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Mis à jour : il y a 3 min 54 sec

«Privilège blanc» : la ministre déléguée Elisabeth Moreno souscrit au propos d'Emmanuel Macron

ven, 25/12/2020 - 17:26

Après les propos controversés d'Emmanuel Macron lors de son entretien à L'Express sur le fait qu'être un homme blanc était un «privilège» en France, le 22 décembre, le chef de l'Etat a reçu le soutien de la ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances, Elisabeth Moreno. Celle-ci a appuyée cette thèse lors d'une interview le 25 décembre sur LCI.

▶Sur le "privilège blanc" évoqué par #Macron

🗣@1ElisaMoreno
"Évidemment qu'il y a un privilège blanc (...) mais ce n'est pas le fait d'avoir des privilèges qui est un problème, le problème, c'est d'être traité inégalement et de ne pas avoir accès aux même droits"@jmaphatiepic.twitter.com/25muPKpUkh

— LCI (@LCI) December 25, 2020

«[Si vous naissez] homme blanc en France vous savez que vous avez plus de chances, c'est un fait» explique-t-elle, non sans préciser : «Il ne faut pas que les gens se sentent coupables d'avoir une situation plus confortable.»

«Ce qui est important c'est de lutter contre ces inégalités et pour pouvoir lutter contre ces inégalités, il faut commencer par les reconnaître», argumente Elisabeth Moreno.

Lors de sa réponse de deux minutes, la ministre déléguée a étayé son argumentation, évoquant une France aux multiples inégalités raciales, physiques et sexuelles : «Le problème c'est que lorsque vous êtes dans un pays [...] qui parle de liberté, d'égalité, de fraternité et que dans ce pays, parce que vous avez telle couleur de peau, tel genre, telle orientation sexuelle, parce que vous habitez dans une zone rurale, parce que vous êtes une personne en situation de handicap, vous ne soyez pas traités de la même manière que les autres.»

«Il ne s'agit pas de mettre les gens les uns contre les autres», tient-elle à souligner. A la question posée par L'Express : «Vous pensez qu'être un homme blanc de moins de 50 ans est un privilège ?», le président de la République avait répondu sans ambages : «C'est un fait.» Emmanuel Macron reprend de ce fait la notion de white privilege («privilège blanc») initialement utilisée en sciences sociales aux Etats-Unis, comme le rappelle LCI.

«Chasser l'occupant» : en Libye, le maréchal Haftar appelle ses troupes à reprendre les armes

ven, 25/12/2020 - 16:10

Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye, a appelé ses forces à reprendre les armes face à la présence turque, alors que des pourparlers sont en cours pour sortir le pays de l'impasse.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 à la suite d'une intervention de l'OTAN. Deux autorités s'y disputent le pouvoir : le Gouvernement d'union nationale (GNA) à Tripoli, reconnu par l'ONU et soutenu par la Turquie, et le pouvoir incarné par Khalifa Haftar soutenu, notamment, par l'Egypte et les Emirats arabes unis.

Nous devons rappeler aujourd'hui qu'il n'y aura pas de paix en présence d’un colonisateur sur notre terre

Le soutien turc au GNA, notamment par l'envoi de conseillers militaires et de drones, lui a permis d'infliger une série de défaites aux portes de Tripoli aux forces du maréchal. «Nous devons rappeler aujourd'hui qu'il n'y aura pas de paix en présence d’un colonisateur sur notre terre», a lancé le 24 décembre le maréchal en référence à Ankara, dont le Parlement a adopté cette semaine une motion prolongeant de 18 mois l'autorisation de déployer des militaires en Libye.

«Nous allons donc reprendre les armes pour façonner notre paix de nos propres mains [...] et, puisque la Turquie rejette la paix et opte pour la guerre, préparez-vous à chasser l’occupant par la foi, la volonté et les armes», a-t-il dit dans un discours à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance du pays. «Officiers et soldats, préparez-vous !», a-t-il martelé devant des centaines de militaires au garde-à-vous dans la cour d'une caserne à Benghazi (est). 

Au même moment, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, appelait depuis Tripoli ses compatriotes à «tourner la page des désaccords pour aboutir à la stabilité». Cela ne se fera que par «la «solidarité» entre forces politiques, a-t-il dit. Le chef du GNA s'est félicité des conclusions des pourparlers engagés sous l'égide des Nations unies, notamment l'organisation d'élections le 24 décembre 2021, une opportunité historique qu'il ne faut pas laisser passer, selon lui.

Un cessez-le-feu signé en octobre sous l'égide de l'ONU et globalement respecté depuis a permis aux parties rivales de retourner à la table des négociations.

Etats-Unis : explosion dans le centre-ville de Nashville

ven, 25/12/2020 - 15:55

Une explosion est survenue dans le centre-ville de Nashville, dans l'Etat américain du Tennessee, le 25 décembre, selon l'agence AP. D'après la même source, des débris et du verre a été projeté par la déflagration et les bâtiments environnant ont été secoués. 

La police de la ville a fait savoir, via Twitter, que l'explosion avait eu lieu à 6h30 (heure locale) et que des membres des forces de l'ordre ainsi que des secours et des pompiers avaient été déployés sur les lieux.

