale marocaine récapitule les différents engagements des uns et des autres : ouverture d'un consulat américain à Dakhla au sud du Sahara occidental, aide américaine au développement de cette ancienne colonie espagnole, rétablissement de relations diplomatiques entre Israël et le Maroc, développement de la coopération économique et ouverture de vols directs entre les deux pays.

    Dans un mémorandum d'entente signé le même jour les Etats-Unis ont également promis trois milliards de dollars de «soutien financier et technique à des projets d'investissement privés» au Maroc et en Afrique subsaharienne «en coordination avec des partenaires marocains».

    Point crucial pour Rabat, Jared Kushner a répété avec force le soutien du président Trump au Maroc sur la question du Sahara occidental, territoire désertique que revendiquent aussi les indépendantistes du Polisario soutenus par l'Algérie. Les négociations pilotées par les Nations unies sont au point mort depuis le printemps 2019. «En reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, le président Trump a rejeté les status quo ratés qui ne bénéficiaient à personne et, à la place, il a mis en route une solution durable et mutuellement acceptable», a affirmé Jared Kushner au cours d'une conférence de presse.

    «Une vraie autonomie est la seule option faisable, mais cela prendra du temps et nous appelons toutes les parties à s'engager de façon constructive auprès des Nations unies pour avancer dans les négociations» a-t-il poursuivi, en reprenant la solution de Rabat dans les négociations pilotées par l'ONU. Le Polisario, lui, veut l'indépendance et demande que soit organisé le référendum d'autodétermination prévu par l'ONU.

    Une normalisation des relations israélo-marocaines au détriment de la cause palestinienne ? 

    Pour Jared Kushner, la «vision puissante» de Donald Trump en matière de politique étrangère «a ouvert de nouvelles voies pour que les nations sortent de décennies d'instabilité et de crise» et annonce «une nouvelle ère de tolérance». Le Maroc est le quatrième pays arabe à annoncer cette année une normalisation de ses relations avec Israël, après les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan. 

    Israël et le Maroc ont de leur côté signé le 23 décembre quatre accords de coopération dans les domaines de l'eau, de l'aviation et de la finance. Le bureau de liaison avec Israël – fermé en 2000 – sera rouvert à Rabat dans un délai de deux semaines, a précisé le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita. 

    Les vols directs vont permettre aux touristes israéliens de venir directement au Maroc. Jusque-là, les quelque 50 000 à 70 000 touristes qui venaient chaque année d'Israël – pour bon nombre d'entre eux originaires du Maroc – devaient transiter par d'autres pays. «Ce voyage a captivé l'imagination des Israéliens, et surtout le million d'ascendance marocaine», a souligné Jared Kushner. Le Maroc compte toujours la plus importante communauté juive d'Afrique du Nord (environ 3 000 personnes) et reconnaît dans sa Constitution son «affluent hébraïque».

    Cependant, au même titre que le Sahara occidental, le soutien aux Palestiniens y est considéré comme une «cause nationale». Dès l'annonce de la reprise des relations diplomatiques, Mohammed VI avait donc assuré au président palestinien Mahmoud Abbas la poursuite de «l'engagement permanent et soutenu du Maroc en faveur de la cause palestinienne juste». Le monarque de 57 ans a réitéré mardi la «position constante» du royaume basée sur une solution à deux Etats. 

    Si la reconnaissance américaine de la «marocanité du Sahara» a été largement saluée dans le royaume, la reprise des relations avec l'Etat hébreu a été critiquée. Le jour de la signature des accords, une coalition regroupant une trentaine d'associations et de partis d'extrême gauche marocains a dénoncé la visite de la «délégation sioniste», appelant à «résister à la normalisation» avec Israël. 

    Israël et le Maroc avaient déjà entretenu des relations officielles dans les années 1990, avant le déclenchement de la deuxième intifada en 2000.

    «Cyberattaque de grande ampleur» : La CEDH visée après la publication d'un arrêt sur la Turquie

    mer, 23/12/2020 - 13:33

    Le site internet de la Cour européenne des droits de l'homme a été la cible d'une «cyberattaque de grande ampleur qui l'a rendu temporairement inaccessible» juste après la publication, le 22 décembre 2020, d'un arrêt condamnant la Turquie pour la détention d'un opposant pro-kurde, a annoncé la CEDH dans un communiqué daté du 23 décembre. 

    Une «cyberattaque» de plusieurs heures  

    «A ce stade, aucune perte de données» n'a été constatée, a précisé à l'Agence France Presse le service de presse de la CEDH. 

