RT France

Souscrire à flux RT France RT France
RT en français: Actualités internationales
Mis à jour : il y a 3 min 54 sec

«Sale fils de blanc» : un jeune musulman agressé après avoir diffusé des photos de son repas de Noël

sam, 26/12/2020 - 22:41

Un Belfortain de confession musulmane, fils d'officier de police, âgé de 20 ans, s'est dit victime d'agression pour avoir fêté Noël. Il aurait d'abord reçu un message, menaçant, d'une de ses connaissances – de l'école et de son club de football – après la publication des photos de son repas de Noël sur les réseaux sociaux. D'après le journal local L'Alsace, «sur le cliché, des huîtres et des crevettes, rien de bien extraordinaire».

Cette connaissance aurait ainsi menacé  le jeune homme et ses parents, car choqué de le voir fêter Noël alors qu'il est de confession musulmane : «Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers [...] Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu.»

Interloqué, le jeune homme a voulu avoir une explication avec l'auteur du message, qui l'a convié à un rendez-vous. Mais il aurait été attendu là par cinq personnes qui s'en seraient prises à lui et l'auraient violemment frappé et menacé pour qu'il ne dépose pas de plainte, selon une source policière citée par l'AFP. «Le jeune homme reprend sa voiture et rentre dans la maison familiale, le visage en sang et le corps couvert de contusions. La suite, c’est un passage au commissariat de Belfort avec un dépôt de plainte», écrit L'Alsace. Selon le quotidien, l’auteur du message aurait été identifié, arrêté puis placé en garde à vue. Lors de celle-ci, l'interpellé aurait déclaré : «Ce n’est pas musulman de fêter Noël.»

Ce sont des comportements sectaires et racistes. C'est inacceptable au XXIe siècle

«Il est tombé dans un guet-apens», a affirmé la mère de la victime, officier de police judiciaire, pour laquelle «cette affaire ne doit pas rester sans suite». «Ce sont des comportements sectaires et racistes. C'est inacceptable au XXIe siècle. Chacun est libre de fêter ce qu'il veut et comme il l'entend», a-t-elle aussi dit, d'après des propos révélés par l'agence de presse.

Agression inadmissible motivée par un racisme trop ordinaire et une haine de la police.

👉 La France a besoin d’une autorité républicaine qui s’exprime réellement et efficacement

Tout mon soutien à la victime et à sa famille https://t.co/sx8Hn67jBn

— Jean ROTTNER (@JeanROTTNER) December 26, 2020

Le président de la Région Grand Est, Jean Rottner (Les Républicains), a réagi sur Twitter : «Agression inadmissible motivée par un racisme trop ordinaire et une haine de la police. La France a besoin d'une autorité républicaine qui s'exprime réellement et efficacement». «Tout mon soutien à la victime et à sa famille», a-t-il ajouté.

Mali : l'armée annonce avoir tué une dizaine de terroristes près du Burkina

sam, 26/12/2020 - 22:14

L'armée malienne a fait état, ce 26 décembre sur Twitter, d'une attaque ayant eu lieu deux jours plus tôt, entre Dinangourou et Mondoro près de la frontière burkinabè : «Le détachement accroché [par les assaillants] a bénéficié d'un appui de feu de l'aviation».

Selon la même source, le bilan s'établit «côté ennemi [à] une dizaine de terroristes tués», sans perte en vie humaine pour les militaires maliens, selon la même source. 

Bilan pas de perte en vie humaine du côté des #FAMa.
Côté ennemi une dizaine de terroristes tués. Les recoupements sont en cours.

— Forces Armées Maliennes (@FAMa_DIRPA) December 26, 2020

Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis l'apparition en 2015 d'un groupe djihadiste mené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté au sein de sa communauté. Les affrontements se sont multipliés entre les Peuls, majoritairement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs «groupes d'autodéfense» notamment en s'appuyant sur les chasseurs traditionnels «dozos».

Dans un rapport transmis la semaine dernière au Conseil de sécurité de l'ONU, la Commission d'enquête internationale sur le Mali accuse de «crimes de guerre» l'armée malienne et d'autres protagonistes, et de «crimes contre l'humanité» les groupes djihadistes et une milice dogon.

Israël mène des frappes sur Gaza après des tirs de roquettes, blessant deux civils palestiniens

sam, 26/12/2020 - 21:43

Deux civils parmi lesquels un enfant ont été légèrement blessés par des frappes israéliennes sur la bande de Gaza ce 26 décembre au matin, ont fait savoir des sources médicales dans l'enclave palestinienne, citées par l'AFP. 

Selon l'armée israélienne, ces bombardements ont été effectués en représailles à deux tirs de roquettes, lancées le 25 décembre au soir depuis la bande de Gaza vers Israël. Les deux roquettes avaient été interceptées par le bouclier antimissile israélien. 

L'armée de l'Etat hébreu a ensuite annoncé avoir frappé trois «installations du Hamas», dont un site de fabrication de roquettes, une infrastructure souterraine et un poste militaire. Tsahal a également tweeté : «Le Hamas va subir les conséquences de tout acte de terreur en provenance de Gaza».

Côté palestinien, dans un communiqué, le mouvement islamiste Hamas a réagi en accusant Israël de frappes «barbares» ayant endommagé un centre hospitalier pour enfants et un centre de rééducation.

«L'aviation israélienne a bombardé cette nuit plusieurs sites à Gaza. Un hôpital pour enfants et une mosquée ont été sérieusement endommagés», a commenté Taoufiq Tahani, le président d'honneur de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS).