These are pictures from 2nd Avenue south. Windows were broken out from explosion area to Broadway. Please AVOID this area! Media staging is at 2nd Avenue south and KVB. pic.twitter.com/tocdpHWFgj

— Nashville Fire Dept (@NashvilleFD) December 25, 2020

Police have told us the explosion this morning is linked to a vehicle. It happened outside in Downtown Nashville. Our photojournalist @QuanMcwil_TV received this video from a witness on scene. pic.twitter.com/pbkWfF2njI

— Aaron Cantrell (@AaronTheNewsGuy) December 25, 2020

Détails à suivre...

Le Covid-19 parmi nous pour les 10 prochaines années, selon le co-fondateur de BioNTech

ven, 25/12/2020 - 14:25

Ugur Sahin, médecin, co-fondateur et PDG de la société allemande BioNTech, a estimé le 22 décembre sur Bild TV que le Covid-19 serait présent «pendant les 10 prochaines années». Il faudra ainsi, selon lui, s'«habituer au fait qu'il y aura d'autres épidémies». Le dirigeant estime qu'un retour à une vie sans confinement sera possible dès la fin de l'été 2021, si la vaccination contre le coronavirus est efficace.

L'Allemand BioNTech s'est associé à la société pharmaceutique américaine Pfizer pour créer le vaccin contre le Covid-19 qui sera administré en France à partir du 27 décembre.

«Cet hiver, nous n'aurons pas d'impact sur le nombre d'infections» a-t-il prévenu. Ugur Sahin a également appelé à la prudence quant à l'hypothèse selon laquelle vacciner 60 à 70 % de la population mondiale suffirait à prévenir de nouvelles épidémies. «Si le virus devient plus efficace... nous pourrions avoir besoin d'un taux de vaccination plus élevé pour que la vie revienne à la normale» a-t-il affirmé en faisant référence à la nouvelle souche de Covid-19 découverte il y a quelques jours au Royaume-Uni.

Gospel de Noël pour Assange devant la prison londonienne où il est détenu

ven, 25/12/2020 - 14:12

Alors que Julian Assange reste détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres pour ce Noël 2020, le Choeur de gospel africain de Londres et l'organisation PixelHelper se sont déplacés devant l'établissement pénitentiaire le 23 décembre au soir pour interpréter le chant «Something inside so strong», afin d'exprimer leur soutien au journaliste et de demander sa libération via cette performance artistique symbolique.

La vidéo qui en a été tirée a été largement partagée par les soutiens de Julian Assange, et notamment par sa compagne Stella Moris et par sa mère Christine Assange. «Je ne peux pas arrêter de regarder», a écrit Stella Moris sur son compte Twitter alors qu'elle ne cesse d'exhorter ces derniers jours le président américain Donald Trump à accorder la grâce à son compagnon, avant de quitter le pouvoir.

Le verdict de son procès en extradition vers les Etats-Unis doit être prononcé le 4 janvier

Christine Assange – qui continue de demander la libération de son fils «journaliste et prisonnier politique» – a chaleureusement remercié le chœur pour cette performance «émouvante et édifiante».

Something Inside So Strong est une chanson de l'auteur-compositeur-interprète anglais Labi Siffre, qui l'avait composée après avoir été choqué par le visionnage en 1985 d'un documentaire montrant un soldat blanc ouvrant le feu sur des enfants noirs en Afrique du Sud, du temps de l'Apartheid.

Détenu depuis le 11 avril 2019 à Londres, Julian Assange attend le verdict de son procès en extradition vers les Etats-Unis qui doit être prononcé le 4 janvier 2021. Ses conditions de détention ont plusieurs fois été dénoncées par le rapporteur de l'ONU sur la torture. Sa détention elle-même est remise en cause par de très nombreuses organisations de journalistes, de défenseurs de droits de l'Homme, d'avocats, de médecins et de nombreuses personnalités politiques et culturelles à travers le monde. Gratifié par de très nombreux prix de journalisme, le fondateur de Wikileaks est accusé d'espionnage aux Etats-Unis pour avoir révélé des centaines de milliers de documents confidentiels ayant démontré l'existence de violation de droits de l'Homme et de ce qui s'apparente à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis par l'armée américaine, notamment en Irak et en Afghanistan. S'il est extradé aux Etats-Unis, il encourt une peine de 175 ans de prison.

Meriem Laribi

Centrafrique : les principaux groupes rebelles rompent leur cessez-le-feu

ven, 25/12/2020 - 13:58

Face à «l'entêtement irresponsable du gouvernement» qui aurait rejeté le cessez-le-feu, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont décidé de rompre le «cessez-le-feu unilatéral» de trois jours, qu'elle avait pris en amont des élections présidentielle et législatives du 27 décembre. Cette nouvelle annonce a été faite par deux importants groupes rebelles, selon l'AFP.

La Centrafrique est en proie à une guerre civile depuis que la coalition Séléka a renversé François Bozizé en 2013. La France avait alors déployé plus d'un millier de soldats de l'opération Sangaris, sous mandat de l'ONU. Sangaris, qui a compté jusqu'à 1 600 hommes, est resté en place jusqu'en 2016. L'actuel président centrafricain Faustin-Archange Touadéra Touadéra a reçu ces derniers jours des renforts militaires du Rwanda et de la Russie. Moscou a ainsi annoncé le 22 décembre avoir envoyé 300 instructeurs militaires supplémentaires pour la formation de l'armée centrafricaine. Le Rwanda a lui annoncé l'envoi de militaires dans le pays pour y protéger ses Casques bleus. En outre, le 23 décembre, le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue centrafricain et a ordonné le survol du pays par des avions de chasse pour «marquer la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation», selon l'Elysée.

