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Seine-Saint-Denis : une soirée clandestine réunissant plus de 35 personnes interrompue par la police

lun, 28/12/2020 - 09:42

A Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis, la police nationale est intervenue pour interrompre une fête clandestine rassemblant 35 à 50 personnes le 26 décembre 2020, selon Le Parisien.

Le journal francilien précise que la soirée, interdite du fait de l'interdiction de rassemblement de plus de dix personnes et a fortiori entre 20 heures et six heures, se tenait dans une maison de quartier et était organisée par un éducateur de jeunesse qui détenait les clefs de cet établissement appartenant à la ville.

L'agent municipal a été interpellé et placé en garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui et les participants ont été évacués par les forces de sécurité. Les policiers avaient été avertis par un riverain de la tenue d'une soirée dans cette structure détenue par la municipalité.

Interrogé par Le Parisien, le maire de la ville, François Asensi (Front de gauche) a déclaré : «C'est juste un scandale.» Et de déplorer : «D'un côté, on a ceux qui luttent contre le Covid-19, mais de l'autre, on a de vrais irresponsables.»

Trois personnes entendues dans l'affaire de l'agression d'un musulman qui avait célébré Noël

lun, 28/12/2020 - 09:25

Trois hommes ont été entendus pour avoir frappé à Belfort un homme de confession musulmane et fils de policiers après qu'il a publié sur les réseaux sociaux des photos de son repas de Noël, a-t-on appris le 27 décembre 2020 de source policière.

Deux de ces personnes étaient toujours en garde à vue dans la soirée du 27 décembre tandis que la troisième, l'auteur du message à l'origine des violences, qui s'était présenté de lui-même dès le 25 décembre soir au commissariat de Belfort, a été remis en liberté.

La victime, âgée de 20 ans, s'est vu délivrer une interruption temporaire de travail de 4 jours après cette agression par quatre personnes.

Le beau-père du jeune homme est policier à Belfort, sa mère est également policière, affectée au commissariat de Mulhouse.

«Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers»

Il a reçu un message menaçant émanant d'une de ses connaissances après qu'il a publié une photo de son réveillon de Noël sur le réseau social Snapchat. «Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers... Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu» (arabe en verlan), était-il écrit.

Le jeune homme a expliqué aux enquêteurs avoir voulu rencontrer l'auteur du message avec deux de ses camarades, pour comprendre, selon lui. Mais il n'était «pas question» pour lui de se battre et surtout pas de se «retrouver au sol frappé par plusieurs personnes», a-t-on précisé de même source.

Toutefois, les trois suspects qui se sont présentés d'eux-mêmes les 25 et 26 décembre au commissariat de Belfort ont maintenu une autre version. Ils ont parlé de violences réciproques et de provocation de la part de celui qui se dit victime.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait apporté son soutien au jeune homme agressé : «À Belfort, un jeune homme agressé parce qu’il aurait fêté Noël et ne serait pas un «bon arabe». Circonstance "aggravante" : être fils de policiers. La justice a ouvert une enquête. Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne.»

La nouvelle souche britannique du Covid-19 détectée en Corée du Sud

lun, 28/12/2020 - 08:08

Trois cas du nouveau variant britannique du coronavirus, vraisemblablement plus contagieux que la souche d'origine, ont été détectés en Corée du Sud, selon les autorités sanitaires.

L'Agence coréenne pour le contrôle et la prévention des maladies (KDCA) a affirmé que les trois personnes infectées appartenaient à une même famille basée à Londres et arrivée le 22 décembre en Corée du Sud.

Ils avaient été placés à l'isolement à leur arrivée après avoir été testés positifs au Covid-19, selon le communiqué de l'agence.

Nombreuses restrictions de vols vers le Royaume-Uni

Cette nouvelle souche apparue récemment en Grande-Bretagne a été repérée dans plusieurs pays européens ainsi que sur d'autres continents, et notamment au Canada, en Jordanie ou au Japon.

Selon des études présentées au Royaume-Uni, le nouveau variant est plus contagieux que la souche d'origine. Mais rien ne démontre à ce stade qu'il entraîne des formes plus graves de la maladie.

Plus de 50 pays ont ordonné des restrictions sur les voyages en provenance de Grande-Bretagne. La Corée du Sud a notamment interdit les vols vers la Grande-Bretagne jusqu'à la fin de l'année.

Les autorités sud-coréennes s'efforcent actuellement de contenir une troisième vague épidémique, qui se concentre dans la région de Séoul, où le nombre de nouveaux cas par jour a plusieurs fois dépassé la barre des 1 000 ces derniers jours.

