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Une embuscade djihadiste coûte la vie à sept militaires nigériens

jeu, 24/12/2020 - 14:28

Sept militaires nigériens et 11 djihadistes présumés ont été tués le 21 décembre dans des combats dans la région de Tillabéri (sud-ouest du Niger), proche du Mali, en proie à des attaques djihadistes récurrentes, à moins d'une semaine de la présidentielle, selon un communiqué de l'armée du Niger.      

«Le 21 décembre aux environs de 10h (09h GMT), une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) est tombée dans une embuscade tendue par des éléments terroristes lourdement armés sur des motos et à bord de véhicules dans le secteur Taroun, une localité située à 57 km au nord-est de Ouallam», selon ce communiqué du ministère nigérien de la Défense reçu le 24 décembre par l'AFP. 

«Le bilan est le suivant : côté ami sept militaires décédés, deux militaires et un civil blessés. Côté ennemi quatre terroristes neutralisés [puis] la riposte spontanée [de l'armée a] permis de neutraliser sept terroristes [...] de mettre en déroute les assaillants», toujours selon le même communiqué. «Des motos et de l'armement ont été récupérés. Les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone», rapporte le ministère de la Défense.

Une attaque menée avant un double scrutin présidentiel et législatif 

La région de Tillabéri est située dans la zone des trois frontières Niger-Mali-Burkina. Cette partie du Sahel est touchée par les violences djihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, qui ont fait quelque 4 000 morts dans ces trois pays en 2019, selon l'ONU.

La circulation des motos y est interdite de jour comme de nuit depuis janvier afin de contrôler les incursions des djihadistes opérant généralement sur des deux-roues. 

Cette attaque survient alors que le pays organise le 27 décembre un double scrutin présidentiel et législatif marqué par le départ volontaire du président Mahamadou Issoufou après deux mandats.

Dans sa partie sud-est, le Niger est confronté aux attaques des djihadistes de Boko Haram près de la frontière avec le Nigeria. Une attaque revendiquée par Boko Haram, lancée le 12 décembre, à la veille des élections municipales et régionales, contre le village de Toumour, dans le sud-est du Niger, a fait 34 morts.

Les chiens renifleurs, meilleurs amis de l'Homme dans le dépistage du Covid-19 ?

jeu, 24/12/2020 - 13:42

Les chiens renifleurs commencent à être utilisés à travers le monde dans la lutte contre la propagation du Covid-19, grâce à leur odorat qui serait capable de détecter le virus à travers la transpiration des personnes contaminées. Une méthode qui ne semble pas intéresser les autorités françaises pour l'instant.

En Finlande, une équipe canine de l’aéroport d’Helsinki-Vantaa teste les passager volontaires depuis septembre. Cette expérimentation devrait durer quatre mois, avant un possible déploiement à plus grande échelle. Dans une déclaration relayée par Franceinfo, la professeur auxiliaire à l'Université d'Helsinki Anna Hielm-Bojorkman explique : «Ce que nous avons vu dans nos recherches, c'est que les chiens peuvent détecter la Covid-19 environ cinq jours avant que la personne testée ne présente des symptômes cliniques.» Les chiens seraient par ailleurs capables de repérer les humains atteints du Covid-19 en moins de dix secondes, avec un taux de précision proche de 100%.

En Belgique, des chiens habituellement employés à la détection d'explosifs sont formés par la Police fédérale à la détection du covid-19. Selon La Meuse, ceux-ci devraient être opérationnels en janvier, à l'issu d'une procédure de six semaines.  

Une méthode qui ne semble pas intéresser la France

Le Professeur Eric Troncy, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal explique le processus de détection dans TVA Nouvelles : «On passe une compresse sur la joue ou sous les aisselles d’une personne pour récolter sa sueur. Chaque maladie – dont le COVID-19 – a une signature olfactive qui se retrouve dans la sueur et le chien est en mesure de la détecter». «On n’a pas été surpris de voir que les taux de succès sont supérieurs à 90%. Certains chiens sont même à 100% de réussite. Ça évite les faux négatifs, comme c’est le cas avec les [tests rapides]», précise-t-il. Selon le média canadien, un seul chien peut faire entre 400 à 600 tests de dépistage par jour.

En France, le Professeur Dominique Grandjean, de l'Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, a eu l'idée de former les chiens à la détection du Covid-19 dès le mois de mars 2020 et est à l'origine du projet Nosaïs, comme le rappelle France 3.   

Il a également signé, avec 40 autres personnes, une étude parue le 10 décembre dans la revue Plos One qui affirme que «le taux de réussite par chien (c'est-à-dire le nombre d'indications correctes divisé par le nombre d'essais) variait de 76% à 100%». Une prouesse rendue possible, selon lui, par «l'excrétion potentielle de catabolites spécifiques dans la sueur, induite par des actions cellulaires du SARS-CoV-2». Des «composés organiques volatils que les chiens sont capables de détecter à température ambiante dans l'haleine, l'urine, la sueur ou encore la salive», comme le précise Science et Avenir.

Alors que 15 pays (dont la Belgique, l'Australie ou le Brésil) travaillent en étroite collaboration avec l'équipe du professeur Grandjean qui a reçu un soutien financier de l'OMS, son projet ne bénéficie en revanche d'aucun soutien ni d'aide financière du ministère de la Santé, selon France 3. En négligeant le meilleur ami de l'Homme, la France se priverait-elle d'un moyen rapide, fiable et non invasif de lutter contre le Covid-19 ? 

Le septième concours international de photojournalisme Andreï Stenine a démarré à Moscou

jeu, 24/12/2020 - 13:18

Les photographes âgés de 18 à 33 ans peuvent déposer leur dossier sur le site stenincontest.ru disponible en russe, anglais et chinois.

Des séries de photographies aussi bien que des photographies uniques peuvent être présentées dans le cadre de ce concours dans quatre catégories : «Actualités», «Sport», «Ma planète» et «Portrait. Héros de notre époque».

La date limite de dépôt des travaux est le 28 février 2021.

En 2021, les prix s'élèveront à 125 000 roubles pour la première place (1 400 euros), 100 000 roubles (1 000 euros) pour la deuxième place et 75 000 (800 euros) roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le gagnant du Grand prix recevra 700 000 roubles (7 600 euros).

En 2020, le Grand prix du concours Andreï Stenine a été attribué au photographe espagnol Luis Tato pour sa série de photographies «Attentat à l’hôtel DusitD2», réalisée à Nairobi en 2019.