Israël bombarde Gaza

L'aviation israélienne a bombardé cette nuit plusieurs sites à Gaza.
Un hôpital pour enfants et une mosquée ont été sérieusement endommagés. https://t.co/JE4mXUfoy0pic.twitter.com/OCqhANUcaq

— Taoufiq TAHANI (@TaoufiqTahani) December 26, 2020

Le 25 décembre au soir, des sirènes d'alerte avaient retenti dans la ville portuaire d'Ashkelon (sud d'Israël) et dans les zones entourant l'enclave palestinienne, avait fait savoir Tsahal dans un communiqué. «Deux roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien [...] et ont été interceptées par le système de défense Dôme de fer», avait précisé l'armée israélienne sans faire état de dégât ou de victime. Les urgences médicales israéliennes ont elles rapporté que plusieurs personnes sous le choc avaient été accueillies par leurs services.

Le dernier tir de roquette depuis Gaza vers le territoire israélien remontait à plus d'un mois. L'armée israélienne avait ensuite bombardé «des cibles militaires du Hamas». Aucun groupe palestinien armé opérant dans Gaza n'avait alors revendiqué la responsabilité de ce tir. 

En août, le gouvernement de Benjamin Netanyahou a intensifié son blocus sur Gaza – en vigueur depuis plus d'une décennie – en interdisant aux pêcheurs gazaouis de sortir en mer et en fermant le seul point de passage des marchandises entre Gaza et Israël, freinant ainsi les livraisons de carburant et entrainant la «fermeture complète» le 18 août de la centrale électrique de ce territoire palestinien.

Lioubov Sobol, employée de l'ONG de Navalny, mise en accusation pour violation de domicile

sam, 26/12/2020 - 21:08

Le Comité d'enquête de la Fédération de Russie a fait savoir que Lioubov Sobol, employée de l'ONG Fondation Anti-corruption (FBK) créée par l'opposant Alexeï Navalny, était mise en accusation dans le cadre d'une enquête pénale pour «violation de l'inviolabilité du domicile, commise avec recours à la violence», rapporte l'agence RIA ce 26 décembre.

Selon les données de l'enquête citée par RIA, le 21 décembre, plusieurs personnes, dont Lioubov Sobol, auraient tenté à plusieurs reprises de pénétrer dans l'appartement d'une femme âgée. Ces individus auraient porté illégalement l'uniforme des employés de Rospotrebnadzor (une agence russe s'occupant de questions sanitaires).

Marina Litvinovitch, membre de la Commission d'observation publique de Moscou, a déclaré le 26 décembre à RIA que l'activiste était «détenue dans une cellule à trois, avec d'autres femmes» dans un centre de détention provisoire. «[Lioubov Sobol] a dit qu'elle se sentait bien», a également rapporté Marina Litvinovitch. 

Avocate de formation et opposante, Lioubov Sobol s'était rendue le 21 décembre à l'immeuble où, selon elle, habitait l'agent présumé des services de sécurité russes (FSB) que l'opposant Alexeï Navalny accuse d'avoir participé à son empoisonnement supposé. «Devant chez l'empoisonneur Koudriavtsev», avait-elle tweeté le 21 décembre, relayant une vidéo qu'elle filmait sur Periscope.

У дома отравителя Кудрявцева https://t.co/nEbxpvsf7c

— Соболь Любовь (@SobolLubov) December 21, 2020

Selon l'avocat de Lioubov Sobol, la plainte visant celle-ci a été déposée par la belle-mère de Konstantin Koudriavtsev, Galina Soubbotina.

Alexeï Navalny a affirmé le 21 décembre avoir piégé Konstantin Koudriavtsev, cet été en Sibérie. Il a publié sur son blog l'enregistrement d'une conversation avec cet homme, présenté comme un expert en armes chimiques travaillant pour le FSB. Le FSB a dénoncé dans la foulée une «falsification» et une «provocation» et le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que l'opposant russe souffrait d'un «délire de la persécution».

Des dizaines de Gilets jaunes à Paris pour le dernier samedi de l'année (IMAGES)

sam, 26/12/2020 - 20:36

Le 26 décembre, une centaine de Gilets jaunes – dont la plupart ne portait pas la chasuble – ont manifesté à Paris, pour la dernière fois avant le passage à l'année 2021. Les revendications étaient liées à la crise sanitaire, les manifestants appelant à «la réouverture des bars et des restaurants» et prônant «la justice sociale», comme a pu le constater un reporter de RT France présent sur place.

Des Gilets jaunes se sont rassemblés à Paris ce 26 décembre#Paris#Giletsjaunespic.twitter.com/ZkO1EkRpKW

— RT France (@RTenfrancais) December 26, 2020

La manifestation s'est déroulée dans le calme, comme a pu le constater un autre journaliste de RT France. 

🔴Départ du dernier samedi de #manifestation des Gilets Jaunes de l’année 2020. Le parcours est de la Porte de Saint-Ouen jusqu’à la Place de la Nation. Parmi les revendications, les GJ demandent la réouverture des bars et des #restaurants.#GiletsJaunes#Paris#YellowVestspic.twitter.com/3KDj8jDdic

— Charles Baudry (@CharlesBaudry) December 26, 2020

Le cortège, qui a effectué le parcours de la porte de Saint-Ouen jusqu’à la place de la Nation, était très encadré par les forces de l’ordre.