François Bayrou se déclare favorable à l'idée d'un passeport sanitaire

lun, 28/12/2020 - 07:49

François Bayrou, président du MoDem et Haut-commissaire au Plan, s'est déclaré favorable le 27 décembre à l'idée d'un passeport sanitaire, qui conditionnerait l'accès à certains lieux aux seuls vaccinés contre le Covid-19. Il a tenu ces propos quelques jours seulement après le tollé suscité par le projet de loi sur les urgences sanitaires qui prévoie de voir conditionnés certains déplacements à la vaccination.

Interrogé sur LCI ce 27 décembre sur le sujet, l'ancien ministre de l'Education nationale a estimé : «On peut tout à fait imaginer ça, que d'une certaine manière le fait d'être soumis à la vaccination ouvre des portes qui jusqu'alors étaient fermées.». Un «sens naturel des choses», pour le béarnais qui défend «tous les efforts qui peuvent être faits» pour «retrouver la vie la plus normale possible», à partir du moment où il «aura été vérifié que, un, le vaccin est efficace, deux, qu'il est sans danger». «Pour aller dans ce sens-là aujourd'hui, nous n'avons que l'espoir du vaccin», a-t-il souligné, au premier jour de la campagne de vaccination en France et en Europe.

Quant aux nombreux Français sceptiques face au vaccin, l'ancien ministre de la Justice a estimé : «Une fois qu'on aura vérifié [qu'il est] sans risque [ce qui] se fera en quelques jours ou quelques semaines, alors la demande de vaccins va beaucoup augmenter et on va atteindre des chiffres massifs qui permettront de vaincre l'épidémie.»

Un projet démenti par le gouvernement

Si le gouvernement a essayé de rassurer ceux qui craignent la mise en place d'un «Etat sanitaire», le Rassemblement national et la droite ont vu ces derniers jours dans le projet de loi d'urgence sanitaire le risque d'une possible restriction à la liberté de déplacement. Dans son article 3131 9, au sixième paragraphe, le texte prévoit ainsi que «le Premier ministre peut, le cas échéant [...] subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l'exercice de certaines activités à la présentation des résultats d'un test de dépistage établissant que la personne n'est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l'administration d’un vaccin, ou d'un traitement curatif».

Le 22 décembre sur Cnews, la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin se voulait rassurante et avait expliqué que le texte n'était «pas là du tout pour créer des pouvoirs exceptionnels pour le gouvernement» mais «pour renforcer [sa] gestion de crise». «Il y aura bien sûr un débat, tout ce qui devra être clarifié le sera», avait-elle ajouté.

Un conseiller de Macron déjeune avec Marion Maréchal et crée la polémique

lun, 28/12/2020 - 07:16

C'est une rencontre en toute discrétion qui s'est déroulée dans la brasserie Le Dôme, à Paris, le 14 octobre 2020. Le Monde rapporte que Bruno Roger-Petit, conseiller d'Emmanuel Macron, a déjeuné avec Marion Maréchal. Une rencontre qui a été confirmée par les deux protagonistes. «Bruno Roger-Petit est passé par un ami pour me proposer de me rencontrer. J'ai accepté : je ne refuse jamais de discuter par principe», explique l'ancienne députée du Vaucluse au Monde.

Une initiative à «titre personnel», concède le conseiller du président de la République avant de préciser : «Je voulais savoir ce qu'elle avait à dire et si elle était en résonance avec l'état de l'opinion – ce qui n'est pas le cas. J'ai dû constater que nous étions en désaccord.»

Critiques jusque dans les rangs de la majorité

Une rencontre qui crée des remous dans la sphère politique jusque dans la majorité. Sur Twitter, le vice-président de l'Assemblée nationale, Hugues Renson, a expliqué ne pas apprécier l'initiative : «Avec l'extrême droite, on ne discute pas, on ne transige pas. On la combat. "Je ne peux pas accepter la banalisation de l'intolérance et de la haine" – Jacques Chirac, avril 2002.»

Avec l’extrême droite, on ne discute pas, on ne transige pas.

On la combat.

« Je ne peux pas accepter le banalisation de l’intolérance et de la haine » - Jacques Chirac, avril 2002 pic.twitter.com/afvYDGV1wW

— Hugues Renson (@huguesrenson) December 27, 2020

Même son de cloche chez la trésorière et co-fondatrice d'En Marche !, Astrid Panosyan qui a estimé : «Il y a des gens qu’on ne "sonde" pas "à titre personnel".»