Il y a une semaine, les principaux groupes rebelles armés s'étaient coalisés et avaient lancé une offensive, depuis stoppée. Le camp Touadéra avait accusé ces groupes rebelles de tenter un «coup d'Etat» à l'instigation de François Bozizé, qui a démenti

Lister les 10 sites «fiables» avec le plus d’engagement : la démarche contestable de NewsGuard

ven, 25/12/2020 - 12:35

Distinguer les «bons» médias des «mauvais» : cette tâche, que l'on imagine mal être réalisée sans jugement subjectif, est celle que semble poursuivre le service américain NewsGuard, à l'origine d'une récente publication intitulée : «Les top 10 des désinformateurs – et le top 10 des sites fiables avec le plus d’engagement en ligne» – en France.

NewsGuard, qui avait annoncé son lancement en France en mai 2019, distribue aux médias des notes allant de 0 et 100, en fonction de neuf «critères de crédibilité et de transparence». A chaque critère, NewsGuard associe associe un nombre de points précis, défini arbitrairement ; l'addition de ces points détermine, pour chaque média, une note sur 100 : «Indique[r] clairement la publicité» peut rapporter jusqu'à 7,5 points, «Rassemble[r] et présente[r] les informations de façon responsable» jusqu'à 18 points...

C'est en se basant sur ces notes que le service américain a livré, le 21 décembre 2020, son classement «des sites fiables avec le plus d’engagement en ligne». Les sites d'actualité «fiables» pris en compte, sont ceux qui ont obtenu la note maximale de 100 sur 100. Arrivent, sur le podium de NewsGuard, les sites Actu.fr, 20Minutes.fr et FranceBleu.fr.

Distinguer les médias «sûrs» des autres : une démarche vouée à l'échec ?

Prétendre définir ainsi «le top 10 des sites fiables avec le plus d’engagement en ligne», ne relève-t-il pas de la gageure ? Un site d'actualités qui aurait suscité beaucoup plus d'engagement sur les réseaux sociaux que FranceBleu.fr, mais aurait obtenu 99 points selon les critères et systèmes de notation de NewsGuard, n'apparaîtrait pas même dans le top 10 du service américain...

Il convient en outre de souligner que la note de «100 sur 100,» délivrant un accès à la liste de NewsGuard, ne garantie pas contre les erreurs, approximations ou affirmations fallacieuses.

Ainsi, entre autres exemples, le site Acrimed épinglait le 8 mai 2019 France Inter (dont le site est noté «100 sur 100» par NewsGuard), pour son traitement d'événements survenus le 1er mai à Paris : une journaliste de la radio publique française avait notamment fait référence, le 2 mai, à «l'intrusion de casseurs à l'intérieur de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière» la veille. Or, ce terme de «casseurs» était sujet à caution : le 4 mai, l'AFP évoquait des« heurts entre manifestants et forces de l'ordre lors du 1er mai, marqué par l'irruption de plusieurs dizaines d'entre eux dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, après un mouvement de panique.» «Les 31 manifestants interpellés [...] dans l'enceinte de La Pitié-Salpêtrière [...] ont déclaré qu'ils n'avaient fait que "fuir les ultra-violences policières"», précisait l'agence. Le ministre de l'Intérieur de l'époque Christophe Castaner avait quant à lui parlé d'«attaque», puis d'«intrusion violente».

Le 6 mai 2019, France Inter avait publié sur son site un «retour sur nos responsabilités» à propos de cet épisode – évoquant, en fait, les responsabilités de l'ensemble de la profession : «Pour les journalistes, la bataille de l’établissement des faits devrait primer. Ça n’a pas été le cas dans les premières heures. Nous nous sommes laissés entraîner par le commentaire précipité des politiques. Beaucoup de médias ont relayé sans assez de distance Christophe Castaner qui commentait des faits pourtant non établis». 

En d'autres termes : même un média «de référence» relève que les journalistes peuvent, dans l'emballement de l'actualité et des commentaires, manquer de distance dans leur travail. Aucune notation maximale ne peut, dans ce contexte, garantir l'infaillibilité de médias. Désigner des parangons de la vérité apparaît donc comme un exercice voué à l'échec – une considération qui ne dissuade pourtant pas NewsGuard de délivrer des labels, ni d'en tirer des classements.

Les mêmes reproches ont d'ailleurs pu être formulés à l'encontre des plateformes qui, à l'instar du «Décodex» du Monde, entendent désigner les médias méritant d'être considérés comme «fiables».

Les très orientés membres du Conseil consultatif de NewsGuard

Certains éléments, que RT France avait déjà relevés dans un article de janvier 2019, suggèrent quelques pistes pouvant expliquer une partialité de NewsGuard dans son jugement des médias.

En particulier : la présence au Comité Consultatif de NewsGuard de personnalités comme Don Baer, qui a notamment dirigé la communication de la Maison Blanche sous l’administration Clinton, comme le général américain retraité Michael Hayden, ancien directeur de la CIA, ancien directeur de l’Agence de sécurité nationale (NSA), et ancien directeur adjoint du renseignement sous l’administration de George W. Bush, ou encore comme Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’OTAN et fondateur de la fondation Alliance of Democracies.