📸Dernier samedi de #manifestation des Gilets Jaunes de l’année 2020 dans la capitale. Le cortège est très encadré par les forces de l’ordre. Le parcours est de la Porte de Saint-Ouen jusqu’à la Place de la Nation. #GiletsJaunes#Paris#YellowVestspic.twitter.com/8zOls81H1J

— Charles Baudry (@CharlesBaudry) December 26, 2020

Apparu en octobre 2018, le mouvement des Gilets jaunes exprimait initialement l'expression d'un ras-le-bol contre la baisse du pouvoir d'achat et, en particulier, contre la hausse de la taxe sur le carburant pour 2019 (finalement abandonnée par l'exécutif).

Emmanuel Macron ne souhaite pas un «joyeux Noël» aux Français et s'attire des critiques à droite

sam, 26/12/2020 - 19:16

Comme en 2019, Emmanuel Macron n'a pas souhaité personnellement un «Joyeux Noël» aux Français. Néanmoins l'Elysée, dans un communiqué mis en ligne le 24 décembre portant sur l'état de santé du président, rapportait que celui-ci souhaitait de «joyeuses fêtes aux Françaises et aux Français».

Pas suffisant pour certains commentateurs et personnalités politiques marquées à droite, à l'instar du chroniqueur de CNews et ex-cadre du Rassemblement national (RN), Jean Messiha. Celui-ci n'a pas apprécié le choix d'Emmanuel Macron : «Faut-il rappeler au président de la République que celle-ci a fait de Noël une fête nationale ? Mais comme il est le mandataire d’un système antinational son silence sur Noël est compréhensible...», juge-t-il sur Twitter.

Comme à son habitude, #Macron n’a pas souhaité un #JoyeuxNoel aux Français hier.
Faut-il rappeler au président de la République que celle-ci a fait de #Noel une fête nationale ?
Mais comme il est le mandataire d’un système antinational son silence sur #Noel est compréhensible...

— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) December 26, 2020

Le député européen RN Jordan Bardella a lui aussi noté que, «comme l’an dernier, le président de la République n’aura pas souhaité "Joyeux Noël" aux Français». «Pourquoi sont-ils si méprisants à l’égard de nos traditions ?», interroge-t-il sur Twitter.

Comme l’an dernier, le Président de la République n’aura pas souhaité joyeux Noël aux Français. Pourquoi sont-ils si méprisants à l’égard de nos traditions ?

— Jordan Bardella (@J_Bardella) December 25, 2020

Le conseiller régional du même parti, Julien Odoul, considère que «le silence de Macron est une gifle». «Noël est la fête qui rassemble toutes les familles françaises, croyantes ou non, autour de nos traditions millénaires», fait-il valoir.

Noël est la fête qui rassemble toutes les familles françaises, croyantes ou non, autour de nos traditions millénaires.
Souhaiter #JoyeuxNoel n’est pas un message réservé à une partie de la population mais un vœu à la communauté nationale.
Le silence de #Macron est une gifle.

— Julien Odoul (@JulienOdoul) December 25, 2020

Egalement agacée, l'eurodéputée Les Républicains Nadine Morano a reproché à «l’hyper communicant Emmanuel Macron [d'avoir] fait l’impasse sur Noël». Plus encore, l'élue de droite a considéré que le chef d'Etat avait, ainsi, envoyé «un message clair de mépris pour les racines chrétiennes de la France, fille aînée de l’église catholique et la culture de notre beau pays».

L’hyper communicant @EmmanuelMacron a fait l’impasse sur Noêl c’est un message clair de mépris pour les racines chrétiennes de la France, fille aînée de l’église catholique et la culture de notre beau pays 🇫🇷..#Vivemént2022dehorsMacron

— Nadine Morano (@nadine__morano) December 26, 2020

L'avocat et essayiste de droite Gilles-William Goldnadel a relevé qu'Emmanuel Macron avait déclaré, en juin 2017, partager avec la communauté musulmane française l'Iftar (le repas du soir pendant le ramadan), qu'il qualifiait de «moment de partage». «Il arrive qu’à Noël, on partage également, cher Emmanuel Macron [...] Charité multiculturelle mal ordonnée commence et finit par l’Autre», a-t-il déclaré sur Twitter.

Il arrive qu’à Noël, on partage également, cher Emmanuel Macron . Finalement, oubli très européen, il y a quelques années le calendrier constellé avait omis les fêtes chrétiennes... Charité multiculturelle mal ordonnée commence et finit par l’Autre . https://t.co/h26FPmVwVk

— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) December 26, 2020

«Même Erdogan a souhaité un joyeux Noël. Pas Macron», a tweeté le journaliste de L'Opinion Jean-Dominique Merchet, relayant un article de Valeurs actuelles sur le sujet.

Même #Erdogan a souhaité un joyeux Noël. Pas #Macron. https://t.co/x3oJWTWCPm

— jean-do merchet (@jdomerchet) December 26, 2020

Plaisantant sur ce tollé sur les réseaux sociaux, le comédien Mathieu Madénian a réalisé une vidéo en «soutien à tous les Français et Françaises vexés parce qu'Emmanuel Macron a oublié de leur souhaiter un "Joyeux Noël"» : «Je les comprends car [...] la première chose que je me dis dans la tête quand je vote pour quelqu'un c'est : "Put***, j'espère qu'il va penser à me souhaiter "Joyeux Noël" ! [...] En tout cas, comptez sur [Emmanuel Macron] pour nous souhaiter un "Joyeux troisième confinement".»

Soutien à tous les Français et Françaises vexés car Emmanuel Macron ne leur pas souhaité joyeux Noël...#Macronpic.twitter.com/uIVB2EWxEI

— Mathieu Madénian (@mathieumadenian) December 26, 2020

Pour rappel, en 2017 et 2018, le président de la République avait bel et bien souhaité un «joyeux Noël» à ses compatriotes.