Il y a des gens qu’on ne « sonde »pas « à titre personnel », on les combat à titre collectif. Marion Maréchal et toute sa clique en font clairement partie. https://t.co/9WgzhA26tH

— astrid panosyan (@AstridPanosyan) December 27, 2020

La députée de la France insoumise, Mathilde Panot a quant à elle ironisé : «Le système a invité son assurance-vie à déjeuner.»

Le système a invité son assurance-vie à déjeuner. Macron, un barrage à l'extrême-droite ? Non, son meilleur allié !https://t.co/RQhk6XZab3

— Mathilde Panot (@MathildePanot) December 27, 2020

Et le président du Printemps Républicain, Amine El-Khatmi de s'interroger : «Bruno Roger-Petit, c’est bien le même qui a passé des années à accuser à longueur de billets de blogs tous ceux qui alertaient contre la montée de l’islamisme de participer à la lepénisation des esprits et de faire le jeu du Front National ?»

Bruno Roger-Petit, c’est bien le même qui a passé des années à accuser à longueur de billets de blogs tous ceux qui alertaient contre la montée de l’islamisme de participer à la lepénisation des esprits et de faire le jeu du Front National ? C’est bien le même ? https://t.co/oLFgIKubO5

— Amine El-Khatmi (@Aminelkhatmi) December 27, 2020

«De mieux en mieux ... s’il n’est pas viré dans la minute avec ça c’est que le prétendu "nouveau" monde est en train de basculer vers du très très rance», a tempêté l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

De mieux en mieux ... s’il n’est pas viré dans la minute avec ça c’est que le prétendu « nouveau » monde est en train de basculer vers du très très rance. https://t.co/La0hX2sKcC

— Aurélie Filippetti (@aurelifil) December 27, 2020

Enfin, l'éditorialiste Alexis Poulin a semblé circonspect : «Mais quel peut être le quelconque intérêt de ce "monsieur post-it" , courtisan essoufflé et placardisé depuis 2018 ?»

Mais quel peut être le quelconque intérêt de ce « monsieur post-it » , courtisan essoufflé et placardisé depuis 2018 ? https://t.co/vPEZtjSKGW

— Alexis Poulin (@Poulin2012) December 27, 2020

Des Britanniques s'enfuient de nuit d'une station de ski suisse malgré leur quarantaine

lun, 28/12/2020 - 06:58

Quelque 200 vacanciers britanniques obligés de respecter une quarantaine de dix jours dans la station de ski suisse de Verbier se sont enfuis clandestinement à la faveur de la nuit, selon la municipalité rapportée par l'AFP.

Les fuyards faisaient partie d'un groupe de 420 vacanciers britanniques frappés à Verbier par les mesures de quarantaine imposées par le gouvernement suisse aux voyageurs venus de Grande-Bretagne depuis le 14 décembre, comme le rapporte le journal germanophone Sonntags Zeitung.

La station huppée de Verbier, très prisée de la clientèle britannique, espérait accueillir des milliers de skieurs en provenance de Grande-Bretagne, mais la découverte du nouveau variant britannique a ruiné ces espoirs.

On ne peut pas leur en vouloir. Dans la plupart des cas, la quarantaine était intenable.

Même si ces touristes britanniques ont pris la poudre d'escampette, d'autres ont décidé de rester encore un peu, selon le chargé de communication de la commune de Bagnes, Jean-Marc Sandoz, qui a expliqué à l'agence ATS que les fuyards n'étaient restés en quarantaine que pendant une journée avant de s'enfuir à la faveur de la nuit. «C'est en voyant que les plateaux-repas restaient intacts que les hôteliers ont constaté que les clients étaient partis», a ajouté Jean-Marc Sandoz.

«On ne peut pas leur en vouloir. Dans la plupart des cas, la quarantaine était intenable. Imaginez rester à quatre dans une chambre d'hôtel de 20m²», a-t-il commenté. Selon lui, les touristes sont repartis «un peu fâchés contre la Suisse» et avec le sentiment d'avoir été «pris au piège». Les Britanniques représentent en temps normal 21 % de la clientèle de cette station du Valais, élue meilleure station de ski en Suisse ces deux dernières années.

Ce 27  décembre, deux cas de nouveau variant britannique du coronavirus ont été détectés en Suisse et un dans le Liechtenstein voisin, selon le ministère suisse de la Santé. Deux cas du variant sud-africain ont également été signalés.