Israël annonce un nouveau «confinement général» et quatre cas de la variante anglaise du virus

jeu, 24/12/2020 - 12:51

Les autorités israéliennes ont annoncé le 24 décembre, un troisième «confinement général» d'au moins deux semaines pour juguler une hausse des contaminations au coronavirus, quelques jours après le lancement d'une campagne de vaccination nationale.

Le ministère de la Santé a par ailleurs confirmé le 23 décembre quatre cas de la variante du virus apparue au Royaume-Uni.

«Un confinement général sera imposé à partir de dimanche 27 décembre à 17h pour deux semaines», a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

Cette mesure pourra être reconduite pour deux semaines à moins que le nombre de nouveaux cas journaliers passe en dessous de la barre des 1 000, est-il ajouté.

Les Israéliens ne pourront se déplacer à plus d'un kilomètre de leur domicile et la plupart des commerces seront fermés, sauf pour les livraisons. Les secteurs professionnels ne recevant pas de public ne doivent conserver que 50% de leur personnel dans les locaux. Il sera toutefois possible d'aller se faire vacciner et le système scolaire fonctionnera partiellement. 

Après un premier confinement national au printemps, les autorités en avaient imposé un deuxième en septembre lorsque le pays a connu l'un des taux d'infection par habitant les plus élevés au monde. 

Une campagne de vaccination grand public lancée le 21 décembre 

Après une baisse, il est reparti à la hausse avec 385 022  cas de Covid-19 actuellement dont 3 150 décès, pour une population de neuf millions d'habitants. Cette annonce intervient alors que l'Etat hébreu a lancé le 21 décembre son programme de vaccination grand public. 

La semaine du 21 décembre, les autorités ont interdit l'entrée du pays aux ressortissants étrangers en provenance du Royaume-Uni, du Danemark et d'Afrique du Sud, où une variante du coronavirus a été détectée. 

Israël a aussi durci ses mesures sanitaires en imposant une quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs entrant dans le pays.

Didier Raoult contre-attaque en déposant plainte conte l'Ordre des médecins pour harcèlement

jeu, 24/12/2020 - 11:13

Le 22 décembre, l'avocat du Professeur Raoult, Fabrice Di Vizio, a annoncé qu'une plainte pénale avait été déposée au nom de son client contre le président du Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) Patrick Bouet pour harcèlement. Celle-ci fait suite à la plainte du Cnom contre six médecins, dont Didier Raoult et l’infectiologue Christian Perronne.

Interrogé par RT France, Maître Di Vizio a justifié cette plainte en rappelant qu'en avril «un communiqué de presse visant implicitement le professeur Raoult» avait été publié, suivi en juillet par un signalement à l'Ordre départemental des Bouches-du-Rhône qui a par la suite poursuivi l'infectiologue marseillais, accompagné dans sa démarche par l'Ordre national, «le tout au milieu de 5 ou 6 autres praticiens dont on se demande quel est le lien», précise l'avocat. Selon lui, le «conseil national de l'ordre est un lâche» qui a eu «envie de montrer les muscles». Il s'agirait pour lui d'une «politique de la terreur» menée par un Ordre qui «a été absent de cette crise» et «n'a rien dit contre [Jérôme] Salomon et Agnès Buzyn».

Me Fabrice Di Vizio (@DIVIZIO1), avocat du Pr #Raoult : «Ne pas être reconnu par l'ordre des médecins, c'est un honneur !»#DidierRaoult#InfoDeMuru

Lire l'article :
📰 https://t.co/Mdd7eTD5Rqpic.twitter.com/mIlgCrKOsQ

— RT France (@RTenfrancais) December 22, 2020

Le Professeur Raoult, très présent dans les médias depuis le début de l’épidémie, a été mis en cause par la Cnom pour sa défense de l’hydroxychloroquine et ses propos concernant la gestion de crise par le gouvernement, ainsi que les conflits d’intérêts dans la recherche internationale sur les traitements du Covid-19. 

Macron n'a plus de symptôme du Covid-19 et n'est plus à l'isolement selon l'Elysée

jeu, 24/12/2020 - 11:03

Une semaine après avoir été testé positif au Covid-19, Emmanuel Macron «ne présente plus à ce jour de symptôme» et «l’isolement du président de la République peut donc s'arrêter au terme de 7 jours», a annoncé la présidence ce 24 décembre.

«Durant la maladie, il a pu rester mobilisé sur les principaux dossiers d'actualité de notre pays et tenir conseils et réunions prévus. Il poursuivra de la même manière son action dans les heures et jours à venir», ajoute l'Elysée. Le chef de l'Etat était parti s'isoler à la résidence de la Lanterne, près de Versailles, le 17 décembre, après avoir été testé positif au Covid-19.

Détails à suivre...

Premières vaccinations en France contre le Covid-19 à Sevran en Seine-Saint-Denis le 27 décembre

jeu, 24/12/2020 - 10:15

La vaccination contre le Covid-19 débutera le 27 décembre en France notamment dans l'unité de séjour de longue durée de l'hôpital René-Muret à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a indiqué à l'AFP l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, dont dépend l'établissement. «Il y aura d'abord deux ou trois établissements concernés. Un du côté de Paris, pas très loin de Paris, un autre du côté de la Bourgogne Franche-Comté et puis éventuellement un troisième qui est en discussion», a déclaré le 23 décembre le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Le journal Le Monde évoque aussi le centre gériatrique du centre hospitalier universitaire de Dijon comme possible lieu de vaccination pour cette première du 27 décembre, mais ni le ministère de la Santé ni l'Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté n'ont confirmé à l'AFP cette information.

Le vaccin de Pfizer/BioNTech  pour cette première en France

Les USLD (unités de soins de longue durée) sont des structures d'hébergement et de soins dédiées aux personnes âgées de plus de 60 ans. Elles sont adossées à un établissement hospitalier. Les moyens médicaux qui y sont mis en œuvre sont plus importants que dans les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). 

Ces premières injections du vaccin développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech concerneront «quelques dizaines de résidents d'abord dimanche», a également précisé Olivier Véran. Ensuite l'opération sera étendue «à d'autres établissements le lundi puis le mardi. On va égrener comme ça progressivement, c'est l'initiation de la campagne vaccinale», a-il ajouté.

L'autorisation de mise sur le marché accordée le 21 décembre par Bruxelles au vaccin lui ouvre les portes des 27 pays de l'UE, mais chaque Etat reste maître de ses procédures.

En France, la Haute autorité de santé doit rendre le 25 décembre un avis sur ce vaccin baptisé Comirnaty en référence à la technologie employée – à ARN messager, soit en anglais mRNA. 