George Blake, le célèbre agent double britannique du KGB, est décédé à l'âge de 98 ans

sam, 26/12/2020 - 18:32

«Aujourd'hui, le légendaire officier du renseignement [...] George Blake, n'est plus. Il aimait sincèrement notre pays, admirait l'exploit de notre peuple au cours de la Deuxième guerre mondiale», a déclaré ce 26 décembre à l'agence TASS le porte-parole des services de renseignements extérieurs russes (SVR), Sergueï Ivanov, cité par l'AFP. L’ancien agent double britannique est décédé à l'âge de 98 ans. Il avait notamment révélé l'existence d'un tunnel secret à Berlin-Est, utilisé pour espionner les Soviétiques.

Le souvenir brillant de cet homme légendaire restera à jamais dans nos cœurs

Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses sincères condoléances : «Blake était un brillant professionnel, doté d'une vitalité et d'un courage particuliers [...] Au cours d'années de travail difficile et acharné, il a apporté une contribution réellement inestimable pour assurer la parité stratégique et maintenir la paix sur la planète. Le souvenir brillant de cet homme légendaire restera à jamais dans nos cœurs».

Un parcours semé d'embûches

George Blake était né à Rotterdam le 11 novembre 1922. Pendant l'invasion des Pays-Bas par les nazis, sa mère et ses sœurs s'étaient enfuies en Grande-Bretagne, tandis que Blake, à l'âge de 17 ans, avait rejoint la Résistance. Plus tard, il se souviendra que sa jeunesse a été entièrement associée à la Seconde Guerre mondiale, en particulier le jour où, après un raid aérien nazi le 10 mai 1940, Rotterdam a été engloutie dans les flammes et la fumée, 31 000 habitations ayant été rasées.

En 1942, le futur espion traverse la France occupée par les nazis sous un autre nom pour finalement atteindre la Grande-Bretagne. En 1943, il se porte volontaire pour s'engager dans la marine britannique. Un an plus tard, il est transféré à la section néerlandaise des services de renseignements britanniques. Après la guerre, lorsque les services secrets occidentaux se concentrent sur l'Union soviétique, Blake est envoyé à Hambourg, et commence à étudier le russe.

En 1948, il devient l'agent résident des services de renseignements britanniques en Corée. Lorsque Séoul est prise par les troupes de Corée du Nord lors de la Guerre de Corée, il est fait prisonnier et envoyé dans un camp de prisonniers de guerre. 

C'est au printemps 1951 que son destin bascule lorsqu'il demande à un officier nord-coréen de transmettre son offre de coopération aux services de renseignements soviétiques. En 1953, après la conclusion de l'accord d'armistice en Corée, Blake retourne à Londres et travaille pour l'espionnage soviétique. Il devient alors agent double et avertit les autorités soviétiques de l'opération Gold – une opération conjointe menée par l'Agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le Service secret de renseignement britannique (SIS) dans les années 1950 pour exploiter la communication par ligne terrestre du quartier général de l'armée soviétique à Berlin, en utilisant un tunnel dans la zone occupée par les Soviétiques.

Trahi par un officier du renseignement polonais en 1961, George Blake est condamné à une peine de 42 ans de prison. Quatre ans plus tard, il réussit à s'échapper et en 1965, il s'installe à Moscou, où il a vécu depuis lors.

Blake était l'auteur de deux livres de mémoires : No Other Choice et Transparent Walls. Un documentaire intitulé «Agent Blake's Choice» a été présenté en première à la télévision russe en avril 2011. Il était titulaire de nombreuses décorations soviétiques et russes, dont l'Ordre de Lénine, l'Ordre de la bannière rouge, l'Ordre de la guerre patriotique de première classe et l'Ordre du courage personnel.

Russie : un attentat de Daesh déjoué par le FSB au Daghestan

sam, 26/12/2020 - 15:35

Le 26 décembre 2020, les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé dans un communiqué avoir déjoué, en coopération avec le ministère russe de l’Intérieur, la préparation d’un attentat terroriste à Makhatchkala, dans la République du Daghestan. Quatre membres d’une cellule du groupe djihadiste Etat islamique ont été arrêtés. 

Selon le FSB, ces individus envisageaient de déclencher un engin explosif près de l’un des bâtiments administratifs des forces de l’ordre, ainsi qu'une attaque armée contre des employés du ministère de l’Intérieur de la République du Daghestan, une république russe du Caucase voisine de la Tchétchénie.

Des armes à feu, des armes blanches, une grande quantité de munitions et un engin explosif ont par ailleurs été retrouvés dans une cache secrète. Les téléphones portables des suspects contenaient des échanges avec des coordinateurs d’activités terroristes situés hors de Russie.

Une enquête pour participation aux activités d’une organisation terroriste a été ouverte contre les quatre individus interpellés.

Mali : deux soldats français blessés par balles lors d'une dispute, une enquête ouverte par l'armée

sam, 26/12/2020 - 15:18

Une altercation entre soldats français de la force Barkhane est survenue dans la nuit du 24 au 25 décembre 2020 sur la base de Gao, au Mali. «Des soldats de la même unité se sont, en langage commun, pris la tête. Un soldat a blessé deux de ses camarades avec son arme de service», un pistolet automatique, a fait savoir à l'AFP le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry.

Un homme a été blessé très légèrement, l'autre plus sérieusement, mais sans que son pronostic vital ne soit engagé. Tous deux ont été évacués dans la foulée, puis admis à l'hôpital en France. 