    La «cyberattaque», dont l'origine n'a pas encore été formellement identifiée et qui a duré plusieurs heures, a été constatée «à la suite du prononcé de l'arrêt» rendu public le 22 décembre concernant notamment la détention depuis novembre 2016 dans les geôles turques du leader pro-kurde Selahattin Demirtas, a indiqué dans ce même communiqué la CEDH, dont le siège est à Strasbourg. 

    La Cour européenne des droits de l'homme «déplore vivement cet incident grave» et a déclaré dans le communiqué : «les services compétents mettent actuellement tout en œuvre pour remédier à cette situation dans les plus brefs délais». 

    Selon le service de presse de la Cour, la «cyberattaque» a duré jusqu'à la matinée du 23 décembre. Le site, qui était inaccessible depuis l'après-midi du 22 décembre, était de nouveau consultable le 23 décembre, en milieu de matinée, a en effet constaté l'AFP. 

    Un arrêt condamnant la Turquie pour la détention d'un opposant pro-kurde 

    «Nous considérons les suites que nous entendons réserver à cette affaire», a indiqué le service de presse de la Cour.

    C'est a priori la deuxième fois que la CEDH est victime d'une «cyberattaque» «mais celle-ci est de grande ampleur», a précisé le service de presse.  

    La CEDH a rendu dans l'après-midi du 22 décembre un arrêt dans l'affaire de l'opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan. La Cour, qui a relevé plusieurs violations de la Convention européenne des droits de l'homme, a également exigé la libération «immédiate» de Selahattin Demirtas.

    Vladimir Poutine signe une loi donnant une immunité à vie aux anciens présidents

    mer, 23/12/2020 - 13:12

    Le président russe Vladimir Poutine a signé le 22 décembre une loi offrant une immunité à vie aux anciens chefs de l'Etat. Ce nouveau texte dispose qu'un ex-président russe «ne peut être poursuivi pénalement ou administrativement». Il ne peut pas, par ailleurs, être arrêté par la police, subir un interrogatoire ou être perquisitionné.

    La précédente version du texte offrait déjà une immunité aux anciens présidents russes, mais précisait que cette dernière ne s'appliquait qu'aux actions effectuées pendant leur passage au pouvoir. Cette nouvelle loi fait partie des amendements constitutionnels validés cet été lors d'un vote national.

    Un ancien président russe peut toujours être privé de son immunité dans le cas d'accusations «de haute trahison ou d'autres crimes graves», confirmées par les Cours suprêmes et constitutionnelles, puis validées par les deux tiers des membres des Chambres basse et haute du Parlement.

    Le nouveau texte indique aussi que les anciens présidents bénéficieront d'un siège à la Chambre haute du Parlement, ce qui leur offre également une immunité. Ces amendements, qui portent «sur les garanties d'un président de la Fédération russe n'exerçant plus ses fonctions, et les membres de sa famille», ne précisent néanmoins pas clairement que les proches d'ex-chefs d'Etat bénéficieront également d'une protection identique.

    Le mois dernier, ces modifications avaient alimenté des rumeurs supposant un possible départ de Vladimir Poutine pour raisons de santé, des informations démenties par le Kremlin. Le premier ex-chef de l'Etat à bénéficier de cette nouvelle loi sera Dimitri Medvedev qui a dirigé le pays de 2008 à 2012 et qui occupe actuellement le poste de vice-président du Conseil de sécurité de Russie.

    Baisse de l'indemnisation du chômage partiel pour une partie des salariés à partir du 1er février

    mer, 23/12/2020 - 12:52

    C'est une diminution qui devrait mécontenter une partie des salariés français, c'est à dire, a priori, tous ceux dont l'entreprise n'est pas fermée administrativement en raison du Covid-19.  

    En effet, de nouvelles modalités du chômage partiel ont été définies dans une ordonnance adoptée le 21 décembre 2020, et dans un projet de décret transmis aux partenaires sociaux.

    L'indemnisation des salariés au chômage partiel devrait être réduite le 1er février 2021, sauf pour les entreprises fermées sur décision administrative qui pourront continuer de bénéficier d'une prise en charge intégrale jusque fin juin 2021.

    Une indemnité à hauteur de 60% minimum du salaire, contre 70 ou 84% actuellement  

    Une ordonnance adoptée le 21 décembre en Conseil des ministres prolonge au-delà du 31 décembre, et jusqu'à la fin juin maximum, la possibilité de majorer les taux de prise en charge, c'est-à-dire de moduler le taux du chômage partiel en fonction des différents secteurs d'activité. 

    Sur la base de cette ordonnance, un projet de décret détaillant les différents taux devrait être publié dans quelques jours, explique l'AFP.  

    A compter du 1er février 2021, pour le régime de base, les salariés en chômage partiel devraient percevoir une indemnité à hauteur de 60% minimum de leur salaire horaire brut antérieur, contre 70% ou 84% net actuellement.  