Micro-trottoir : les Français sont-ils prêts à se faire vacciner ? (VIDEO)

dim, 27/12/2020 - 22:00

«Même le vaccin contre la grippe je ne l'ai jamais fait. Je préfère tomber malade naturellement qu'avoir une maladie à cause de ce vaccin» : interrogées par RT France le 26 décembre à Paris, plusieurs personnes ont confié qu'elles n'avaient pas l'intention de se précipiter pour se faire vacciner contre le Covid-19.

«Je vais attendre un petit peu de voir comment ça se passe au niveau des effets secondaires ou pas [...]. Eventuellement d'ici peut-être cinq-six mois, avant l'été, je pense que je le ferai si c'est possible», explique ainsi une femme. Un autre passant déclare : «Je vais voir [...] ce qu'il se passe avant avec les autres...» Ce dernier affirme toutefois son intention de se faire vacciner si aucun problème ne se fait jour.

«Je le ferai, je pense, d'ici l'été prochain parce que, dans le cadre de mon travail, je suis au contact de beaucoup de personnes d'âges et d'origines différentes», confie un autre individu interrogé, tandis qu'un Parisien rapporte qu'il se fera vacciner dès qu'il le pourra, dans la mesure où il est une personne à risque.

Auteur: RT France

Le scepticisme face aux vaccins reste élevé en France où une majorité des citoyens (56%) n'envisagent pas de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage BVA publié le 27 décembre par le Journal du Dimanche et réalisé du 11 au 14 décembre.

La campagne de vaccination française contre le Covid-19 a été lancée symboliquement le 27 décembre deux structures hospitalières pour personnes âgées à Sevran, en Seine-Saint-Denis, puis Dijon, où des résidents et soignants ont reçu les premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech.

Le vaccin développé par Pfizer et BioNTech «peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus», «du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant», avait jugé le 24 décembre la Haute autorité de santé (HAS). ‎«Nous confirmons que ce premier vaccin a bien une place dans la stratégie vaccinale, au regard tant de son efficacité que de son profil de tolérance, ce qui est une excellente nouvelle», avait déclaré la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, au cours d'un point presse en ligne.

Le Petit Cambodge alerte sur le squat d'un de ses locaux par des militants

dim, 27/12/2020 - 21:24

Depuis la mi-novembre, plusieurs associations, notamment écologistes, occupent un local en travaux qu'ils ont nommé «L'Arche» afin, selon eux, de «lutter contre la gentrification». Locataires de cet espace, situé dans le quartier parisien de la place Sainte-Marthe, les gérants du Petit Cambodge espéraient y ouvrir un nouveau restaurant prochainement. 

Une situation révoltante pour les gérants du Petit Cambodge, qui ont obtenu ce nouvel espace en décembre 2015, après les attentats terroristes qui ont touché leur restaurant rue Alibert. Sur Facebook, les restaurateurs dénoncent cette occupation : «Chamboulé par cette année, le planning devait nous permettre d’ouvrir en janvier. Il nous reste à y déposer le matériel de cuisine, raccorder l’eau, disposer les tables et les chaises, allumer la lumière. Mais un "collectif'' a investi les lieux, changé les serrures, badigeonné les murs… il y organise des apéros, propose de s’y réunir, d’y lutter… pendant que nous nous battons pour maintenir notre activité».

Les restaurateurs regrettent ensuite de ne pas avoir «pu intervenir à temps pour les déloger». «Obligés de saisir la justice pour récupérer l’accès à un restaurant», les gérants précisent qu'ils attendent «une nouvelle audience le 29 décembre, après un renvoi décidé par le président du tribunal judiciaire le 18 décembre». Et appellent à partager leur publication sur Facebook, afin de les soutenir.

Tollé sur les réseaux sociaux

Cette situation a fait réagir de nombreuses personnalités politiques et médiatiques sur les réseaux sociaux. Ainsi le conseiller Les républicains du 11e arrondissement de Paris Jean-Christophe Martin y voit «le vrai visage des Verts et de leurs amis» et adresse son soutien au Petit Cambodge.

😡Voilà le vrai visage des #Verts et de leurs amis : ça squatte, ça dégrade, peu importe les conséquences. Peu importe qu'il y ait un commerce et des emplois en jeu, tant qu'ils peuvent vivre leur délire de décroissance. C'est révoltant.