Après l'accord post-Brexit, l'Ecosse sur la voie de l'indépendance ?

ven, 25/12/2020 - 12:18

Le 24 décembre, après l'annonce de l'accord post-Brexit auquel sont parvenus le Royaume-Uni et l'Union européenne, le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon a expliqué qu'il était temps que l'Ecosse devienne «une nation européenne indépendante». Une déclaration qui pourrait raviver les velléités indépendantistes de l'Ecosse, qui avait voté à 62% contre la sortie de l'Union européenne lors du référendum de 2016, le troisième de l'histoire du pays.

Sur son compte Twitter, la chef du Scottish National Party (SNP) a rappelé que le Brexit arrivait «contre la volonté du peuple d’Ecosse» et affirmé qu'«aucun accord ne pourra jamais compenser ce que le Brexit nous enlève». «Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante» a-t-elle conclu.

Before the spin starts, it’s worth remembering that Brexit is happening against Scotland’s will. And there is no deal that will ever make up for what Brexit takes away from us. It’s time to chart our own future as an independent, European nation.

— Nicola Sturgeon (@NicolaSturgeon) December 24, 2020

Peu de temps avant, la leader indépendantiste avait également affirmé que l'accord était «désastreux pour les fermiers britanniques» et «imposé à l’Ecosse contre sa volonté». Elle par la suite qualifié la décision prise par Londres de ne plus participer au programme Erasmus de «vandalisme culturel».

This is a disastrous Brexit outcome for Scottish farmers...and like all other aspects of Brexit, foisted on Scotland against our will. https://t.co/jWruc1RL46

— Nicola Sturgeon (@NicolaSturgeon) December 24, 2020

Le chef du SNP à la Chambre des communes Ian Blackford s'est joint à la critique portée par Nicola Sturgeon, en affirmant que l'Ecosse serait «plus pauvre» le 1er janvier. Pour lui, réintégrer l'Union européenne en tant que pays indépendant est «la destinée» de l'Ecosse.

We now must chart a route back for Scotland into the EU. We can achieve this through Scotland becoming an independent European country. That is our destiny.

— Ian Blackford (@Ianblackford_MP) December 24, 2020

Londres s'oppose à un second référendum

Les indépendantistes du SNP rencontrent des succès électoraux depuis les années 1970, qui coïncident avec la découverte de pétrole dans la mer du Nord. Une tendance qui a abouti à la tenue d'un référendum en 2014. Le résultat favorable au maintien dans le Royaume-Uni – dont l'Ecosse est une nation constitutive depuis 1707 – aurait dû clore la question pour quelques années. Mais le Brexit a changé la donne : 62% des Ecossais ont en effet voté à cette occasion pour rester dans l'Union européenne.

Deux jours après le déclenchement de la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, en mars 2017, Nicola Sturgeon avait formellement demandé au gouvernement britannique en tant que Premier ministre écossais «le pouvoir d'organiser un second référendum d'indépendance». Un sondage publié par l'institut Survation montrait alors que seuls 41% des Ecossais étaient favorables à une nouvelle consultation.

Le Premier ministre britannique de l'époque, Theresa May, avait estimé que le moment n'était pas venu pour un nouveau référendum, celle-ci cherchant à se focaliser sur les négociations avec l'Union européenne en vue du Brexit. Une position à laquelle s'est tenue Londres depuis : son successeur Boris Johnson a ainsi fait savoir en juillet 2020 qu’il s’opposerait lui aussi à un nouveau référendum sur l’indépendance. Or, son accord est requis pour organiser un tel scrutin.

Cette déclaration n'a cependant pas empêché Nicola Sturgeon de déclarer le 1er septembre 2020 qu’une proposition de loi pour un second référendum sur l’indépendance serait publiée dans les mois à venir, comme l'a rapporté Euractiv. Elle souhaite pour ce faire s'appuyer sur une potentielle large victoire aux élections législatives écossaises de 2021. Le Premier ministre écossais s'est cependant engagée à retarder la campagne pour un second référendum jusqu'à ce que le pays soit sorti de la crise liée à la pandémie de Covid-19.

Le référendum de septembre 2014 s'était soldé par un rejet de la sortie du Royaume-Uni à 55,3% avec un fort taux de participation (84,6%). Mais le difficile processus de négociation du Brexit et son résultat jugé peu satisfaisant par le gouvernement écossais actuel pourrait renverser la vapeur en faveur des indépendantistes. 

Les institutions européennes évitent de leur côté de commenter ces projets mais laissent entendre que, en cas d'indépendance, le chemin d’Edimbourg vers l’adhésion à l'Union européenne serait sûrement long. 

Une cagnotte mise en place pour soutenir les familles des gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme

ven, 25/12/2020 - 09:55

France Bleu Pays d'Auvergne rapporte, le 24 décembre, qu'une cagnotte a été mise en ligne par la fondation Maison de la gendarmerie, afin de soutenir les familles des trois gendarmes récemment tués dans le Puy-de-Dôme.

On se rend compte que les gens remercient leur gendarmerie, ceux qui les protègent au quotidien

Selon la même source, la vice-présidente de la fondation Hélène Gontaud s'est dit «très agréablement surprise» par l'afflux de dons après la publication de cette cagnotte. «On se rend compte que les gens remercient leur gendarmerie, ceux qui les protègent au quotidien», ajoute-t-elle auprès de France Bleu.

Trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé dans la nuit du 22 au 23 décembre à Saint-Just (Puy-de Dôme), alors qu'ils intervenaient pour porter secours à une femme, réfugiée sur le toit de sa maison après avoir été frappée à la tête par son compagnon et menacée par celui-ci. 

Le tireur a été découvert mort quelques heures plus tard, près de son véhicule.

La chronologie exacte des faits reste encore à établir. Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables sur les gendarmes, dont on ne sait pas encore dans quel ordre ils ont été touchés, d'après l'AFP. Selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand Eric Maillaud, «des centaines et des centaines» de douilles ont été retrouvées près du domicile du couple, incendié par le tireur. 

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a qualifié ce drame d'«un des événements les plus tragiques» de l'histoire de la gendarmerie, hors terrorisme.

La Syrie a intercepté des missiles tirés par l'aviation israélienne, affirme Damas

ven, 25/12/2020 - 07:46

La défense aérienne syrienne a intercepté le 25 décembre des missiles tirés par Israël sur la province de Hama, dans l'ouest du pays, a rapporté l'agence de presse gouvernementale syrienne Sana

«Notre défense aérienne a intercepté une attaque israélienne sur la zone de Masyaf», dans la banlieue ouest de la ville de Hama, située dans la province rurale éponyme, a précisé l'agence.

La télévision publique syrienne a diffusé des images montrant, selon elle, l'armée de l'air syrienne répliquant à l'attaque israélienne. Des avions de guerre israéliens ont été entendus alors qu'ils survolaient le Liban, voisin de la Syrie, peu avant les frappes, ont par ailleurs constaté des correspondants de l'AFP. Une source militaire citée par celle-ci affirme que les missiles été lancés depuis la ville de Tripoli, au nord du Liban. 

Israël, qui n'a pas commenté ces informations dans l'immédiat, a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, ciblant des forces iraniennes, des forces du mouvement chiite libanais Hezbollah ainsi que des troupes syriennes.

Colère aux Etats-Unis après la mort d'un homme noir non armé tué par la police dans l'Ohio

jeu, 24/12/2020 - 22:20

Un homme noir a été tué par un policier à Columbus, dans l'Ohio, le deuxième en quelques semaines dans cette ville du nord des Etats-Unis, provoquant l'indignation dans un pays traversé depuis le printemps par un mouvement historique contre les violences policières.

Andre Maurice Hill, 47 ans, se trouvait dans le garage d'une maison dans la nuit du 21 au 22 décembre quand il a été touché de plusieurs balles par le policier. Les forces de l'ordre avaient été appelées sur place pour un incident sans gravité.

Encore une fois, des agents voient un homme noir et concluent que c'est un criminel dangereux

Les images de la caméra-piéton de l'agent montrent Andre Hill s'avancer vers le policier en tenant un téléphone portable dans la main gauche, son autre main restant invisible. Quelques secondes plus tard, l'agent fait feu et Hill s'écroule. Aucun son ne vient expliquer les circonstances des tirs. L'agent, Adam Coy, et son collègue, attendront plusieurs minutes avant de s'approcher de la victime, encore vivante, et qui décèdera plus tard.

Le maire de Columbus se dit «scandalisé»

Adam Coy a été suspendu. Selon les médias locaux, il a déjà été visé par des plaintes pour usage excessif de la force. Hill, qui n'était pas armé, est le second Afro-Américain tué par la police en moins de trois semaines à Columbus. Casey Goodson Jr., 23 ans, avait été atteint de plusieurs balles le 4 décembre alors qu'il rentrait chez lui après avoir acheté des sandwiches.

«Encore une fois, des agents voient un homme noir et concluent que c'est un criminel dangereux», s'est indigné l'avocat Ben Crump, qui défend plusieurs familles de victimes dont celle de George Floyd. Le décès de ce dernier fin mai a provoqué une vague de manifestations contre le racisme et les violences policières dans le pays. Andre Hill est la 96e victime noire d'un policier depuis George Floyd, a-t-il ajouté, dénonçant «une succession tragique» d'incidents mortels impliquant des policiers.

Le maire de Columbus, Andrew Ginther, s'est dit «scandalisé» par la mort d'Andre Hill. Il «était connu des résidents de la maison devant laquelle il avait garé sa voiture et c'était un invité, pas un cambrioleur», a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. Andrew Ginther s'est dit encore plus «perturbé» par le fait que les deux policiers présents n'aient pas donné les premiers soins à Andre Hill. Il a demandé «le limogeage immédiat» de l'agent Coy.

La souche mutante du Covid-19 détectée pour la première fois en Allemagne

jeu, 24/12/2020 - 20:29

Bien que plusieurs pays – dont l'Allemagne – aient suspendu leurs liaisons aériennes et ferroviaires avec le Royaume-Uni après la découverte d'une nouvelle souche du Covid-19, celle-ci est désormais présente dans le pays de Goethe. Les autorités sanitaires allemandes ont en effet annoncé ce 24 décembre l'avoir détectée chez une femme arrivée par avion de Londres.

«C'est le premier cas connu en Allemagne», a indiqué le ministère régional de la Santé du Bade-Wurtemberg dans un communiqué.