    L'employeur se verra versé, quant à lui, une allocation d'un taux s'élevant à 36% du salaire brut antérieur contre 60% aujourd'hui, dans la limite de 4,5 Smic, rapporte l'AFP. 

    Le reste à charge pour les entreprises sur le paiement des heures chômées passera de 15 à 40%, une diminution qui aurait dû intervenir le 1er novembre, mais avait été repoussée par le gouvernement à cause d'une nouvelle hausse des cas de contamination de Covid-19 dès les mois de septembre-octobre. 

    Chômage partiel pris en charge à 100% pour les entreprises fermées administrativement   

    Le texte différencie les entreprises faisant partie de secteurs lourdement affectés par la crise sanitaire, comme celui du tourisme, de la culture, du sport et des loisirs, de l'hôtellerie-restauration, des transports, etc.

    Rappelons que ces différents secteurs étaient déjà énumérés dans un décret du 29 juin 2020. 

    Seules les entreprises qui accueillent du public et sont fermées sur décision administrative, en raison de la crise du Covid-19 (comme les cinémas et les théâtres), pourront continuer de bénéficier d'une prise en charge de 100% jusqu'à la fin juin si nécessaire, avec une rémunération maintenue à 70% brut pour les salariés.

    Pour les autres entreprises des secteurs listés plus haut, le reste à charge, actuellement nul aujourd'hui, passera à 15% le 1er février, puis à 40% le 1er avril.

    Autre précision apportée par l'ordonnance et le projet de décret : la possibilité de majorer la prise en charge du chômage partiel sur le fondement d'un critère géographique pour des entreprises touchées par des restrictions sanitaires territoriales ainsi que pour celles situées dans la zone de chalandise des stations de ski.

    Extraits bibliques étudiés en classe : un enseignant finalement blanchi après quatre ans de combat

    mer, 23/12/2020 - 12:25

    L'arrêt émis le 17 décembre 2020 par la cour administrative d'appel de Bordeaux (Gironde) a «annulé» la sanction prononcée par l'Education nationale en 2017 à l'encontre du professeur des écoles Mathieu Faucher, accusé de prosélytisme religieux.

    Cette affaire me dépasse largement

    Enseignant d'une classe de CM1-CM2 dans la ville de Malicornay (Indre), Mathieu Faucher a été accusé anonymement en 2016 de prosélytisme religieux après avoir travaillé avec ses élèves sur des extraits bibliques. Peu de temps après, le rectorat d'Orléans-Tours valide la sanction de mutation disciplinaire «voulue par la direction académique de l'époque», d'après le professeur des écoles cité par La Nouvelle République.

    «Un livre qui est un pilier de notre civilisation», selon le professeur

    En 2019, cette mésaventure locale prend une tournure de feuilleton judiciaire à l'échelle nationale. Portée devant le tribunal administratif de Limoges (Haute-Vienne) qui blanchit l'enseignant, l'affaire «se retrouve propulsée au cabinet du ministre de l'Education nationale qui dépose un recours» contre la décision de la première instance, d'après l'ancien professeur des écoles de Malicornay.

    Il aura donc fallu attendre plus de trois ans pour que la justice française rende caduque la mutation disciplinaire qui lui avait été imposée par l'arrêté du 2 juin 2017. L'enseignant de primaire a également relayé à La Nouvelle République les motivations de la cour administrative d'appel de Bordeaux, à savoir que «[Mathieu] Faucher n'a à aucun moment manifesté une quelconque croyance religieuse dans l'exercice de ses fonctions d'enseignant. […] Les textes bibliques ont fait l'objet d'une mise en perspective ainsi que d'une mise en relation avec d'autres textes. Et ils ont servi d'ouverture pour aborder des thèmes en rapport avec le programme d'éducation morale et civique.»

    Et d'ajouter : «La cour établit que mon enseignement s'inscrit parfaitement dans les programmes de l'école primaire. Là aussi, c'est un gros camouflet» pour l'académie et le rectorat d'Orléans-Tours.

    Il aura fallu quatre ans et que la justice s'en mêle pour que, finalement, on reconnaisse que je n'avais commis aucune faute professionnelle.

    «Cette affaire me dépasse largement […] J'ai été sanctionné pour avoir travaillé sur un livre qui est un pilier de notre civilisation, ça interroge. […] J'ai fait de la culture et non pas du catéchisme. Rien que de la culture. Et les élèves en sont demandeurs», a-t-il ensuite confié au quotidien régional. Et de poursuivre : «L'administration ne tourne pas rond. Il aura fallu quatre ans et que la justice s'en mêle pour que, finalement, on reconnaisse que je n'avais commis aucune faute professionnelle. Cela signifie qu'il y a eu un grave dysfonctionnement dans la hiérarchie.»