Une enquête de la prévôté (la gendarmerie de l'armée) a été ouverte. «Dès que l'enquête sera terminée [l'auteur des faits] sera rapatrié», a fait savoir le colonel Barbry. Une enquête de commandement devrait également être ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de l'incident. 

La force Barkhane compte 5 100 soldats au Sahel, où elle lutte depuis 2014 contre les groupes djihadistes avec ses partenaires du G5 Sahel (Mauritanie, Tchad, Mali, Burkina Faso et Niger). 

La France évalue depuis quelques semaines une possible réduction de ses effectifs dans la zone. Un sommet est prévu mi-février 2021 pour faire le point sur la situation, un peu plus d'un an après le sommet de Pau. 

«SI Vaccin Covid» : l'exécutif crée un fichier de données personnelles relatives à la vaccination

sam, 26/12/2020 - 12:36

Ainsi que l'a relevé le 26 décembre 2020 le quotidien Le Parisien, un décret gouvernemental paru la veille au Journal Officiel fait état de la création d'un fichier de données pour «les personnes éligibles à la vaccination contre le Covid-19, ainsi que les professionnels du secteur sanitaire intervenant dans la vaccination». 

Le décret, qui entre «immédiatement» en vigueur, autorise le ministère de la Santé et la Caisse nationale d'assurance maladie à «mettre en œuvre le traitement dénommé SI Vaccin Covid». 

Identifier les personnes éligibles à la vaccination

Celui-ci définit «les finalités du traitement, les catégories de données à caractère personnel enregistrées dans le traitement, les destinataires de ces données, les droits reconnus aux personnes concernées […] ainsi que leurs modalités d'exercice», précise le texte. 

En premier lieu, l'exécutif explique que ce fichier a pour but d'«identifier les personnes éligibles à la vaccination» afin de leur faciliter les démarches d'administration. 

Faciliter «la mise en œuvre et le pilotage des campagnes vaccinales»

Le croisement de données pourrait également permettre d'optimiser le suivi de l'approvisionnement des lieux de vaccinations en vaccins et consommables. Le gouvernement entend encore faciliter «la mise en œuvre et le pilotage des campagnes vaccinales» contre le virus, notamment en recueillant des données permettant de mesurer l'efficacité et la sécurité du vaccin, mais aussi à travers un suivi statistique global amené à appuyer la réalisation d'études et de recherches. En outre, le fichier pourrait aider à orienter les personnes vaccinées «vers un parcours de soins adaptés […] en cas d'apparition d'un risque nouveau». 

Concernant la thématique du recueil des données personnelles, le décret précise que «toute personne pourra faire valoir son droit à l'effacement de ses données personnelles à condition que cela entre dans l'un des cas de figure listés par le Règlement européen de protection des données», relève Le Parisien. Les personnels de santé pourront avoir accès au fichier après «pseudonymisation» des personnes inscrites. Autrement dit : après la suppression des noms, prénoms, adresses, numéros de Sécurité sociale, numéros de téléphone et adresses électroniques.

Les premières doses du vaccin contre le Covid-19 développé par Pfizer et BioNTech ont été acheminées en France le 26 décembre peu avant 7h à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en région parisienne.

Le projet de cloud européen déjà noyauté par les Gafam ? (VIDEO)

sam, 26/12/2020 - 10:22

Serveurs, stockage, mise en réseau… L'humanité connectée est chaque jour un peu plus dépendante de la technologie du cloud. Générant des sommes considérables, en témoigne un chiffre d'affaires de 36,5 milliards de dollars pour le seul troisième trimestre 2020, le marché est largement dominé par des firmes américaines, à l'image d'un podium de tête exclusivement étasunien : Amazon, Microsoft et Google.

Cette situation de quasi-monopole US n'est pas sans conséquence en ce qui concerne la protection des données des utilisateurs sur le Vieux continent, où les Gafam à la tête du secteur sont fortement implantés. Adopté en 2018, le Cloud Act permet en effet à Washington d'obtenir, de la part des fournisseurs américains du cloud, des informations stockées sur leurs serveurs, même si ceux-ci sont situés en dehors du territoire national.

Simples internautes, grosses entreprises ou établissements publics : peu y échappent. Aujourd'hui, plus de la moitié des services publics français utilisent par exemple les clouds d'Amazon ou de Google. 69% des services publics allemands dépendent eux des serveurs de Microsoft. Confrontées à cette situation, la France et l’Allemagne ont décidé de réagir en lançant Gaïa-X, une infrastructure censée devenir le futur cloud européen. Un projet qui a déjà du plomb dans l'aile ?

Nigeria : Boko Haram tue 11 personnes et brûle une église dans un village majoritairement chrétien

sam, 26/12/2020 - 08:33

Le 24 décembre 2020, les djihadistes de Boko Haram ont attaqué un village majoritairement chrétien du nord-est du Nigeria, où ils ont tué au moins 11 personnes, brûlé une église et enlevé un prêtre, selon des sources locales relayées par l'AFP.

Les djihadistes, montés sur des motos ou dans des camions, ont pris d'assaut le village de Pemi, tirant «sans distinction» et mettant le feu à des bâtiments, selon un chef de milices locales, Abwaku Kabu. «Les terroristes ont tué sept personnes, incendié 10 maisons et pillé des dépôts de nourriture qui devait être distribuée afin de célébrer Noël», avait-il déclaré plus tôt.