Soutien au Petit Cambodge #Paris10pic.twitter.com/3xqdNSBDPw

— Jean-Christophe Martin (@JCMartin75011) December 27, 2020

Cette occupation du local n'est pas non plus du goût de l'avocat et essayiste Gilles-William Goldnadel, qui tempête sur Twitter ce 27 décembre : «Le Petit Cambodge est aux mains des petits Khmers verts.»

Le Petit Cambodge est aux mains des petits Khmers verts . https://t.co/H8jKLivgTG

— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) December 27, 2020

La journaliste de L'Opinion Emmanuelle Ducos ne cache pas sa colère et ironise sur la justification d'une des associations, dans un tweet qu'elle relaie: «C'est pour ça que démocratiquement, nous allons voler le bien d'autrui».

C'est pour ça que démocratiquement, nous allons voler le bien d'autrui , occuper tous ensemble les locaux dont il paie le loyer et s'il se sent laissé de côté, dommage pour lui.

Bandes d'hypocrites#petitCambodge#squathttps://t.co/cgLTWJWbCa

— Emmanuelle Ducros (@emma_ducros) December 27, 2020

Le chef du service Technologies de BFM TV Raphael Grably a lui aussi dénoncé la situation, sur Twitter ce 27 décembre également : «Quand tu es restaurateur, que tu fais de la nourriture délicieuse, que tu as été visé par des attentats, que tu luttes pour maintenir ton activité, et que tu te retrouves squatté sans pouvoir rien faire.»

Quand tu es restaurateur, que tu fais de la nourriture délicieuse, que tu as été visé par des attentats, que tu luttes pour maintenir ton activité, et que tu te retrouves squatté sans pouvoir rien faire.

Via @PerrineSTpic.twitter.com/0yNs7ERTyH

— Raphael Grably (@GrablyR) December 27, 2020

Un squat contre «la gentrification et de la spéculation immobilière» 

Contacté par RT France, Youth for Climate n'a «pas souhaité communiquer» sur ce sujet. Néanmoins, le 17 décembre, le collectif écologiste justifiait son action sur Twitter : «Cinq ans après l'attribution, le local reste vide, délabré, absolument pas en état d'accueillir alors que des associations du quartier en sont expulsées en raison de la gentrification et de la spéculation immobilière.»

5 ans après l'attribution, le local reste vide, délabré, absolument pas en état d'accueillir alors que des associations du quartier en sont expulsées en raison de la gentrification et de la spéculation immobilière.

— Youth For Climate Paris-IDF (@ParisYFC) December 17, 2020

Le site militant Paris-Luttes.info a quant à lui appelé à continuer à «organiser des apéros de quartier chaque vendredi à partir de 18h». «Nous ne voulons pas intégrer le mode de vie toujours plus sécuritaire et individualiste qu’ils nous imposent, nous préférons nous rencontrer et nous organiser», déclare le site dans son communiqué.

Les apéros de quartier du local de l'arche continuent ! https://t.co/zQGh04bBQ8

— Paris Luttes Info (@Paris_luttes) December 27, 2020

Alors que la situation semble figée, une audience est donc prévue le 29 décembre au tribunal de Paris. Alors que la crise de Covid-19 et les restrictions décidées frappent les restaurateurs, le Petit Cambodge pourra-t-il ouvrir ses portes dans le quartier de la place Sainte-Marthe en 2021 ?

La «Cancel culture», ou le combat de l’intolérance par l’intolérance (VIDEO)

dim, 27/12/2020 - 19:42

La culture de l’effacement ou «Cancel culture», est un phénomène qui connaît son heure de gloire avec le développement des réseaux sociaux ces dernières années. Ce concept, qui vise à écarter ou bannir une personne ou une entité pour des idées qu’on ne partage pas, aura marqué l'année 2020. Avec, entre autres, des titres de livres rectifiés ou bien des statues déboulonnées, cette année aura été un grand cru pour les adeptes de l'ostracisation organisée.

Fortement médiatisé par un reportage au sein de l'université américaine d'Evergreen (Washington), ce concept aura touché plus récemment l'écrivaine à succès J. K. Rowling ou plus près de nous la philosophe Sylviane Agacinski.

«Un raid de cowboy» : Moscou fustige les sanctions américaines contre Nord Stream 2

dim, 27/12/2020 - 19:14

«Il s’agit d’une attaque ouverte, un raid de cowboy [...] Comment l’appeler autrement ?» : dans l’émission Moscou. Kremlin. Poutine. diffusée sur la chaîne Rossiya-1, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov est revenu sur les sanctions américaines – passées et peut-être futures – contre le projet de gazoduc Nord Stream 2.