    Le gouvernement russe n'attend «rien de bon» d'une future administration Biden

    mer, 23/12/2020 - 11:34

    Dans un entretien accordé à l'agence de presse Interfax publié le 23 décembre 2020, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré au sujet de la future administration Biden que Moscou n'attend «rien de bon [...] de gens qui, pour beaucoup d'entre eux, ont bâti leur carrière sur la russophobie». Il appelle par ailleurs la Russie à n’avoir qu’un «dialogue sélectif» avec les Etats-Unis contre lesquels il prône une politique «d'endiguement total». 

    Ce serait étrange d'attendre du bien de gens qui, pour beaucoup d'entre eux, ont bâti leur carrière sur la russophobie, en déversant du fiel sur mon pays

    L'homme en charge des relations avec les Amériques et de la non-prolifération des armements s'est exprimé en ces termes : «Il est clair que nous n'attendons rien de bon. Ce serait étrange d'attendre du bien de gens qui, pour beaucoup d'entre eux, ont bâti leur carrière sur la russophobie, en déversant du fiel sur mon pays».

    Il affirme par ailleurs que Moscou ne doit avoir avec les Etats-Unis qu'un «dialogue sélectif», en ciblant uniquement les «sujets qui intéressent» la Russie.

    Pour Sergueï Riabkov, les autorités russes doivent mettre en place une politique «d'endiguement total des Etats-Unis, dans toutes les directions, car la politique américaine à l'égard de la Russie est profondément hostile». Une tendance dont le vice-ministre dit ne pas avoir l'impression qu'elle changera avec la nouvelle administration, qui arrive au pouvoir avec un «lourd héritage». 

    Le diplomate russe a également déclaré que la Russie n'avait pas l'intention «d'initier des contacts avec l'équipe de transition de Biden», quelques heures après que le président-élu a promis de répliquer à la gigantesque cyberattaque ayant visé les Etats-Unis. Le démocrate envisagerait plusieurs options pour sanctionner la Russie, à qui il attribue ces attaques. 

    «Insupportable et intolérable !» : Pascal Praud recadre sévèrement le président de la LICRA

    mer, 23/12/2020 - 11:02

    Invité à l'émission L'Heure des Pros 2 sur Cnews le 22 décembre 2020 au soir, le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Mario Stasi, était interrogé par Pascal Praud au sujet d'une récente sortie de l'ancien cadre du Rassemblement national (RN), Jean Messiha, sur ce même plateau quelques jours plus tôt.

    Ce dernier avait alors réagit aux centaines d'insultes antisémites adressées sur Twitter à Miss Provence, d'origine israélienne, lors de l'élection de Miss France. Jean Messiha avait alors déclaré que «les juifs de France pourraient demander des comptes» à la LICRA ou à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), responsables selon lui d'avoir fait «la promotion d'une invasion migratoire» depuis les années 1980, invasion migratoire qui expliquerait au moins en partie la résurgence de l'antisémitisme en France.

    De son côté, Mario Stasi a jugé que les propos de Jean Messiha à ce sujet étaient «nauséeux et toxiques», le président de la LICRA depuis 2017 a même asséné que l'ancien cadre du RN n'avait «pas sa place sur des plateaux» de télévision.

    Il n'en fallait pas plus pour que le présentateur de l'émission Pascal Praud corrige son invité : «Non mais Mario Stasi, arrêtez ! Arrêtez ça ! […] Vous n'êtes pas là pour donner les bons points, savoir qui a sa place et qui ne l'a pas. Vous êtes là pour répondre à Jean Messiha, pas pour donner des injonctions. […] C'est absolument insupportable et intolérable !» Pascal Praud a ensuite demandé à Mario Stasi «de répondre sur le fond en gardant [ses] commentaires pour [lui].»

    L' association controversée BarakaCity reprend le contrôle sur la liquidation de ses biens

    mer, 23/12/2020 - 09:54

    Le 22 décembre, le tribunal d’Evry-Courcouronnes a annulé la désignation du mandataire judiciaire chargé de la liquidation des actifs de l'association controversée BarakaCity, suite à sa dissolution par décret gouvernemental le 28 octobre. L'ONG gérera donc elle-même cette liquidation.

    Dans son jugement, le tribunal a estimé que cette désignation du mandataire chargé de la liquidation des actifs de l'association (vente des locaux d'Evry-Courcouronnes, licenciement du personnel, solde des comptes en banque), n'avait pas été faite lors d'un débat contradictoire, comme le rapporte Le Parisien.