La Nasa accusée d'avoir abattu l'ensemble de ses singes en une journée

jeu, 24/12/2020 - 10:13

Le The Guardian a rapporté, le 22 décembre, que la Nasa avait abattu l'an dernier les 27 singes qu'elle gardait au Ames Research Centre, en Californie.

Selon le site Business Insider, qui cite le journal britannique, les primates étaient pour la plupart âgés et 21 d'entre eux atteints par la maladie de Parkinson. Ils auraient tous été euthanasiés le même jour, le 2 février 2019, au moyen de médicaments.

L'élue de le chambre des représentants Kathleen Rice a demandé à l'agence spatiale en septembre dernier dans une lettre citée par le New York Post de s'expliquer sur cet abattage. L'élue souhaitait savoir s'il avait été envisagé de placer dans un «sanctuaire» les singes qui n'étaient plus aptes à être utilisés dans le cadre de recherches, au lieu de les euthanasier. Kathleen Rice s'était inquiétée d'un potentiel «gaspillage inutile de vie animale».

Outre cette euthanasie controversée, John Gluck, expert en éthique animale à l'Université du Nouveau-Mexique, a expliqué au Guardian que les singes de la Nasa avaient «souffert de privation éthologique [relative aux mœurs des animaux] et de frustrations inhérentes à une vie en laboratoire».

D'après le quotidien britannique, quelque 74 000 singes ont été utilisés en 2017 aux Etats-Unis dans le cadre de recherches scientifiques. Les National Institutes of Health (les institutions gouvernementales américaines s'occupant de la recherche médicale et biomédicale) avaient eux pris la décision, deux ans plus tôt, de retirer tous les chimpanzés manipulés dans des études biomédicales.

Italie : 500 familles victimes du Covid portent plainte et réclament 100 millions d'euros à l'Etat

jeu, 24/12/2020 - 09:16

Le 23 décembre, des médias transalpins ont rapporté qu'environ 500 familles de victimes de la pandémie de Covid-19 allaient déposer une plainte au civil et réclamer 100 millions d'euros à l'Etat italien, en raison de ce qu'elles considèrent être de graves omissions dans la gestion de la crise. La plainte vise le chef du gouvernement Giuseppe Conte, le ministre de la Santé Roberto Speranza et le président de la Lombardie Attilio Fontana. Cette région est la plus touchée par la pandémie : elle comptabilise près de 25 000 des quelque 70 000 morts enregistrés en l'Italie depuis février.


Cette plainte au civil fait suite à environ 300 plaintes au pénal déposées au cours des derniers mois – essentiellement auprès du parquet de Bergame (Lombardie) – selon une association de proches des victimes à l'origine de ces procédures judiciaires, le Comité Noi denunceremo (nous dénoncerons). Le parquet mène plusieurs enquêtes distinctes liées à cette tragédie.


Le journal local en ligne Bergamonews explique que les avocats de Noi denunceremo reprochent «de graves omissions aux autorités publiques régionales lombardes et au gouvernement central» dans l'organisation de la lutte contre la pandémie. Ils critiquent, entre autres, l'absence d'un plan national anti-pandémies mis à jour et les retards dans la création d'une «zone rouge» en février, comprenant deux communes du département de Bergame – Nembro et Alzano Lombardo – particulièrement touchées par le coronavirus.


Les premières «zones rouges» ont été établies fin février sur décision du gouvernement italien et ont concerné une dizaine de municipalités en Lombardie, notamment Codogno, la ville du «patient numéro un». Début mars, l'épidémie a continué de se propager, avec deux foyers plus importants dans les deux communes de Nembro et d'Alzano. La zone rouge n'y a été cependant instaurée que le 9 mars, les autorités régionales et le gouvernement de Rome se rejetant la responsabilité de ce retard.

Donald Trump met en garde l'Iran après des tirs de roquettes contre l'ambassade américaine en Irak

jeu, 24/12/2020 - 08:08

Le 23 décembre, Donald Trump a prévenu qu'il tiendrait l'Iran pour responsable en cas d'attaque mortelle contre des Américains en Irak, à l'approche du premier anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone ciblée des Etats-Unis.


«Notre ambassade à Bagdad a été touchée [le 20 décembre] par plusieurs roquettes», a rappelé le président américain sur Twitter, évoquant une attaque qui a causé des dégâts matériels mais aucun décès. «Devinez d'où elles venaient : d'IRAN», a-t-il ajouté. «Maintenant nous entendons des spéculations sur de nouvelles attaques contre des Américains en Irak», a-t-il poursuivi, avant d'adresser «un conseil salutaire et amical à l'Iran: si un Américain est tué, je tiendrai l'Iran pour responsable». «Réfléchissez bien», a-t-il mis en garde, sans plus de précisions.

...Some friendly health advice to Iran: If one American is killed, I will hold Iran responsible. Think it over.

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) December 23, 2020


Dans la foulée, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient a aussi dénoncé le tir de «21 roquettes», «presque certainement mené par une milice soutenue par l'Iran» et qui «n'avait clairement pas vocation à éviter de faire des victimes». Il a prévenu à son tour dans un communiqué que les Etats-Unis tiendraient l'Iran «pour responsable de tout décès de ressortissants américains».


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait déjà pointé Téhéran du doigt et le chef des forces américaines au Moyen-Orient, le général Frank McKenzie, avait assuré que les Etats-Unis étaient «prêts à réagir» en cas d'attaque iranienne pour marquer l'anniversaire de l'assassinat de Qassem Soleimani. En réponse, l'Iran a exhorté le 21 décembre les autorités américaines à ne pas provoquer de «tensions».


Donald Trump avait ordonné le 3 janvier 2020 une frappe de drone ciblée pour éliminer le puissant général iranien alors qu'il se trouvait à Bagdad – un meurtre qui avait été condamné, notamment par la Russie et la Syrie. La région avait alors retenu son souffle dans la crainte d'une escalade incontrôlée qui n'a finalement pas eu lieu. Mais les tensions reprennent à l'approche du premier anniversaire de cette opération, et alors que le président américain, qui mène une politique de «pression maximale» contre Téhéran, entre dans les dernières semaines de son mandat.


Washington a déjà réduit récemment son personnel diplomatique dans la capitale irakienne, et les spéculations récurrentes sur une fermeture pure et simple de son ambassade refont surface ces derniers jours.

Survivaliste, armé jusqu'aux dents : le profil du meurtrier du Puy-de-Dôme se précise

jeu, 24/12/2020 - 06:49

«Une véritable scène de guerre»: trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé dans la nuit de du 22 au 23 décembre à Saint-Just (Puy-de Dôme) alors qu'ils intervenaient pour porter secours à une femme menacée par son compagnon, découvert mort quelques heures plus tard près de son véhicule.