Malgré les nombreux écueils placés sur son parcours, le projet de gazoduc reliant la Russie et l'Allemagne avance ; les travaux devraient débuter dans les eaux danoises à partir du 15 janvier, d'après l'autorité maritime du pays. Et ce alors que la Russie évolue dans «un environnement inamical, voire hostile», a rappelé le porte-parole du Kremlin.

Et pour cause, selon une source au sein de l'administration Trump citée par Reuters le 23 décembre, les Etats-Unis envisageraient d'imposer de nouvelles sanctions aux entreprises prenant part à ce projet pharaonique de plus de neuf milliards d'euros. Soutenus par des pays européens comme la Pologne, Washington multiplie depuis des années les pressions pour faire échouer le projet.

Nord Stream 2, dont la mise en service était initialement prévue début 2020, est un gazoduc censé doubler les capacités de livraison de gaz russe de son aîné Nord Stream 1, opérationnel depuis 2012, et garantir la sécurité des approvisionnements de l'Europe occidentale via la mer Baltique. Sa construction a été suspendue en décembre 2019, lorsque l'entreprise suisse Allseas a arrêté de travailler en raison des sanctions américaines. Les travaux ont toutefois repris mi-décembre 2020.

Ces sanctions, dénoncées par Berlin et Moscou, comprenaient le gel des avoirs et la révocation des visas américains pour les entrepreneurs liés au gazoduc. Le projet associe principalement le géant russe Gazprom à cinq groupes européens : le français Engie, les allemands Uniper et Wintershall, l'autrichien OMV et l'anglo-néerlandais Shell.

La crise sanitaire a aggravé les persécutions contre les chrétiens, selon le rapport d'une ONG

dim, 27/12/2020 - 18:48

Chaque année, l’ONG chrétienne Portes ouvertes émet un rapport sur la liberté religieuse. Celui qui porte sur la période du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020 sera publié le 13 janvier 2021. Les données de 2019 rapportaient qu’environ 260 millions de chrétiens avaient été persécutés et 2 983 avaient été tués en raison de leur religion. Dans un entretien publié sur le site Vatican News le 26 décembre, le directeur de l’ONG pour l'Italie Cristian Nani présente quelques éléments du nouveau rapport pour l'année 2020. Selon ce document, le sort des chrétiens s'est encore aggravé au cours de cette année. 

Plusieurs facteurs sont pris en compte dans l'évaluation des persécutions envers les chrétiens : la violence physique, mais aussi les discriminations ainsi que les pressions subies : «Difficultés d’accès au monde du travail, aux soins de santé, au système éducatif, aux droits fondamentaux par essence», précise Cristian Nani. Selon lui, ces persécutions se déroulent notamment en Corée du Nord, en Afghanistan, en Somalie ou encore au Pakistan. «Notre rapport analyse à la fois le facteur violence et le facteur pression/discrimination, en analysant comment ces deux facteurs se matérialisent dans les cinq sphères de vie de l'individu qui professe la foi chrétienne : privée, familiale, communautaire, nationale, ecclésiale», ajoute-t-il.

[Des chrétiens] écartés des distributions de masques et de produits de première nécessité

Fait notable, la pandémie de Covid-19 aurait aggravé la condition des chrétiens dans le monde. «Pour citer un fait concret, la grande majorité des chrétiens en Inde et au Bangladesh contactés par nos partenaires locaux n'ont pas eu accès aux aides fournies par l'Etat ; il semblerait en effet qu’à cause de leur foi, ils aient été écartés des distributions de masques et de produits de première nécessité», regrette ainsi Cristian Nani.

Les femmes, des «cibles faciles»

En Somalie, «les chrétiens ont été accusés de propager l’épidémie parce que ce sont des infidèles», déclare également Cristian Nani à Vatican News. Le directeur de l’ONG pour l'Italie ajoute qu’en Afrique subsaharienne, «en particulier dans les régions radicalisées comme le nord du Nigeria et ses environs», les confinements ont été l'occasion pour des groupes terroristes de réaliser des raids contre les communautés chrétiennes.

La politique menée au Soudan est toutefois un des rares motifs d'espoir, selon le responsable de l'ONG : «Une nation qui a connu un changement capital: le régime est tombé, la loi sur l'apostasie a été abolie et d'autres lois limitant la liberté de religion ont également été abrogées ».

Parmi ces communautés chrétiennes, les femmes sont des «cibles faciles», selon la même source, en particulier dans des contextes où les droits des femmes sont «déjà peu nombreux». Dans les pays musulmans, les femmes qui se convertissent au christianisme seraient encore plus vulnérables.