    «BarakaCity redevient maître de son destin et gérera, conformément à ses statuts, la dévolution de ses fonds et actifs au profit de ses salariés, donateurs et bénéficiaires» affirment les nouveaux avocats de l'association, Maître Ouadie Elhamamouchi et Maître Sefen Guez Guez, dans un communiqué publié par ce dernier sur Twitter. Il s'agit pour lui d'une «victoire pour BarakaCity», qui «retrouve la liberté».

    [COMMUNIQUE] 🛑 Victoire pour Barakacity! Le liquidateur judiciaire désigné a l’insu de l’association a perdu son mandat suite à la procédure menée conjointement par mon cabinet et @OElhamamouchi. Barakacity retrouve la liberté au profit de ses salariés, donateurs & bénéficiaires pic.twitter.com/N8PXIcrhyg

    — Sefen Guez Guez (@Me_GuezGuez) December 22, 2020

    Pour son président et fondateur Idriss Sihamedi, BarakaCity «continuera d’exister à l’international conformément à ses statuts» grâce à cette décision qui «n'est pas une petite victoire».

    Ce n’est pas une petite victoire.
    C’est un message fort qu’ont envoyé Me @Me_GuezGuez et Me @OElhamamouchi : @Barakacity continuera d’exister à l’international conformément à ses statuts.
    notre liquidateur désigné est donc chargé de sa bonne application conformément au droit. https://t.co/OhiewfXXUe

    — Idriss Sihamedi (@IdrissSihamedi) December 22, 2020

    Les deux avocats considèrent que cette décision de justice constitue un «revirement essentiel» mais, interrogé par Le Parisien, le parquet d'Evry la nuance en précisant que l'ordonnance de désignation du mandataire judiciaire «a été annulée pour des raisons de formes» et que l'argent reste pour l'heure «sous séquestre gelé».

    Fondée en 2010 et se décrivant sur Twitter comme une «ONG humanitaire et de défense des droits humains», BarakaCity fait partie des structures dans le collimateur des autorités depuis l'assassinat du professeur Samuel Paty, en raison de ses accointances supposées avec l'islam radical. Elle avait été dissoute en Conseil des ministres le 28 octobre dernier. Une dissolution confirmée par le Conseil d'Etat le 25 novembre.

    «Privilège blanc» : «un fait» pour Emmanuel Macron

    mer, 23/12/2020 - 08:42

    «C'est un fait» : dans un long entretien accordé à l'Express publié le 22 décembre 2020, Emmanuel Macron affirme qu'être un homme blanc de moins de 50 ans est bel et bien un privilège. Il nuance cependant son propos en déclarant que cette notion est problématique lors qu'elle devient le «facteur principal d'explication» des trajectoires individuelles.

    A la question «Vous pensez qu'être un homme blanc de moins de 50 ans est un privilège ?», Emmanuel Macron a répondu sans ambages «c'est un fait». Il reprend ainsi la notion de white privilege (privilège blanc) initialement utilisée en sciences sociales aux États-Unis, comme le rappelle LCI

    «Dans notre société, être un homme blanc crée des conditions objectives plus faciles pour accéder à la fonction qui est la mienne, pour avoir un logement, pour trouver un emploi, qu'être un homme asiatique, noir ou maghrébin, ou une femme asiatique, noire ou maghrébine», détaille le président de la République, avant d'affirmer qu'«être un homme blanc [pouvait donc] être vécu comme un privilège».

    Emmanuel Macron nuance néanmoins l'importance de ce «privilège» : «Évidemment, quand on regarde les trajectoires individuelles, chacun a sa part de travail, de mérite.» «Le problème commence quand cette donnée de base devient un facteur principal d'explication», conclut-il de façon plus critique. 

    Pour Lilian Thuram, le crachat de son fils est un geste «involontaire»

    mer, 23/12/2020 - 07:47

    Le 22 décembre 2020, l'ancien défenseur de l'équipe de France Lilian Thuram s'est exprimé sur Radio Caraïbes International (RCI) au sujet du crachat de son fils Marcus sur un joueur de l'équipe adverse lors d'un match entre le Borussia Mönchengladbach et le TSG Hoffenheim, le 19 décembre. «Sans faire exprès effectivement, il y a eu de la salive qui est partie», a affirmé le joueur retraité. 

    «C’est tout à fait compréhensible ce qui se passe au niveau des médias. Moi-même je regardais le match, j’ai été extrêmement choqué, je me suis même posé la question à savoir "est ce que c’était vraiment mon fils en fait"», a expliqué le guadeloupéen, en vacances dans l'archipel et venu présenter son livre La pensée blanche.

    «J’avais une rage et la salive est sortie toute seule»

    «Et après coup, j’ai eu son explication, c’est-à-dire qu’il était rage de colère, et donc il a insulté l’adversaire et sans faire exprès effectivement, il a eu de la salive qui est partie», a par ailleurs expliqué l’ancien international au sujet de son fils, tout récemment sélectionné en bleu.