«Des centaines et des centaines de douilles» ont été retrouvées près du domicile incendié du couple, dans le hameau isolé du Cros, selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand Éric Maillaud qui s'exprimait devant la presse.

Hors terrorisme, «c'est l'un des événements les plus tragiques» de l'histoire de la gendarmerie, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, venu sur place apporter son soutien aux camarades des victimes, à leurs veuves et aux quatre enfants désormais orphelins de père.

Cette nuit, la @Gendarmerie a perdu trois des siens, animés par le service de la France.
La Nation s’incline devant leur courage et leur engagement. Je présente mes condoléances à leurs familles et à leurs camarades.
Tout est mis en œuvre pour interpeller l’auteur des faits. pic.twitter.com/thn8aaygcO

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) December 23, 2020

Les militaires, qui appartenaient à la compagnie d’Ambert, ont été blessés mortellement alors qu’ils tentaient de secourir cette femme réfugiée sur le toit de sa maison après avoir été frappée à la tête par son compagnon. 

C'est elle qui a alerté les secours, via une amie, à 20h52, alors qu'elle était sans ses deux filles, nées d'une précédente union.

Éric Maillaud a expliqué que la chronologie des faits était loin d'être établie. Une première patrouille dépêchée sur place aurait distingué une arme et demandé des renforts. Le tireur incendie ensuite sa maison. Dès lors, la priorité est «de sauver une femme des flammes et d'un conjoint potentiellement violent», selon le magistrat.

Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables envers les gendarmes, dont on ne sait pas encore dans quel ordre ils ont été touchés.

Des «circonstances particulièrement ignobles»

Les victimes sont le brigadier Arno Mavel (21 ans), le lieutenant Cyrille Morel (45 ans) et l'adjudant Rémi Dupuis (37 ans). Ils sont morts «dans des circonstances particulièrement ignobles», a dénoncé Gérald Darmanin.

Un quatrième militaire a survécu, sauvé par son gilet pare-balles. Après quelques soins à l'hôpital, il a souhaité retrouver sa brigade.

Il y a toutes les raisons de penser qu'il s’est suicidé

Le meurtrier faisait du tir sportif, disposait d'un Glock et d'un fusil d'assaut AR15 équipé d'un silencieux, d'une torche et d'une visée laser. Il portait un gilet pare-balles et quatre couteaux à la ceinture.

Cet homme au profil «très inquiétant» était «catholique, très pratiquant, voire extrémiste. Survivaliste. Il semblerait qu'il était convaincu de la fin du monde prochaine», selon Éric Maillaud.

Un très important dispositif avait été déployé dans la nuit pour tenter d'appréhender le suspect qui avait pris la fuite au volant de sa voiture. 

Le corps de Frédérik L. a finalement été découvert dans la matinée à proximité de son 4x4 renversé, à environ 1,5 kilomètre de son domicile. «Il y a toutes les raisons de penser qu'il s’est suicidé», a affirmé le procureur.

«Informé toute la nuit» par le ministre de l'Intérieur, le président Emmanuel Macron a rapidement rendu hommage aux trois gendarmes tués. «Nos héros», a-t-il dit.

Ils intervenaient pour secourir une femme victime de violences conjugales dans le Puy-de-Dôme, trois gendarmes ont été tués, un quatrième blessé. La Nation s'associe à la douleur des familles. Pour nous protéger, nos forces agissent au péril de leur vie. Ce sont nos héros.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 23, 2020

Le Premier ministre Jean Castex a également salué la mémoire des trois militaires, en soulignant que ce drame «endeuill[ait] le pays tout entier».

Trois de nos gendarmes ont été tués cette nuit, alors qu'ils étaient engagés pour protéger et sauver.
Ce drame nous touche tous et endeuille le pays tout entier.
Je partage la douleur de leurs proches et de leurs frères d'armes et les assure de mon indéfectible soutien.

— Jean Castex (@JeanCASTEX) December 23, 2020

Très choquée, la compagne du tireur est hospitalisée et n'a pu être interrogée par les enquêteurs. Elle était en couple depuis peu avec le tireur, qui suivait une formation d'élagueur après avoir travaillé un temps à Dubaï. Le parquet n'était pas informé de l'existence de violences familiales.

En revanche, Frédérik L. était en litige avec sa précédente épouse, pour des raisons de non-paiement de pension alimentaire et de garde de leur fille de sept ans.

Le GIGN est arrivé sur place vers 2h30, renforcé par des éléments venus de Dijon.

Le village de Saint-Just, lieu du drame, est particulièrement isolé, se trouvant dans une zone de moyenne montagne et ne comptant que 157 habitants.

Hors faits de terrorisme, les agressions à l'arme à feu contre des forces de l'ordre sont relativement rares en France. En juin 2012 deux femmes gendarmes avait été tuées à Collobrières (Var) lors d'une intervention pour un conflit de voisinage. Et en mai, un forcené retranché chez lui à Saint-Christoly-Médoc (Gironde) avait tiré avec un fusil sur les gendarmes, blessant légèrement l'un d'entre eux. 

Depuis le début de l'année, 11 policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leurs fonctions, selon Gérald Darmanin.

Un million d'Américains ont déjà été vaccinés contre le Covid-19

mer, 23/12/2020 - 22:20

Déjà un million d'Américains ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19, a annoncé le 23 décembre le directeur de la principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis, Robert Redfield.

«Les Etats-Unis ont franchi un palier préliminaire mais crucial aujourd'hui. Les autorités locales ont désormais rapporté que plus d'un million de personnes ont reçu leur première dose d'un vaccin contre le Covid-19 depuis que la campagne de vaccination a débuté il y a 10 jours», a-t-il déclaré.

Vaccin contre le Covid-19 : la situation délicate du président ukrainien Zelensky

mer, 23/12/2020 - 21:26

Dans une interview accordée au New York Times publiée le 19 décembre, le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé une certaine exaspération concernant la décision de Washington d'accorder la priorité aux livraisons de vaccins contre le Covid-19 aux Etats-Unis. Une frustration qui s'explique d'autant plus que la campagne de vaccination aurait pu être déjà mise en place en Ukraine, si Kiev avait choisi de coopérer avec Moscou.

Comme le précise le journal américain, «monsieur Zelensky a [...] du mal à contenir sa frustration avec monsieur Trump et son décret interdisant l'exportation de vaccins». Avant l'interdiction, l'Ukraine était en pourparlers avec Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson pour accélérer la livraison. Elle doit maintenant se contenter de ses premières expéditions commerciales de vaccins des mois plus tard que prévu en raison du décret de Donald Trump, explique le quotidien new-yorkais.