«Quatre corps de plus ont été trouvés dans les fourrés alentours par des volontaires», a complété un dirigeant communautaire, Ayuba Alamson. «Le bilan est désormais de 11 personnes tuées», a-t-il conclu. Le bilan pourrait être encore plus lourd, car des habitants ont fui dans la brousse pendant l'attaque et certains n'ont pas été revus depuis. Selon Abwaku Kabu, les assaillants venaient de la proche forêt de Sambisa, refuge des djihadistes. Ils ont volé des médicaments dans un hôpital avant d'y mettre le feu, comme ils ont fait dans une église dont ils ont kidnappé le prêtre.

Une situation sécuritaire de plus en plus dégradée

Des hommes armés ont également attaqué le même jour une autre communauté chrétienne à Garkida, dans l'Etat voisin d'Adamawa, pillant des dépôts de nourriture et de médicaments et incendiant des maisons sans faire de victimes, selon des sources locales. Les djihadistes de Boko Haram ont récemment intensifié leurs attaques dans le nord-est du Nigeria. Trois personnes ont été tuées et deux grièvement blessées le 18 décembre dans un attentat-suicide perpétré par une adolescente dans la ville de Konduga, à 38 kilomètres de la capitale régionale Maiduguri, dans l'Etat du Borno.

Dans de nombreuses régions du Nigeria, les communautés ont dû former des milices armées d'autodéfense qui travaillent aux côtés de l'armée.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, âgé de 78 ans, a réaffirmé le 24 décembre dans un communiqué «l'engagement des autorités à ne pas céder et à combattre les rebelles de Boko Haram et les autres formes de criminalité».

Le village de Pemi, dans l'Etat du Borno, se trouve à 20 kilomètres de Chibok, où Boko Haram avait enlevé plus de 200 écolières il y a six ans. Le groupe terroriste a récemment kidnappé plus de 300 lycéens dans le nord du Nigéria, dans la nuit du 11 au 12 décembre. Une grande majorité d'entre eux ont été libérés quelques jours plus tard, le 17 décembre.

Boko Haram et sa branche dissidente, le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), ont fait plus de 36 000 morts en 10 ans de conflit, et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

Covid-19 : les premières doses de vaccin Pfizer/BioNTech sont arrivées en France

sam, 26/12/2020 - 07:52

Selon une journaliste de l'AFP sur place, les premières doses du vaccin contre le nouveau coronavirus développé par Pfizer et BioNTech ont été acheminées le 26 décembre peu avant 7h à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en région parisienne.

La vaccination commencera le 27 décembre en France, comme dans toute l'Union européenne. Les premières injections auront lieu dans deux établissements pour personnes âgées, à Sevran (Seine-Saint-Denis) et Dijon.

Le vaccin développé par Pfizer et BioNTech «peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus», «du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant», avait estimé le 24 décembre la Haute autorité de santé (HAS). ‎«Nous confirmons que ce premier vaccin a bien une place dans la stratégie vaccinale, au regard tant de son efficacité que de son profil de tolérance, ce qui est une excellente nouvelle», avait déclaré la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, au cours d'un point presse en ligne.

La France a enregistré 20 262 nouveaux cas confirmés de Covid-19 en 24 heures, selon les données publiées le 25 décembre sur le site gouvernement.fr, un chiffre élevé qui s'explique en partie, selon l'AFP, par l'envolée de tests réalisés par les Français avant les retrouvailles familiales pour les fêtes. Le taux de positivité, lui, continue sa décrue à 3,4%, contre 3,8% la veille et 5,9% sept jours auparavant.

Au total, l'épidémie de coronavirus a fait 62 427 morts en France, dont 159 au cours des dernières 24 heures, selon les données du 25 décembre.

Dans le détail, 112 nouveaux patients ont été admis en réanimation en 24 heures (contre 186 le 24 décembre). Au total, 2 616 malades du Covid sont actuellement hospitalisés en réanimation en France, selon les données de Santé publique France.

Au moins quatre blessés dans une fusillade à Berlin

sam, 26/12/2020 - 07:45

La police allemande, citée par Reuters, a fait savoir ce 26 décembre que quatre personnes avaient été blessées dans une fusillade ayant eu lieu dans le quartier de Kreuzberg à Berlin. Un porte-parole a précisé qu'elles avaient été transportées dans un hôpital de la capitale. Celui-ci a ajouté qu'il n'y avait pour l'heure aucune information sur le motif de la fusillade. Plus tôt, le service des pompiers berlinois avait fait savoir que trois personnes avaient été gravement blessées.

Détails à suivre...

Covid-19 : un premier cas confirmé en France du variant apparu au Royaume-Uni

ven, 25/12/2020 - 23:44

Un premier cas de contamination par le variant du Covid-19 apparu au Royaume-Uni a été détecté ce 25 décembre en France, à Tours, a annoncé le ministère de la Santé.

La personne contaminée, un Français résidant au Royaume-Uni, est asymptomatique et a été isolée à son domicile. Arrivé «de Londres le 19 décembre», il «a été pris en charge au CHU le 21 et détecté positif», relate le ministère, pour qui il s'agit de la «première contamination au variant VOC 202012/01 du virus de la Covid-19» détectée en France.

Détails à suivre...

Toujours moins de Français prêts à se faire vacciner contre le Covid-19

ven, 25/12/2020 - 21:46

Quelques jours avant le déploiement de la vaccination en France, seuls 40% des personnes interrogées par Santé publique France disent «vouloir certainement ou probablement se faire vacciner» contre le covid-19. Ils étaient 53% à apporter cette même réponse en novembre, selon l'institution.

Une baisse notable de confiance sur le vaccin qui est notée également chez les personnes âgées de 65 ans et plus, tranche d'âge prioritaire pour le vaccin. Les seniors sont ainsi 61% à vouloir se faire vacciner, alors qu'ils étaient 72% auparavant.