    «Lui, ce qu’il veut, c’est que les gens retiennent que c’est involontaire parce que lui il se dit "mais papa je ne voudrais pas que les gens pensent que je suis capable de cracher volontairement sur quelqu’un parce que ça n’a pas de sens"», a ajouté Lilian Thuram.

    «Lorsqu’il a pris le carton rouge, la première personne qu’il a appelée en allant dans les vestiaires, c’est son petit frère, pour lui dire "Khéphren, je n’ai pas fait exprès, je t’assure, j’étais en train de crier, j’étais énervé, j’avais une rage et la salive est sortie toute seule" et donc en fait lui il accepte – et je pense que c’est normal – qu’il soit puni parce qu’effectivement c’est un geste qui ne doit pas exister sur le terrain de foot», a poursuivi le champion du monde, qui a conclu en ces termes : «Je pense qu’il s’est excusé auprès de son petit frère avant, parce qu’il connaît son papa.»

    Marcus Thuram avait été expulsé lors d'un match de la treizième journée du Championnat d'Allemagne avec son club du Borussia Mönchengladbach contre le TSG Hoffenheim (1-2), après avoir craché sur le défenseur Stefan Posch. Un geste qui a valu au joueur de 23 ans une suspension de six matchs – cinq ferme et un avec sursis – et 40 000 euros d'amende de la part la Fédération allemande de football (DFB), qui s'ajoutent aux 150 000 euros d'amende – soit un mois de salaire – infligés par son club. 

    Insultes, menaces... : la principale du collège où enseignait Samuel Paty porte plainte

    mer, 23/12/2020 - 07:42

    La principale du Bois d'Aulne à Conflans-Saint-Honorine, où enseignait Samuel Paty, a porté plainte après avoir reçu un message vocal «menaçant», qui accusait le collège de laxisme dans la défense du professeur décapité, a-t-on appris le 22 décembre 2020 de sources concordantes.

    Cette plainte a été déposée «pour outrage et menace de crime ou de délit contre personne chargée de mission de service public», selon le parquet de Versailles, sollicité par l'AFP.

    L'établissement accusé de ne pas avoir suffisamment soutenu le professeur

    Selon le rectorat, le chef d'établissement a porté plainte le 10 décembre «suite à un message menaçant sur la boîte vocale du collège».

    Une source proche de l'enquête en cours a, de son côté, précisé à l'AFP que ce message était constitué d'«un mélange d'insultes et de menaces» visant le collège et l'accusant, en substance, de laxisme dans la défense de Samuel Paty.

    Le 16 octobre, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie de 47 ans, a été décapité par un Tchétchène radicalisé, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves, dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression. 

    Début décembre, une enquête administrative de l'Education nationale a été publiée, restituant les événements survenus avant son assassinat. Le rapport conclut notamment que l'institution et l'établissement ont pris «des dispositions avec réactivité pour gérer le trouble».

    A l'inverse, l'avocate de la famille de Samuel Paty, Virginie Le Roy, a jugé que «les institutions», dont l'Education nationale, n'avaient «pas su protéger» le professeur.

    Un sous-marin américain à propulsion nucléaire a pénétré dans le golfe Persique

    mer, 23/12/2020 - 07:41

    Un sous-marin américain à propulsion nucléaire, l'USS Georgia, a emprunté le détroit d'Ormuz le 21 décembre 2020 et a donc pénétré dans le golfe Persique. 

    Une nouvelle démonstration de force à l'attention de l'Iran ? 

    Il pourrait s'agir, selon l'Agence France Presse, d'une nouvelle démonstration de force à l'encontre de l'Iran à l'approche de l'anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani, chef de la force al-Qods, branche des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures, tué par un drone américain le 3 janvier 2020 près de Bagdad. 

    Le passage dans le Golfe Persique du sous-marin américain peut être considéré du point de vue iranien comme une menace, alors qu'un sous-marin israélien aurait fait la semaine précédente une incursion similaire en mer Rouge.     

    Le détroit d'Ormuz est fortement surveillé par les navires du Corps des Gardiens de la révolution islamique, ce qui a conduit par le passé à des tensions avec les forces navales américaines opérant dans la région. 

    L'USS Georgia est un sous-marin à propulsion nucléaire, qui peut être équipé de 154 missiles de croisière Tomahawk et transporter jusqu'à 66 soldats des forces spéciales, selon un communiqué de l'US Navy du 21 décembre, annonçant le passage du bateau dans le «golfe Arabique», expression utilisée par les États-Unis pour désigner le golfe Persique.