Les autorités ukrainiennes ont pourtant écarté la possibilité de négocier avec son voisin russe pour ne pas contrarier l'orientation politique du pays. Parce que celle-ci est axée sur la confrontation avec Moscou depuis plus de cinq ans, et probablement aussi pour ne pas heurter les sentiments des nationalistes – force non négligeable dans le pays.

«Bien sûr, il est impossible d'expliquer à la société ukrainienne, alors que l'Amérique et l'Europe ne vous donnent pas de vaccins, pourquoi vous ne devez pas accepter [les vaccins] de la part de la Russie. (...) Une autre chose, c'est que nous ne devrions pas permettre à l'Ukraine de prendre le vaccin russe», a déclaré Zelensky, ajoutant qu'il n'aurait aucune preuve de «l'effet positif à 100%» du vaccin russe. «Je ne peux pas prendre la responsabilité pour un vaccin dont nous ignorons les effets. L'Ukraine fait reposer sa décision sur un vaccin sûr», a ajouté le chef de l'Etat ukrainien, lui même ayant été frappé par le virus en novembre dernier. 

Le président américain Donald Trump a signé le 8 décembre un décret qui donnera, selon lui, la priorité aux livraisons de vaccins contre le coronavirus aux Etats-Unis, soulignant le fait que le pays pourrait manquer de doses après la phase initiale de vaccination. Alors que le décret fera en sorte que le gouvernement donne la priorité de la vaccination aux citoyens étasuniens, l'Ukraine risque d'attendre longtemps pour obtenir ses doses. Et la situation peut se révéler à terme critique car l'état des lieux épidémiologique reste compliqué : le pays souffre d'un système de santé vétuste qui, de surcroît, est en proie à la corruption depuis trois décennies.

Le 18 décembre, le Premier ministre Denis Shmygal a révélé que l'Ukraine pourrait recevoir son premier lot en février, notant que le gouvernement parlait à tous les fabricants de vaccins, à l'exception de ceux de Russie. La semaine dernière, le chef de l'opposition ukrainienne Viktor Medvedtchuk a qualifié le refus de Zelensky de coopérer avec Moscou de «criminel», accusant Kiev d'être «politiquement motivée sur des questions où il faut penser à la vie et à la santé du peuple ukrainien».

La Russie a commencé le 5 décembre la vaccination à grande échelle des travailleurs sociaux, des personnels médicaux et des enseignants avec le vaccin russe Spoutnik V, encore dans sa troisième et dernière phase d'essais cliniques. 

Les déplacements autorisés en fonction de la vaccination ? L'édito d'Alexis Poulin

mer, 23/12/2020 - 21:25

Déposée à l'Assemblée par Jean Castex, une disposition de la loi visant à pérenniser les mesures d'urgence sanitaire fait craindre à ses détracteurs l'assimilation des non-vaccinés à des «citoyens de seconde zone». En savoir plus en regardant l'édito d'Alexis Poulin sur RT France.

La Russie durcit la loi sur les «agents de l'étranger». Qui est concerné ?

mer, 23/12/2020 - 21:11

La Douma d'Etat, chambre basse du Parlement russe, a approuvé le 22 décembre des amendements au projet de loi sur les agents étrangers. C'est ainsi que les associations publiques engagées dans des activités politiques et recevant des financements étrangers et les personnes engagées dans la politique «dans l'intérêt d'un Etat étranger» pourront être assimilées à des agents étrangers, sans décision de justice.

Le texte de la loi obligerait ces associations ou les particuliers à s'inscrire sur la liste des agents de l'étranger accessible sur internet. Les médias seront tenus d'étiqueter également les publications des personnes faisant partie des agents de l'étranger. Cette appellation suppose par ailleurs l'envoi de rapports réguliers au ministère de la Justice détaillant leurs activités, les dépenses et l'utilisation des fonds et des biens obtenus grâce aux sources étrangères.

En outre, les agents de l'étranger n'auront pas le droit d'exercer des fonctions publiques ni d'avoir accès aux secrets d'Etat. Des candidats aux élections peuvent également être qualifiés d'«agents de l'étranger».

Toutefois le texte précise que la science, la culture, l'art, les soins de santé, la protection de la maternité et de l'enfance, le soutien social des personnes handicapées, la promotion d'un mode de vie sain, la protection de la flore et de la faune et la charité ne seront pas considérés comme des activités politiques. Ce qui dispense leurs acteurs du statut d'agents de l'étranger. 

Proposés le mois dernier par un groupe de députés et de sénateurs russes, les amendements visent à «protéger la souveraineté de la Russie et empêcher toute ingérence» dans ses affaires intérieures, a indiqué la Douma d'Etat dans un communiqué.

Des ONG opérant en Russie inquiètes

Certaines mesures prévues par la nouvelle loi visent à limiter l'organisation d'événements publics financés par des fonds étrangers, une restriction qui préoccupe particulièrement les ONG installées en province, moins riches que celles de la capitale russe. 

«Si vous recevez de l'argent de l'étranger, enregistrez-vous, s'il vous plaît, en tant qu'agent de l'étranger et continuez de travailler», a déclaré l'un des auteurs des amendements, le député Vassili Piskariov cité par l'AFP. «Mais dites aux organes étatiques et aux citoyens russes dans les intérêts de quel pays vous agissez», a-t-il souligné, cité dans le communiqué de la Douma d'Etat.

Les amendements ont été dénoncés par des ONG de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch y voyant, fin novembre, une tentative d'«étouffer la société civile» et craignant une «application arbitraire».

La loi sur les «agents de l'étranger» a été adoptée en Russie en 2012. Le champ d'action de cette loi a ensuite été élargi, pouvant viser des individus comme les journalistes ou les blogueurs. Sous peine de lourdes amendes ou d'interdictions, la loi oblige les entités reconnues comme agissant pour l'étranger à des mesures administratives contraignantes, et à la mention de ce statut dans toutes leurs publications.

La chambre basse du Parlement débat actuellement de peines de prisons fermes pour certaines infractions. 

Emmanuel Macron a ordonné le survol de la Centrafrique par des avions militaires

mer, 23/12/2020 - 21:05

Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra et a ordonné le survol du pays par des avions de chasse pour «marquer la condamnation par la France des tentatives de destabilisation», a indiqué l'Elysée.

Au cours de cet échange, le chef de l'Etat a condamné «les tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont [l'ex-président] François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en œuvre des accords de paix et à la tenue des élections» du 27 décembre, a précisé la présidence dans un communiqué.

Il a aussi «rappelé l'engagement constant de la France aux côtés des autorités centrafricaines et du peuple centrafricain pour contribuer aux efforts de stabilisation du pays».