Portes ouvertes, décrit comme association protestante par La Croix, présente sa vision sur son site en français en ces termes : «Venir en aide aux chrétiens persécutés à cause de leur foi partout dans le monde et [...] fortifier l’Eglise dans les pays où elle est opprimée».

2020, l'année des satellites : une nuée artificielle en expansion au-dessus de nos têtes

dim, 27/12/2020 - 15:49

Nous sommes un soir d'avril 2020. Dans un contexte de crise sanitaire mondiale, plusieurs Etats ont confiné leur population. Il est près de 22h, heure française, lorsque les premières images sont diffusées sur Internet : des points lumineux, formant une ligne parfaitement droite, avancent à vive allure dans l'obscurité d'un ciel étoilé. Les spéculations fleurissent alors sur les réseaux sociaux. Rapidement, les rumeurs se heurtent à la réalité : le jour même, le patron de SpaceX a annoncé le succès du déploiement d'un train de 60 satellites, faisant chacun la taille d'une machine à laver, qui a rejoint la constellation Starlink, censée inonder notre globe dans les années à venir de l'Internet satellitaire. La flotte en question compte alors 420 «small sats» opérationnels sur les dizaines de milliers envisagés…

2020, année record

Le saviez-vous ? 

Le 4 octobre 1957, l'humanité accomplissait pour la première fois de son histoire le placement en orbite d'un satellite artificiel. Réalisé depuis l'URSS, le lancement de Spoutnik 1 – une sphère métallique de 58 cm de diamètre pour un poids de 83,6 kg, dotée de quatre antennes lui permettant de transmettre par radio des indications sur la température et la pression à bord – marquait le début de l'ère spatiale.

Tous pays confondus, jamais l'humanité n'aura envoyé en une année autant de satellites autour de la Terre qu'en 2020 : 1 200, selon l'astrophysicien américain Jonathan McDowell, cité le 14 décembre par le site The Verge. Si l'on met de côté les missions d'exploration à plus grande échelle de notre système solaire, les orbites terrestres accueillent les satellites à des altitudes qui varient selon leur objectif. Ainsi, l'orbite basse, qui s'étend jusqu'à 2 000 kilomètres au-dessus de notre planète, est pour l'heure majoritairement utilisée pour l'observation terrestre (la Station spatiale internationale, qui effectue surtout des expériences scientifiques en microgravité, évolue par exemple entre 330 et 420 kilomètres d'altitude). Vient ensuite l'orbite moyenne, entre 2 000 et 36 000 kilomètres d'altitude, qui accueille par exemple les satellites de géolocalisation (tels le système américain GPS, le russe Glonass, l'européen Galileo, ou encore le chinois Beidou). Enfin, l'orbite géostationnaire, située à 36 000 kilomètres, héberge des engins rayonnant au-dessus d'un point fixe de notre planète, notamment au service des télécommunications.

Afin d'avoir un aperçu global de cette présence satellitaire en temps réel, plusieurs sites Internet d'observation existent, comme CelesTrak (voir infographie interactive ci-dessous). Attention toutefois aux ordres de grandeur trompeurs de cette animation : les points lumineux représentant les satellites sont évidemment surdimensionnés pour qu'ils soient visibles à l'écran (selon votre connexion, plusieurs secondes peuvent être nécessaires avant l'apparition des points lumineux autour du globe).

Des satellites qui bouleversent nos modes de vie

Suivant une courbe exponentielle, l'essor de l'activité satellitaire est activement lié à l'évolution de nos modes de vie. Comment donc apprécier les apports et risques attachés à la présence croissante de cette constellation artificielle au-dessus de nos têtes ? «Tout dépend de l'application qu'on en fait, c'est-à-dire de ce que l'on fait concrètement avec les données que l'on obtient», résume pour RT France un ingénieur dans l'aérospatiale.

En premier lieu, l'observation de notre planète par les satellites a doté l'humanité de capacités considérables dans le domaine de la gestion des catastrophes naturelles. Initiée par le Centre national d'études spatiales (Cnes) et l'Agence spatiale européenne (ESA) en 1999, la Charte internationale Espace et catastrophes majeures a ainsi déjà été activée pas moins de 680 fois pour faire face à des situations d'urgence dans 126 pays, selon un article publié en octobre 2020 sur le site de la Charte. En effet, dès lors qu'elles sont sollicitées, les 17 agences spatiales qui la composent aujourd'hui s'engagent à mettre à disposition, en un temps minimum, des données obtenues de l'espace dans le but d'aider à coordonner les efforts face à telle ou telle situation.