Cette femme était arrivée à l'aéroport de Francfort le 20 décembre en provenance de l'aéroport d'Heathrow (Londres). Elle a ensuite été emmenée en voiture par des proches à Freudenstadt, dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), et s'est mise en quarantaine après avoir été testée positive au Covid-19 à sa descente d'avion.

Le lendemain, elle a commencé à développer des symptômes et un second test s'est avéré lui aussi positif. «Aujourd'hui la variante du virus B.1.1.7 a été détectée», a ajouté le ministère régional.

L'Allemagne a prolongé jusqu'au 6 janvier la suspension des vols en provenance du Royaume-Uni et d'Afrique du Sud après l'apparition de cette nouvelle souche jugée par les autorités britanniques plus contagieuse. En France, le ministre de la Santé Olivier Véran a reconnu qu'il était «tout à fait possible» que la nouvelle souche du Covid-19 circule dans le pays, même si rien ne permet pour le moment de l'assurer. «Sur les derniers jours, 500 souches virales ont été identifiées [et] analysées en génétique et ce variant n'a pas été retrouvé, ce qui ne veut pas dire qu'il ne circule pas», a-t-il ajouté.

L'Organisation mondiale de la santé, par la voix de son responsable des situations d'urgence sanitaire, Michael Ryan, avait fait savoir le même jour que la situation n'était «pas hors de contrôle» après la découverte de la nouvelle souche du coronavirus.

Belgique: une trentaine d'individus fuient une réunion illégale en bousculant des policières (VIDEO)

jeu, 24/12/2020 - 19:53

L'intervention de membres des forces de l'ordre belges dans un bâtiment dans lequel se tenait un rassemblement d'une trentaine de personnes violant les mesures anti-Covid a donné lieu à une scène filmée spectaculaire. Selon le site du média belge Sud Info, la séquence s'est déroulée le 18 décembre à Anderlecht, une des communes de la région Bruxelles-Capitale.

La vidéo en question, que s'est procuré le site du quotidien belge néerlandophone Nieuwsblad, a été filmée par la chaîne russe Rossiya 1. Le député belge Dries Van Langenhove, du parti nationaliste flamand Vlaams Belang, a tweeté ces images avec un commentaire : «Une quarantaine d'Africains surpris lors d'une lockdown party à Cureghem [quartier d'Anderlecht] piétinent des policiers [...]. Il y a beaucoup à apprendre de ces images.»

40 Afrikanen die betrapt worden op een lockdownfeestje in Kuregem lopen agentes onder de voet terwijl die om versterking roepen. Er valt veel te leren uit deze beelden. pic.twitter.com/XsSoWBZDKH

— Dries Van Langenhove MP (@DVanLangenhove) December 23, 2020

Dans les images en question, on voit deux policières entrer dans un bâtiment, puis annoncer en passant la porte d'un sous-sol : «C'est la police !». Puis l'une des deux fonctionnaires lâche, en descendant les marches : «C'est quoi ça tout ce monde ?».

Après qu'une des policières enjoint les nombreux individus présents à «rester ici», la tension monte. Un individu s'indigne qu'on le filme ; des participants à la réunion interdite finissent par se précipiter hors du bâtiment en bousculant les policières, l'un d'eux hurlant en atteignant la rue : «Police, police !»

L'une des deux membres des forces de l'ordre tente de refermer la porte d'entrée de l'immeuble derrière d'autres fuyards, en vain. La porte s'ouvre de nouveau sur un flux d'hommes, l'un deux brusquant la policière. Par la suite, des renforts policiers arrivent et rouvrent la porte de l'immeuble, qui était alors visiblement retenue par un individu resté à l'intérieur.

Dans la vidéo de Rossiya 1 diffusée notamment sur YouTube, les images de cette scène apparaissent vers 3'30.

Selon Nieuwsblad, les deux fonctionnaires sont entrées dans ce bâtiment après une plainte en raison du bruit et ont trouvé une trentaine d'hommes au sous-sol. Ceux-ci auraient déclaré s'être rassemblés pour pleurer la mort d'un ami. Le journal belge ajoute que cette réunion s'accompagnait de musique et de consommation d'alcool. 

Selon Sud Info, cinq personnes ont été verbalisées et la police tente à présent d’identifier les fuyards sur la base des images.

Covid-19 : l' Argentine donne son feu vert au vaccin russe Spoutnik V

jeu, 24/12/2020 - 18:09

«Le vaccin Gam-CovidVac, appelé Spoutnik V, développé par le Centre national russe d'épidémiologie et de microbiologie Gamaleïa [...] est autorisé en urgence, conformément aux recommandations de l'Administration nationale des médicaments, des aliments et des technologies médicales», a annoncé dans un communiqué le ministre argentin de la Santé, Ginés Gonzalez Garcia, le 23 décembre.

Un grand jour pour l’Argentine, pour l’Amérique latine, pour la Russie

L'Argentine est le premier pays d'Amérique latine à autoriser le vaccin russe sur la base des résultats des tests de phase 3, selon un communiqué du Fonds russe d'investissements directs qui a participé au financement des recherches pour la mise au point de ce vaccin russe. 