Cette mission s’est déroulée ce jour-même et marque la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation du pays

Dans ce pays très instable, des groupes armés occupent plus des deux tiers du pays, et ont lancé une offensive avant la présidentielle de dimanche dont le favori est Faustin-Archange Touadéra tandis que la candidature de François Bozizé a été invalidée.

L'Elysée a précisé que, «à la demande du président Touadéra et en accord avec la (force de l'ONU) Minusca», Emmanuel Macron avait «ordonné la réalisation d’une mission de survol du territoire centrafricain par des avions de chasse».

«Cette mission s’est déroulée ce jour-même et marque la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation du pays», précise le communiqué, qui ne donne pas de détails.

Emmanuel Macron et Touadéra ont par ailleurs «salué et marqué leur soutien aux éléments de la Minusca, qui, aux côtés des forces armées centrafricaines, ont permis d’apporter une réponse de fermeté aux tentatives de déstabilisation du pays».

300 soldats français sur place

La France compte quelque 300 soldats en Centrafrique, qui mènent des actions de formation des forces armées nationales et assurent si nécessaire un appui à la Minusca, forte de 11 500 hommes.

En décembre 2013, après le coup d'Etat contre le président Bozizé et l'embrasement qui avait suivi, Paris avait déployé plus d'un millier de soldats de l'opération Sangaris, sous mandat de l'ONU, pour rétablir la sécurité. Sangaris, qui a compté jusqu'à 1 600 hommes, est restée en place jusqu'en 2016.

Le président Touadéra a reçu ces derniers jours des renforts militaires du Rwanda et de la Russie, qui a annoncé mardi avoir envoyé 300 instructeurs militaires supplémentaires.

Joe Biden estime que la cyberattaque contre les Etats-Unis ne peut pas rester «sans réponse»

mer, 23/12/2020 - 20:19

Le président élu Joe Biden a promis le 22 décembre de répondre à la gigantesque cyberattaque, dont la Russie a été accusée, qui a visé son pays en tout en fustigeant Donald Trump en lui reprochant son inaction.

Je vous promets qu'il y aura une réponse

«Nous ne pouvons pas laisser cela sans réponse», a déclaré le démocrate qui prendra ses fonctions le 20 janvier, en demandant que des «décisions importantes» soient prises contre les responsables afin qu'ils «rendent des comptes».

«Je vous promets qu'il y aura une réponse», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Wilmington, dans l'Etat du Delaware. 

«Quand j'aurai été informé de l'étendue des dégâts et de l'identité des responsables, ils peuvent être sûrs que nous répondrons et que nous répondrons probablement de manière équivalente», a-t-il poursuivi.

«Il existe plusieurs options dont je ne discuterai pas maintenant», a-t-il ajouté.

A contre-courant de nombreux responsables de la classe politique, y compris au sein de son gouvernement, le président Donald Trump a minimisé l'opération ainsi que le rôle supposé de la Russie qui a été accusée d'être derrière l'attaque.

Joe Biden s'est engagé à : «Faire tout le nécessaire pour un, déterminer l'étendue des dégâts, deux, la manière dont cela s'est produit, trois, ce que je devrai faire en interne au sein de mon administration pour protéger [le cyberespace américain] à l'avenir.»

Il existe plusieurs options dont je ne discuterai pas maintenant

La cyberattaque a débuté en mars, selon les informations du gouvernement américain, les pirates profitant d'une mise à jour d'un logiciel de surveillance développé par une entreprise du Texas, SolarWinds, utilisé par des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations dans le monde.

Parmi les ministères affectés figurent le département d'Etat, celui du Commerce, le Trésor, la Sécurité intérieure et les Instituts nationaux de la Santé, selon des responsables, qui disent toutefois redouter que beaucoup d'autres le soient également.

Ce président n'a même pas encore identifié les responsables

L'intrusion a notamment visé des systèmes informatiques utilisés par de hauts responsables du Trésor et les pirates pourraient s'être emparés de clés d'encryptage essentielles, a déclaré un sénateur le 21 décembre.

Le chef de la diplomatie Mike Pompeo et le ministre de la Justice Bill Barr, des proches de Donald Trump, ont estimé que Moscou était derrière la cyberattaque, à rebours du chef de l'Etat.

«Ce président n'a même pas encore identifié les responsables», a dénoncé Joe Biden. «Cette attaque a eu lieu sous la surveillance de Donald Trump, alors qu'il ne regardait pas», et «son échec va se retrouver devant ma porte», a-t-il lancé. Mais «soyez sûrs que même s'il ne la prend pas au sérieux, je le ferai».

«La cyberattaque continue. Je ne vois rien qui dise qu'elle soit sous contrôle. Le département d'Etat à la Défense ne veut même pas nous briefer sur plusieurs sujets», a-t-il déclaré aux journalistes.

Joe Biden, a en tant que président élu eu accès aux informations classées «secret-défense» pour être prêt le jour J. Il a indiqué que beaucoup d'inconnues entouraient encore l'événement.

Ce que l'on sait, selon lui, est qu'elle a été «soigneusement préparée et soigneusement exécutée» à l'aide «de cyber-outils sophistiqués», et qu'elle a pris «le gouvernement fédéral de court».

Une attaque «bien plus importante dans les médias "Fake News" qu'en réalité»

Le démocrate a accusé Donald Trump de faillir à son devoir en «minimisant de manière irrationnelle la gravité de l'attaque».

Russie, Russie, Russie, c'est le slogan prioritaire 

Ce dernier avait assuré le 19 décembre que la cyberattaque était «bien plus importante dans les médias "Fake News" qu'en réalité».

«Tout est sous contrôle. Russie, Russie, Russie, c'est le slogan prioritaire quand n'importe quelle chose arrive», avait tweeté le président américain, ajoutant que «ça pourrait être la Chine (c'est possible !)».

Bellingcat : média indépendant d'investigation ou officine du renseignement britannique ?

mer, 23/12/2020 - 19:49

La récente publication par Alexeï Navalny d'une conversation censée impliquer les services de sécurité russes dans son supposé empoisonnement met de nouveau en lumière le média britannique Bellingcat. L'opposant russe a en effet affirmé avoir obtenu le numéro de téléphone de l'agent du FSB Konstantin Koudriavtsev via Bellingcat, et dans la vidéo de la conversation est présent Christo Grozev, journaliste-enquêteur au sein de ce média.