    L'US Navy ne divulgue d'habitude pas la présence de ses submersibles dans le monde, selon l'AFP. 

    La marine de guerre américaine a déclaré sur le réseau social Twitter que «la présence de l'USS Georgia dans la 5eme flotte américaine démontre la capacité de la flotte à opérer partout où le droit international le permet».  

    JUST IN: #USNavy's #USSGeorgia transits #StraitofHormuz with cruisers #USSPortRoyal and #USSPhilippineSea. Georgia’s presence in @US5thFleet demonstrates the fleet's ability to operate wherever international law allows. #forcetobereckonedwith

    DETAILS ➡️ https://t.co/PObIHE2XC6pic.twitter.com/ys8cBbnm7k

    — U.S. Navy (@USNavy) December 21, 2020

    L'USS Georgia était escorté par les croiseurs lance-missiles USS Port Royal et l'USS Philippine Sea, et a effectué le transit, le 20 décembre, comme l'a détaillé l'US Navy le lendemain.

    «Un message clair et direct» envoyé «à l'Ayatollah et à l'Iran»

    La société de radiodiffusion publique israélienne Kan a quant à elle rapporté dans la soirée du 21 décembre qu'un sous-marin israélien avait transité par le canal de Suez la semaine dernière, avec l'approbation de l'Egypte. Le média israélien aurait obtenu cette information de «sources de renseignements arabes», mais les forces de défense israéliennes ont officiellement refusé de la commenter. 

    Benjamin Anthony, co-fondateur du MirYam Institute, qui se décrit comme «le premier forum international pour Israël, centré sur la discussion, le dialogue et le débat» a évoqué l'incursion du sous-marin israélien en mer Rouge et déclaré sur Twitter que ce navire de guerre «envo[yait] un message clair et direct à l'Ayatollah et à l'Iran».  

    «Nous vous battrons», a-t-il assuré, sur Twitter, à l'attention de l'Iran. 

    Israel will not allow the threats of Iran to intimidate our country. This IDF Naval submarine crossing the Suez Canal with Egyptian clearance sends a clear and direct message to the Ayatollah and Iran. We will beat you back.https://t.co/crTbmcxvOF

    — Benjamin Anthony (@BenAnthony1948) December 21, 2020

    Le 10 décembre, deux bombardiers américains B-52 à capacité nucléaire avaient survolé la région du Golfe.  

    Interpellation de Waterloo : la mère de famille blessée livre sa version et accuse la police

    mer, 23/12/2020 - 06:55

    Valérie Simonis Grosjean, mère de famille interpellée sans ménagement à domicile après un contrôle pour non respect des règles de confinement en Belgique, a livré sa version des faits sur Facebook

    Filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, l'interpellation musclée de cette femme, blessée au nez, avait suscité émoi et indignation dans le pays.

    «Vendredi soir [21 décembre], mon mari et moi sommes rentrés vers 22 heures, nos trois enfants avaient invité trois ou quatre ados à la maison [...] C’est illégal, certes... J’étais en train de me brosser les dents pour aller me coucher et mon mari faisait une partie de kicker avec les enfants lorsque la police de la Mazerine est arrivée, courtoise [au départ], suite à une délation d’une de nos voisines».

    «Sont ensuite arrivés les cowboys de Waterloo qui ont voulu rentrer chez nous sans mandat, ce que j'ai refusé», a relaté a mère de famille. 

    Elle dénonce le caractère «disproportionné» de l'intervention «pour trois ados», puis raconte comment ses trois enfants ont assisté à toute la scène : «Notre fille de 13 ans a hurlé à son frère et à sa sœur qui étaient à l'intérieur : "Ils sont en train de tuer les parents !"»

    «Lorsqu’ils sont rentrés pour perquisitionner notre maison [sans nous présenter aucun papier], j’ai pris mon téléphone et ai filmé la scène […] La suite, vous l’avez vue sur la vidéo qui tourne sur les réseaux sociaux», se justifie-t-elle.

    «Ils m’étranglent et me claquent la tête contre le sol»

    La police lui aurait demandé d'arrêter de filmer leur intervention. Valérie Simonis Grosjean dit avoir refusé: «Je lui réponds que j’en ai le droit, ce à quoi elle rétorque qu’elle a le droit de m’arrêter aussi, m’arrache mon téléphone, je me fais alors plaquer au sol et menotter par le collègue à côté d’elle. Ils m’étranglent et me claquent la tête contre le sol (c’est à ce moment qu’ils m’ont cassé le nez). J’ai été d’ailleurs étranglée jusqu’à en perdre connaissance, ce à deux reprises !».

    S'en suit selon ce récit une escalade des tensions entre les policiers et la famille : «Mon mari est sorti lorsqu’il m’a entendu crier, trois policiers l’ont jeté au sol, menotté et un autre a rejoint pour lui gazer les yeux à la bombe au poivre !»