Parmi les 60% de Français déclarant ne pas vouloir se faire vacciner, la très grande majorité (82%) estime que «les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs».

«Il est donc primordial de faciliter l’accès à l’information sur les vaccins et la vaccination (stratégie vaccinale, sécurité des vaccins…)», insiste Santé publique France dans son compte-rendu. Elle renvoie vers le site Vaccination Info Service où un espace dédié et régulièrement mis à jour a été créé à cette fin.

La campagne de vaccination débutera le 27 décembre en France notamment dans l'unité de séjour de longue durée de l'hôpital René-Muret à Sevran, en Seine-Saint-Denis, selon ce qu'a déclaré à l'AFP l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris, dont dépend l'établissement. «Il y aura d'abord deux ou trois établissements concernés. Un du côté de Paris, pas très loin de Paris, un autre du côté de la Bourgogne Franche-Comté et puis éventuellement un troisième qui est en discussion», a déclaré le 23 décembre le ministre de la Santé, Olivier Véran.

La variante sud-africaine du Covid-19 serait-elle plus dangereuse que la souche britannique ?

ven, 25/12/2020 - 21:40

Rien ne prouve que la nouvelle souche du coronavirus identifiée en Afrique du Sud soit plus dangereuse ou contagieuse que sa cousine britannique, a défendu le 24 décembre le ministre de la Santé du pays Zwelini Mkhize, répondant à son homologue britannique.

«Aujourd'hui, rien ne montre que le 501.V2 soit plus transmissible que la variante britannique, comme cela a été suggéré par le ministre britannique de la Santé», a ainsi déclaré Zwelini Mkhize dans un communiqué diffusé le 24 décembre tard dans la soirée.

«Il n'y a pas non plus d'éléments prouvant qu'il provoque une forme plus grave de la maladie ou une mortalité accrue que la variante britannique ou n'importe laquelle des mutations identifiées dans le monde», a-t-il ajouté.

Le 23 décembre, Matt Hancock avait affirmé que la nouvelle forme de virus en provenance d'Afrique du Sud était «hautement préoccupante, parce qu'il est plus contagieux et semble avoir muté davantage que celui identifié au Royaume-Uni», avant d'annoncer dans la foulée des restrictions de voyage entre les deux pays.

Ces déclarations «ont pu créer la perception selon laquelle la variante sud-africaine a été un facteur majeur dans la deuxième vague au Royaume-Uni, ce qui n'est pas le cas», a affirmé également Zwelini Mkhize.

Pour le ministre, les éléments de recherche montrent que la mutation britannique s'est développée avant la sud-africaine.

Il n'existe pas «d'éléments montrant que la souche sud-africaine est plus pathogène que la souche britannique»

Lorsque les Britanniques ont signalé l'existence de leur nouvelle variante à l'OMS mi-décembre, ils ont tracé son apparition dans le Kent au 20 septembre, «c'est-à-dire un mois avant que la variante sud-africaine semble s'être développée», fait-il valoir.

Le ministre sud-africain regrette la décision d'interdire les voyages entre le Royaume-Uni et son pays et selon lui, il n'existe pas «d'éléments montrant que la souche sud-africaine est plus pathogène que la souche britannique».

L'Afrique du Sud, pays le plus touché du continent, a recensé plus de 14 000 cas positifs ces deux derniers jours, contre une moyenne entre 8 000 et 10 000 en début de semaine. 

Zwelini Mkhize avait laissé entendre le 23 décembre déjà que de nouvelles restrictions pourraient être nécessaires «pour ralentir ce taux alarmant» de propagation.

Près de 970 000 Sud-Africains ont contracté la maladie depuis le début de la pandémie. Près de 26 000 en sont morts.

Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : le terroriste présumé peut être jugé, selon les experts

ven, 25/12/2020 - 20:21

L'auteur présumé de l'attaque terroriste au couteau, qui avait fait deux morts et cinq blessés en avril à Romans-sur-Isère (Drôme) est «accessible à une sanction pénale», selon une expertise psychiatrique qui permet d'envisager un procès, a-t-on appris le 24 décembre de sources concordantes.

Ses gestes [...] empruntent la légitimation de leur haine vengeresse à l'idéologie islamiste radicale et à ses justifications habituelles

Dans une expertise psychiatrique, signée le 5 décembre et révélée par le quotidien Le Dauphiné Libéré, deux experts concluent que le discernement d'Abdallah Ahmed-Osman était «altéré» au moment des faits, tout en estimant qu'il peut être jugé, a confirmé à l'AFP une source proche du dossier. Pour les deux psychiatres, qui l'ont rencontré le 27 novembre à l'unité d'hospitalisation spécialement aménagée de Villejuif (Val-de-Marne), Abdallah Ahmed-Osman a eu «des gestes criminels à la fois délirants et terroristes». «Ses gestes [...] empruntent la légitimation de leur haine vengeresse à l'idéologie islamiste radicale et à ses justifications habituelles», écrivent les deux experts dans leurs conclusions que l'AFP a pu consulter.

Ces conclusions «signifient en l'état qu'il y aura un jugement, c'est ce que souhaitaient les parties civiles pour que justice soit rendue», a réagi auprès de l'AFP, Guillaume Fort, qui représente des victimes et des familles de victimes. Les avocats de la défense peuvent, eux, demander une contre-expertise.