Si Bellingcat se présente comme un média d'investigation citoyen qui produit des enquêtes en ligne sur une variété de sujets grâce à «des méthodes open-source», la réalité est pourtant bien plus complexe. L'origine, le financement et les partenariats de Bellingcat, fondé en 2014 par Eliot Higgins, font polémique depuis des années.

Tout d'abord parce qu'Eliot Higgins, originaire de Leicester au Royaume-Uni, n'est pas un inconnu des réseaux atlantistes. Il a notamment occupé un poste à responsabilité au sein du département digital de l'Atlantic Council, l'influent think tank qui entretient des relations étroites avec l'OTAN. A ce titre, il a rédigé plusieurs rapport dans la droite ligne des positions du think tank, que ce soit sur la Syrie, où il recommandait aux Etats-Unis de frapper Damas, ou encore sur le crash du vol du MH17.

Mais ce sont aussi les sources de financements de Bellingcat qui font lever plus d'un sourcil. Soucieux de cultiver l'image d'un site d'investigation indépendant, le média demeure pourtant étrangement opaque sur le sujet. Si la section «A propos» du site liste bien quelques unes de ses sources «actuelles» de financement – qui comprend notamment la très controversée agence gouvernementale américaine National Endowment for Democracy (NED) – les montants alloués par chaque entité sont, d'une part, loin d'être clairs. 

Des liens étroits avec le gouvernement britannique

Surtout, nulle mention n'est faite quant au financement perçu par Bellingcat en provenance du ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth (FCO). La question est en effet sensible pour Elliot Higgins, qui fait son possible pour minimiser les liens entre son média et le FCO. Fin 2018, il a ainsi publiquement nié que Bellingcat ait reçu des fonds en provenance du gouvernement britannique. Cependant, des documents accessibles au public prouvent que cette affirmation est un mensonge pur et simple. Comme l'a révélé en octobre dernier le patron de Declassified Matt Kennard, selon les données officielles le FCO a payé à Bellingcat 1800 livres le 20 décembre 2018 – quelques jours à peine avant les dénégations d'Eliot Higgins – pour des services de «conseil, de gestion et de relations publiques».

Un paiement qui aurait pu passer inaperçu étant donné la somme si la relation entre le gouvernement britannique et Bellingcat n'allait pas beaucoup plus loin. Car le média «indépendant» se targue d'être en partenariat avec l'Open Information Partnership (OPI)... oubliant de préciser au passage que cet organisme est lui-même entièrement financé par le FCO. En tout état de cause, la question de savoir s'il existe une différence significative entre le fait d'être en partenariat ou directement financé par l'Etat britannique est posée.

Sur sa page internet, l'OPI décrit sa raison d'être de façon laconique : «Contrer et exposer la désinformation.» Pour ce faire, l'organisme qui liste lui aussi Bellingcat comme partenaire, dit s'appuyer sur un réseau de journalistes d'investigation, d'associations caritatives, de groupes de réflexion, d'universitaires, d'ONG, d'activistes et de fact checker. «La démocratie ne peut prospérer sans des informations honnêtes, précises et librement disponibles sur le monde qui nous entoure», soutient encore l'OPI dans les quelques lignes que l'on peut lire sur son site.

Une présentation qui, à en croire le travail très documenté du journaliste Kit Klatenberg, n'aurait qu'un très lointain rapport avec la réalité. Selon Kit Klatenberg, qui s'appuie sur des documents rendus publics par le groupe de hackers Anonymous, l'OPI se résumerait de fait à une «usine à désinformation», dont le rôle tiendrait davantage à la gestion de la narration sur des sujets chers au gouvernement britannique : «L'OIP et ses soutiens à Whitehall n'ont aucun intérêt pour la transparence, la démocratie, la vérité, l'exactitude, l'égalité ou la paix : en réalité, ils cherchent à opérer dans l’ombre, déformant la perception du public pour correspondre aux intérêts financiers, politiques, militaires et idéologiques de la Grande-Bretagne, en utilisant la manipulation, la distorsion, l’endoctrinement, la diffamation, la propagande et le mensonge.»

Une convergence de vue avec Washington, Londres et l'OTAN

Avec un fondateur passé par l'Atlantic Council, des financements et partenariats du gouvernement britannique, il n'est pas vraiment difficile de deviner le tropisme de Bellingcat dans son choix de sujets. «Bellingcat agit comme un propagandiste non officiel de l'OTAN, se focalisant de façon obsessionnelle sur les ennemis de l'Ouest», notait à ce propos en 2017 le journaliste de Grayzone Ben Norton.

A l'origine Eliot Higgins s'est fait connaître grâce à ses «enquêtes» sur la guerre en Syrie sous le nom de blogueur «Brown Moses», pointant notamment du doigt l'utilisation supposée de barils d'explosifs par l'armée de Bachar el-Assad et analysant l'impact des frappes aériennes, au moyen de sources ouvertes. Au sein de Bellingcat, il a ensuite activement participé à la campagne médiatique – et des puissances occidentales – accusant le président syrien d'être responsable de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun.

A ce moment crucial du conflit, cette attaque chimique était un prétexte rêvé pour le gouvernement américain et l'OTAN d'une escalade militaire majeure. Lors d'un débat houleux sur le sujet, Theodore Postol professeur émérite au MIT de Cambridge et expert reconnu dans le domaine de la défense antimissile et des armes nucléaires, avait accusé Eliot Higgins de «fabriquer des informations et des arguments» : «Vous permettez à des personnes susceptibles d'avoir commis des crimes de guerre de se déplacer librement.»

More:

(All this from the CIJ's Conspiracy conference at Goldsmiths, Uni of London.)

In short: Higgins feels Postol's findings that UN findings don't stand up discredits the White Helmets, Postol feels Higgin's work is unscientific and may allow war criminals to escape charges pic.twitter.com/Y2k1doUyh4

— Aidila Razak (@aidilarazak) October 20, 2018

Le média d'investigation «indépendant» s'est également penché sur le crash du MH17 en octobre 2015. L'occasion pour Bellingcat de désigner un coupable avant même la publication de l'enquête officielle. Se basant sur des vidéos YouTube et des photos partagées sur les réseaux sociaux, Bellingcat n'a ainsi pas hésité a accuser la Russie et les forces antigouvernementales du Donbass d'avoir abattu l'avion dans l'est de l'Ukraine.