300 000 doses de Spoutnik pour Noël

«L’enregistrement du vaccin Spoutnik V en Argentine sans essais clinique supplémentaires dans сe pays témoigne [du haut niveau] des normes réglementaires en Russie et de la qualité des essais cliniques russes», s'est félicité Kirill Dmitriev, le directeur du Fonds. Celui a déclaré qu'il s'agissait d'un «grand jour pour l’Argentine, pour l’Amérique latine, pour la Russie». Il a souligné que les autorités russes étaient prêtes à travailler avec d'autres pays d'Amérique latine. «Nous comptons sur une première livraison rapide du vaccin en Argentine, très prochainement, ce qui amènera de bonnes nouvelles pour Noël», a-t-il également déclaré.

De fait, un avion de la compagnie Aerolineas Argentinas s'est envolé pour Moscou le 22 décembre et est reparti le lendemain vers l'Argentine avec 300 000 doses de Spoutnik V à bord. Le président de la compagnie aérienne a publié des images du chargement de la cargaison sur son compte Twitter.

Luego del proceso de carga en el aeropuerto de Moscú, las vacunas Sputnik V ya se encuentran en la bodega de nuestro A330 próximo a despegar hacia nuestro país. El vuelo AR1060 estima llegada a Ezeiza mañana por la mañana. pic.twitter.com/RbW9S2Wrd5

— Pablo Ceriani (@ceriani_pablo) December 23, 2020

Au total, l'accord prévoit la livraison en Argentine de 10 millions de doses de Spoutnik V, selon Tass.

Les négociations sont en revanche toujours en cours pour la fourniture à l'Argentine du vaccin du géant américain Pfizer associé à l'allemand BioNTech. «L'engagement pris était que si l'Argentine mettait des volontaires à disposition, elle avait la priorité pour négocier, mais la négociation n'est pas facile, cela reste un produit commercial», a déclaré le 23 décembre Gonzalo Perez Marc, le directeur de l'étude sur le vaccin Pfizer en Argentine, selon l'AFP. Buenos Aires a également signé des contrats d'achat avec l'université d'Oxford, associée au laboratoire AstraZeneca, et fait partie du mécanisme Covax de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

L'Argentine, pays de 44 millions d'habitants, a enregistré plus de 1,5 million de cas positifs et déplore plus de 42 000 décès, soit un nombre de morts par millions d'habitants comparable à celui de la France.

En décembre, la campagne de vaccination au Spoutnik V a commencé en Russie, le vaccin étant réservé dans un premier temps aux personnels médicaux, aux travailleurs sociaux et aux enseignants. 

Covid-19 : nouveau record journalier de contaminations en Russie

jeu, 24/12/2020 - 17:37

Le centre anti-coronavirus russe a fait état ce 24 décembre d'un nombre record de cas journaliers de contamination au Covid-19, selon l'agence Tass.

29 935 nouvelles contaminations ont été dénombrées pour les dernières 24 heures, pour un total de plus de 2,96 millions de cas depuis le début de la pandémie. En 24 heures également, 8 203 cas ont été détectés à Moscou, 3 756 à Saint-Pétersbourg, 1 538 dans la région de Moscou, 502 dans la région de Nijni Novgorod, 442 dans la région de Pskov et 418 dans la région de Sverdlovsk (Ekaterinbourg).

Le nombre total de décès atteint 53 096 en Russie, selon l'AFP.

La veille, le 23 décembre, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré : «Nous devrons poursuivre la lutte contre l’épidémie du coronavirus, inverser le cours des choses, préserver une forte mobilisation du système de santé publique et de l’ensemble des services sociaux de l’Etat et, bien évidemment, tirer les leçons de tous les problèmes auxquels nous avons fait face et auxquels nous nous sommes attaqués, assurer la reprise de l’emploi et une croissance économique soutenue.»

Le gouvernement russe n'a pas imposé de nouveau confinement face à la pandémie de Covid-19 cet automne afin de préserver son économie. Les autorités russes comptent en outre sur leur campagne de vaccination massive au Spoutnik V, développé par le centre de recherches russe Gamaleïa.

Ecosse, Irlande, Allemagne... L'accord post-Brexit entre l'UE et Londres fait réagir

jeu, 24/12/2020 - 16:49

Le Royaume-Uni et l'Union européenne sont arrivés ce 24 décembre, au terme de longues négociations, à un accord de libre-échange post-Brexit, permettant in extremis d'éviter un «no deal», selon des sources britanniques et européennes citées par l'AFP.

Centrafrique : deux des principaux groupes rebelles décrètent un cessez-le-feu

jeu, 24/12/2020 - 15:33

La Centrafrique est ravagée par la guerre civile depuis que la coalition Séléka, a renversé François Bozizé en 2013. 

Paris avait alors déployé plus d'un millier de soldats de l'opération Sangaris, sous mandat de l'ONU, pour rétablir la sécurité. Sangaris, qui a compté jusqu'à 1 600 hommes, est restée en place jusqu'en 2016. Le président Touadéra a reçu ces derniers jours des renforts militaires du Rwanda et de la Russie, qui a annoncé le 22 décembre 2020 avoir envoyé 300 instructeurs militaires supplémentaires.

Il y a une semaine, les principaux groupes rebelles armés se sont coalisés et ont lancé une offensive, immédiatement accusés par le camp Touadéra de tenter un «coup d'Etat» à l'instigation de François Bozizé Bozizé, qui dément.

Détails à suivre... 