Le 4 avril, Abdallah Ahmed-Osman, un réfugié soudanais de 33 ans, avait tué à l'arme blanche un client d'une boucherie né en 1965 et un commerçant né en 1976. Cinq personnes avaient également été blessées dans cette attaque qui s'était déroulée en fin de matinée dans les rues et les commerces du centre de Romans-sur-Isère, pendant le confinement.

Inconnu des services de police et de renseignement, le terroriste présumé était arrivé en août 2016 en France où il avait obtenu le statut de réfugié et un titre de séjour en 2017.  

Il a été mis en examen pour «assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et incarcéré. «Des document manuscrits à connotation religieuse» dans lesquels il se plaignait «notamment de vivre dans un pays de mécréants» avait été découverts à son domicile, avait fait savoir le parquet national antiterroriste. 

L'homme, qui reconnait les faits sans s'en souvenir en détails et qui avait tenu des propos confus en garde à vue, aurait agi seul. Employé dans la maroquinerie, il semblait vivre difficilement le confinement et des anxiolytiques avaient été retrouvés chez lui.

Les experts psychiatres ont relevé «une personnalité fragile, supportant mal l'isolement et l'éloignement de son pays et de sa famille».

Gap : une messe de Noël dans une patinoire crée la controverse

ven, 25/12/2020 - 20:09

Avec l'aval du maire UDI, Roger Didier, le 24 décembre à 17h30, une messe de Noël a pu se tenir dans une patinoire de Gap. Elle était prévue pour pouvoir accueillir environ 700 catholiques, d'après France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. «Cette messe, légale et organisée dans le respect des mesures sanitaires», a provoqué la division dans la capitale haut-alpine selon la chaîne de télévision.

Les élus de l'opposition se sont offusqués sur Facebook de cette célébration : «Si nous sommes conscients de l’importance de la messe de Noël pour les catholiques, ce rassemblement va à l’encontre de toutes les précautions sanitaires prises par les Gapençaises et les Gapençais à l’approche de Noël.» Ils fustigent le soutien de l'édile, le jugeant «incompréhensible et incohérent, compte tenu des mesures de fermeture des bars, restaurants, lieux culturels et sportifs ainsi que des restrictions pour les regroupements familiaux».

D'autre part, le club de hockey qui joue régulièrement dans cette patinoire – depuis plusieurs mois à huis clos à cause de la pandémie – a vécu l'autorisation cultuelle de manière amère.

«Visiblement, il est possible d'accueillir 700 personnes pour une messe de Noël et non pour un match de hockey», a réagi le club dans un tweet.

Pour info, les prochains matchs de @Lesrapacesdegap se joueront à la Cathédrale de Gap. Visiblement, il est possible d'accueillir 700 personnes pour une messe de Noël et non pour un match de hockey. https://t.co/ltuC3n7wI1

— Les Rapaces de Gap (@Lesrapacesdegap) December 23, 2020

France 3 explique que «cette mise à disposition par la mairie a nécessité la modification de la classification de cet établissement recevant du public [de type X] pour le transformer temporairement en lieu de culte».

Le prêtre, Mickaël Fontaine, avait justifié la raison de cette demande auprès de la chaîne de télévision : «Nous voulions éviter un afflux massif [...] et ne pas serrer nos fidèles dans nos églises. Ce lieu de repli [la patinoire] est idéal et je pense que nous n'accueillerons pas 700 fidèles.»  D'après le site local Dici, l'office n'a en effet rassemblé que 200 personnes, loin de la jauge maximum.

Russie : 12 ans et demi de prison pour l'historien qui avait démembré sa compagne

ven, 25/12/2020 - 18:04

L'historien russe Oleg Sokolov a été condamné ce 25 décembre à 12 ans et demi de prison par un tribunal de Saint-Pétersbourg pour avoir tué et démembré sa compagne. 

Oleg Sokolov, spécialiste réputé de Napoléon, «était complètement conscient de ses actes au moment du crime», a souligné la juge Ioulia Maksimenko lors de l'énoncé du verdict. Pour sa part, la défense de l'historien a clamé son «désaccord» avec la peine fixée, tout en précisant qu'elle n'avait pas encore décidé d'un éventuel appel.

L'accusé, qui a plaidé coupable, était jugé depuis début juin pour meurtre et possession d'armes. Professeur d'histoire à l'université d'Etat de Saint-Pétersbourg, Oleg Sokolov avait été arrêté le 10 novembre 2019.

Arrêté avec deux bras de femme dans son sac à dos

Il avait été sorti en état d'ébriété du canal de la Moïka par la police qui avait trouvé dans son sac à dos deux bras de femme et un pistolet d'alarme. D'autres fragments du corps de la victime avaient été retrouvés plus tard dans un autre cours d'eau.

L'historien de 63 ans avait rapidement avoué avoir tué et démembré une de ses anciennes étudiantes, Anastasia Echtchenko, 24 ans, qui partageait sa vie. Il a assuré avoir commis le meurtre par accident en lui tirant dessus pour «mettre fin à un déluge d'insultes» lors d'une dispute, selon l'agence de presse Ria Novosti.

Les avocats de la victime ont eux affirmé qu'il avait prémédité son acte. Le parquet avait requis 15 ans de prison à son encontre. Très réputée, l'université d'Etat de Saint-Pétersbourg avait été mise en cause pour son inertie, alors qu'Oleg Sokolov avait déjà été accusé de violences.

Une étudiante qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008 avait déposé une plainte, affirmant qu'il l'avait attachée à une chaise et menacée de la marquer au fer rouge parce qu'elle voulait le quitter, selon les médias russes. Aucune mesure disciplinaire n'avait été prise alors à l'encontre de l'historien.

Pages