Dans son rapport, la Joint Investigation Team (JIT), l'équipe internationale d'enquête dirigée par les Pays-Bas, évoquera d'ailleurs Bellingcat : «Beaucoup de journalistes ont mené leurs propres enquêtes, tout comme des collectifs de recherche tels que Bellingcat. Cela a abouti à différents scénarios et théories, à la fois dans les médias et sur internet.» Visiblement prises très au sérieux, les informations de Bellingcat ont pourtant poussé le célèbre magazine allemand Der Spiegel à présenter ses excuses à ses lecteurs pour les avoir prises pour argent comptant, alors que leur fiabilité interroge. Jens Kriese, expert allemand en image, avait par ailleurs qualifié les méthodes de Bellingcat dans son «enquête» – dans laquelle le média accusait la Russie d'avoir manipulé des images par satellite – de «pas très robustes» et qui équivalaient selon lui à «lire des feuilles de thé».

Comme le souligne la journaliste britannique Mary Dejevsky dans un article de The Independent publié en 2018, Bellingcat ne semble jamais parvenir à des conclusions qui «ne conviennent en aucune manière aux autorités britanniques ou américaines». Lors de l'affaire Skripal, alors que Bellingcat avait affirmé que les deux suspects étaient des «officiers» du GRU (le renseignement militaire russe) – ce que dément Moscou – Mary Dejevsky s'était demandé si les agences de renseignement britanniques n'utilisaient pas Bellingcat à leurs propres fins.

«La bonne réputation du groupe ne pourrait-elle pas être utilisée pour faire entrer dans le domaine public des informations dont les fonctionnaires ne veulent pas se porter garant ? Et, si tel est le cas, serait-ce pour informer ou induire en erreur ?», s'interrogeait la journaliste. En tout état de cause, Downing Street n'avait pas réagi officiellement aux allégations de Bellingcat, même si le secrétaire d'Etat à la Défense britannique Gavin Williamson s'était empressé de féliciter le média dans un tweet... avant de le supprimer, vingt minutes plus tard.

Une «sorte d'officine du renseignement» ?

Reste un point – majeur – d'interrogation quant aux méthodes du média. Dans l'affaire Navalny, l'organisation affirme avoir obtenu le contact de celui qu'elle présente comme étant Konstantin Koudriavtsev, un agent des services de renseignement, au marché noir et pour une somme modique. «Bien qu'il y ait des implications évidentes et terrifiantes concernant la vie privée de ce marché de données, [...] quelques centaines d'euros vous [fournissent] des mois de données d'appels téléphoniques d'un agent du FSB ou du GRU, permettant aux enquêteurs de retracer les opérations des services de renseignement, d'identifier les collègues de la cible et de suivre les traces physiques d'espions à travers la Russie et à l'étranger», soutient Bellingcat.

Dans une interview accordée à la radio Echo de Moscou, Oleg Kashin, un journaliste russe libéral, émet pourtant de sérieux doutes sur la provenance de ces données. «Ces bases de données piratées existent, et il y a un énorme marché», explique-t-il tout d'abord, précisant que «des dizaines de personnes, journalistes et autres», les utilisent. «Mais il y a certaines personnes, vous demandez à un policier que vous connaissez de les examiner [dans la base de donnée], et il revient et dit qu'"il y a une note "ne pas examiner", alors ne les touchez pas, et reprenez votre argent". Les membres des services spéciaux ont définitivement cette note à côté de leurs noms. Il est impossible de les examiner [dans la base de donnée] de cette façon», poursuit-il.

Une théorie qui n'est pas nouvelle dans le monde médiatique, le journaliste de la BBC Mark Urban, qui avait collaboré avec Bellingcat sur l'affaire Skripal, confiait à cette occasion à la radio LBC : «Ces chercheurs indépendants qui ont identifié ces personnes et pointé du doigt leur appartenance au GRU, se sont largement appuyés sur des bases de données piratées [...] Qui pirate ces bases de données et leur transmet ? Je pense qu'il s'agit du GCHQ ou de la NSA.»

Il n'est en outre pas inutile de noter qu'Oleg Kashin ne peut guère être accusé d'être un sympathisant du Kremlin : le journaliste russe ne conteste pas la thèse de l'empoisonnement supposé d'Alexeï Navalny et assure n'avoir aucun «aucun doute» que les individus visés par Bellingcat étaient bel et bien derrière la tentative présumée d'assassinat. Mais selon lui le média ne fait que «légaliser les fuites des agences de renseignement occidentales», agissant de fait elle-même comme une «sorte d'officine du renseignement».

Dans une interview accordée au média Medusa, Bellingcat ne fait par ailleurs pas mystère de la vocation de son travail, qui vise à pousser à l'ouverture d'une enquête, que ce soit en Russie ou ailleurs en Europe : «Nous espérons que quelqu'un se chargera d'une enquête officielle. Que l'Allemagne, par exemple, décidera d'ouvrir une procédure et de l'instruire. [...] Notre niveau d'activisme [chez Bellingcat] est minime. Nous croyons qu'il existe une vérité et quand personne officiellement n'essaie de trouver les empoisonneurs, notre activisme conduit à essayer de pousser les Allemands, les Britanniques, n'importe qui à enquêter sur cette affaire de manière officielle. A partir de maintenant, nous n'aurons plus de grand rôle à jouer.»

Si le président russe Vladimir Poutine nie catégoriquement toute tentative d'empoisonnement de l'opposant russe, il partage en revanche la vision d'Oleg Kashin sur le travail de Bellingcat – et de CNN et Der Spiegel – dans cette affaire : «Ce n'est pas une enquête, mais la légitimation de contenus [préparés] par les services spéciaux américains.»

La Russie ouvre la voie au blocage de Facebook ou YouTube en cas de censure ou discrimination

mer, 23/12/2020 - 19:48

Le Parlement russe a adopté en dernière lecture le 23 décembre une nouvelle loi qui va permettre aux autorités de bloquer les plateformes condamnées pour des faits de censure ou discrimination. Ce texte porte particulièrement sur «des sanctions contre la censure visant des Russes ou des médias» du pays, a indiqué la chambre basse du Parlement, la Douma, dans un communiqué. 

Il doit permettre de sanctionner notamment «les limitations d'accès à des informations pour des raisons liées à la nationalité, la langue, l'origine» et rend possible le blocage «complet ou en partie» des sites incriminés. La Douma précise que ces sanctions seront également possibles «en cas de discriminations contre le contenu de médias russes».

Les auteurs du texte avaient indiqué précédemment que la loi pourrait être utilisée contre des services étrangers, comme Twitter, Facebook et YouTube, car ces derniers ont été accusés par des médias russes «d'une vingtaine d'actes de discrimination» en 2020. 

Twitter et YouTube apposent des étiquettes spéciales sur les profils ou sous les vidéos de médias d'Etat et agences de presses russes. En juin dernier, Facebook avait annoncé son intention de faire de même. A plusieurs reprises, Moscou a dénoncé la discrimination que font subir les géants américains du web aux médias russes.

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