Brexit : les tractations se poursuivent, la pêche toujours au cœur des négociations

jeu, 24/12/2020 - 15:16

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen devait initialement s'entretenir ce 24 décembre en début de matinée avec le Premier ministre britannique Boris Johnson pour sceller un compromis, qui aurait été annoncé dans la foulée mais cet échange n'a pas été confirmé. «Ça bagarre sur les chiffres [de la pêche], et ça, c'est mauvais signe», a expliqué une source européenne, citée par l'AFP. «Les négociations ne sont pas encore finies», a prévenu une deuxième source européenne à l'agence de presse, estimant toutefois que «le dénouement ne devrait pas trop tarder».

L'aboutissement de ces laborieuses discussions, débutées en mars, permettrait aux deux parties de s'épargner un «no deal».

La pêche toujours au cœur des négociations

S'il est confirmé, le compromis entre la Commission européenne et le Royaume-Uni devra encore être validé par les Etats membres, un processus qui devrait prendre plusieurs jours.

Il reste en théorie suffisamment de temps pour qu'un éventuel traité entre en application provisoire le 1er janvier, quand le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l'UE le 31 janvier dernier, aura définitivement abandonné le marché unique. Le texte, de près de 2 000 pages, serait alors validé a posteriori par le Parlement européen.

Sans accord, les échanges entre l'UE et Londres seraient régis par les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane, de quotas, ainsi que de formalités administratives susceptibles d'entraîner des embouteillages monstres et des retards de livraison.

Les négociations sont depuis le 21 décembre entre les mains de la présidente Ursula von der Leyen et de Boris Johnson qui ont échangé à plusieurs reprises pour tenter de surmonter l'impasse relative à la pêche. Malgré son faible poids économique, le secteur revêt une importance politique et sociale pour plusieurs Etat membres, dont la France, les Pays-Bas, le Danemark ou l'Irlande. Or les Britanniques veulent reprendre le contrôle de leurs eaux et en ont fait le symbole de leur souveraineté retrouvée après le divorce.

Les tractations se concentrent sur le partage des quelque 650 millions d'euros de produits pêchés chaque année par l'UE dans les eaux britanniques et la durée de la période d'adaptation pour les pêcheurs européens.

Les autres sujets jusque là problématiques – la manière de régler les différends et les mesures de protection contre toute concurrence déloyale – ont pour leur part été réglés ces tout derniers jours.

Un accès au marché européen sans droit de douane pour Londres

La conclusion d'un texte en à peine dix mois – quatre ans et demi après le référendum de juin 2016 sur le Brexit – constituerait une prouesse pour Londres et Bruxelles, surtout pour un accord de cette envergure qui prend en général des années.

Deux ans et demi avaient été nécessaires pour négocier le traité de retrait scellant le départ britannique, conclu fin 2019, un texte qui apporte une sécurité juridique aux expatriés des deux côtés de la Manche et fournit des garanties pour le maintien de la paix sur l'île d'Irlande.

Avec cet accord, négocié par Michel Barnier côté européen et David Frost côté britannique, l'UE offrirait à son ancien Etat membre un accès inédit sans droit de douane ni quota à son immense marché de 450 millions de consommateurs.

Toutefois cette ouverture serait assortie de strictes conditions : les entreprises d'outre-Manche devraient respecter un certain nombre de règles évolutives au fil du temps en matière d'environnement, de droit du travail et de fiscalité pour éviter tout dumping. Des garanties devraient aussi exister en matière d'aides d'Etat. Un mécanisme devrait permettre aux deux parties d'activer rapidement des contre-mesures, comme des droits de douane, en cas de divergences sur ces normes.

Saisons russes : Concert de Noël sur RT France

jeu, 24/12/2020 - 15:14

Le soir de Noël est un moment de magie que tout le monde attend. RT France, les Saisons russes et ses collaborateurs allemands de RCCR Projects ont préparé pour les amateurs d'art classique un cadeau bien particulier : un concert de Noël avec la participation de stars de la scène musicale internationale. 

Le programme de cette soirée très spéciale, mettant en scène non seulement des grands classiques mais aussi de nouvelles expériences artistiques, se déroulera en ligne. 

Le décor majestueux du palais Narychkine-Chouvalov, qui accueille par ailleurs le musée Fabergé de Saint-Pétersbourg, a servi de scène pour ce concert unique. Après être passés par les salles de concert les plus emblématiques du monde, cette performance au sein du musée Fabergé est une première pour la plupart des artistes.

Pour la première fois, les artistes du théâtre Mariinsky vont interpréter une nouvelle chorégraphie de Daphnis et Chloé, combinée avec les éléments d'une toute nouvelle représentation sur la musique du compositeur français Darius Milhaud. Le célèbre chorégraphe et danseur Vladimir Varnava improvisera quant à lui dans l'escalier principal du musée.

L'opéra sera représentée par Elena Stikhina (soprano), soliste du théâtre Mariinsky, lauréate du prix national Oneguine et du Soffit d'or, le plus grand prix théâtrale de Saint-Pétersbourg. Le célèbre pianiste allemand Nikolaus Rexrot, les lauréats du Concours International Tchaïkovski, la flûtiste Sofia Viland et le trompettiste de renom Timour Martynov interpréterons des œuvres de Bach et de Beethoven. L'ensemble de percussions du Théâtre Mariinsky, Renaissance Percussion, interprétera des arrangements inhabituels de Jingle Bells et d'autres célèbres chants de Noël.

Rendez-vous le 24 décembre à 18h sur le site de RT France et ses pages sur les différents réseaux sociaux. 

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