    La mère de famille explique aussi que les policiers lui ont plaqué la tête contre sa voiture à plusieurs reprises. «Les chocs étaient si violents que le phare de la voiture en est sorti du capot», dénonce-t-elle. «J'avais du sang plein le visage, mes cheveux collaient sur ma peau et m'empêchaient de respirer, je leur suppliais de me les enlever, ils me riaient au nez et tournaient encore un petit coup les menottes dans mon dos pour me faire mal ! Il faisait froid, je portais un petit pull, je leur ai demandé plus d'une dizaine de fois de me donner mon écharpe qui était dans ma cuisine, en vain!»

    Trois jours plus tard, Valérie se dit encore traumatisée par cette intervention : «Je ne dors plus depuis trois jours, je n'arrête pas de pleurer, mes enfants sont choqués et ma cadette est complètement renfermée sur elle-même, elle ne parle pas de ce qui s'est passé, je pense que les dégâts psychologiques sont plus que graves...», conclut-elle.

    Valérie a selon La Libre Belgique le nez et une dent cassés ainsi que de multiples contusions. Le couple ont annoncé porter plainte tandis que le procureur du Roi du Brabant wallon Marc Rézette a annoncé une enquête «pour faire toute la lumière sur la chronologie des faits».

    Agression des forces de l'ordre ? 

    «Les policiers ont été appelés pour une fête ou un rassemblement plus conséquent que la limite autorisée. On parle de 11 à 15 personnes. L’infraction était donc bien réelle. Les propriétaires ont joué la montre en attendant qu’un mandat soit délivré pour les policiers. Et pas mal des personnes présentes se sont alors échappées de la maison», a-t-il relaté. 

    Valérie aurait aussi selon le procureur porté une «grosse gifle à une policière», lui cassant une dent, ce qui aurait déclenché la réaction des policiers, compliquée par la résistance des autres membres de la famille.

    «D’habitude pour une telle infraction, les policiers arrivent sur les lieux, ils dressent les PVs et se retirent. Ici, face à des actes de violence, ils ont fait usage de la force, comme ils en ont le droit», a-t-il précisé. 

    Le procureur a par ailleurs déclaré que la famille encourait des peines de quatre mois à quatre ans d’emprisonnement si les «agressions à répétitions sur des policiers» étaient avérées. «Si au contraire il s’avérait que l’enquête mette en cause des policiers, une peine similaire mais doublée pourrait être d’application», a-t-il précisé.

    Le quotidien belge Le Soir, citant l'agence Belga relatait par ailleurs le 20 décembre que «le père, la mère et leur fille majeure» seraient jugés par un tribunal correctionnel pour« rébellion en bande, coups à policiers et infraction relative au couvre-feu».

    Trois gendarmes tués par un forcené dans le Puy-de-Dôme, un quatrième blessé

    mer, 23/12/2020 - 06:51

    Trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé par un forcené dans un hameau isolé près de Saint-Just (Puy-de-Dôme) dans la nuit de du 22 au 23 décembre 2020, a appris l’AFP de sources concordantes. 

    Les militaires, qui appartenaient à la compagnie d’Ambert, ont été pris pour cible par un homme de 48 ans, alors qu’ils tentaient de porter secours à une femme ayant trouvé refuge sur le toit d’une maison.

    Une opération menée «dans un cadre de violence intra-familiale»

    Peu après minuit, deux premiers gendarmes, alertés pour des faits de violence sur conjoint ont été visés par des tirs, après avoir tenté de s’approcher de la maison où la femme menacée s’était réfugiée. L’un d’eux est décédé des suites de ses blessures tandis que le deuxième, blessé à la cuisse, a été transporté par les pompiers vers le centre hospitalier d’Ambert.

    Après avoir mis le feu à sa maison, le forcené a de nouveau tiré sur les gendarmes présents aux abords de l’habitation, faisant deux nouvelles victimes parmi les militaires, selon le parquet de Clermont-Ferrand qui précise à l'AFP que la femme a pu être mise en sécurité. 

    «Au moins sept membres du GIGN sont sur place. Les plus grandes précautions sont prises au regard de la dangerosité de l’individu», a expliqué à l’AFP une source proche de l’enquête.

    L’auteur des coups de feu mortels serait connu pour des faits liés à des problèmes de garde d’enfant. Les pompiers sont sur place pour tenter de maîtriser l’incendie. 

    «C’est une opération de gendarmerie qui s’inscrit dans un cadre de violence intra-familiale qui a connu des suites toujours en cours de développement», a pour sa part affirmé à l’AFP la préfecture du Puy-de-Dôme.

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