A travers l'apport d'informations cruciales et l'appui à des organisations reconnues aux échelles nationales, le processus de la Charte permet de fournir à un pays en difficulté des données précieuses afin que ses entités souveraines puissent prendre la main sur toute situation d'urgence. Une entraide respectueuse des souverainetés particulièrement bienvenue, quand on considère les difficultés auxquelles est confrontée l'aide humanitaire traditionnelle. «Manque de coordination, méconnaissance des terrains d’intervention, contournement des acteurs locaux» : en avril 2020, Le Monde Diplomatique se penchait ainsi sur «les ambiguïtés de l'action humanitaire» à travers le monde. 

En outre, au fil du temps, l'observation permise par les satellites a également joué un rôle incontournable dans la découverte des phénomènes climatiques. Les avancées scientifiques qu'elle a générées ont d'ailleurs été à l'origine des premières initiatives intergouvernementales en la matière, dont les contours politiques, loin de faire consensus sur la scène internationale, restent encore à préciser.

L'aménagement du territoire, l'optimisation des ressources utilisées par le monde agricole, ou encore les enjeux de la déforestation constituent aussi des domaines dans lesquels le suivi satellitaire du climat et des végétations s'avère utile.

Une simple antenne satellite au niveau de la mairie d'un village isolé peut offrir à ses habitants l'accès wifi, qui rend possible les télécommunications, voire permet de mettre en place de la télé-médecine ou de la télé-éducation

Sur le volet des communications, l'activité des satellites peut offrir des perspectives aux populations isolées, dépourvues d'infrastructures de communications terrestres, dont l'installation coûteuse se heurte à la logique du marché. «Qui dit grande surface et petite population, dit installations d'envergure peu rentables. Or, une simple antenne satellite au niveau de la mairie d'un village isolé peut offrir à ses habitants l'accès wifi, qui rend possible les télécommunications, voire permet de mettre en place de la télé-médecine ou de la télé-éducation. L’avantage de l’information satellitaire est qu’elle s’affranchit des barrières géographiques : elle tombe du ciel. Il suffit alors de se positionner dessous pour la recueillir grâce à une antenne adaptée», nous explique le professionnel du secteur que nous avons interrogé. Quant à la géolocalisation par satellite, au-delà de son utilisation quotidienne par un public chaque jour plus large, la technologie octroie des capacités intéressantes d'un point de vue logistique, en témoigne le suivi en temps réel du trafic sur le réseau ferroviaire français qui permet de positionner très précisément les trains eux-mêmes, et non plus seulement les tronçons dans lesquels ils se situent. 

Surveillance, «encombrement»… Des inquiétudes

Observation de notre globe, télécommunications, géolocalisation… Autant de champs applicatifs dans lesquels l'activité satellitaire est à double tranchant, en premier lieu sur le thème de la surveillance des populations. «Un nouveau satellite de surveillance qui peut voir jusque dans votre salle de bains», titrait par exemple France Culture une semaine avant Noël.

Depuis l'espace, on peut voir si tu as mis des tongs ou des sabots pour aller dans ton jardin

Contrairement à l'utilisation de drones civils qui, de part et d'autre du globe, fait l'objet de réglementations bien précises, comme en France, il apparaît très difficile de contrôler ce qu'observent les objets placés en orbite, chaque jour plus précis en matière de résolution. «Depuis l'espace, on peut voir si tu as mis des tongs ou des sabots pour aller dans ton jardin», illustre notre interlocuteur en référence à la précision que l’on obtient grâce à l'observation satellitaire : «Notons que les observations dans le domaine optique, plus largement répandues, restent limitées par les conditions météorologiques ; elles peuvent être contournées ou complétées par des observations radar (autres bandes de fréquence) qui s’affranchissent complètement du couvert nuageux.»

2 787 satellites opérationnels en orbite terrestre, dont 1 425 américains

Autre thématique qui fait l'objet d'apparitions souvent anxiogènes dans l'actualité : «l'encombrement» de notre voisinage spatial. Dans la dernière mise à jour de sa base de données satellitaires, qui remonte à juillet 2020, l'Union of Concerned Scientists (UCS), un groupe de scientifiques dont le siège social est basé à Cambridge (Massachusetts), évaluait ainsi à «2 787 le nombre de satellites opérationnels en orbite terrestre, dont 1 425 américains», soit plus de la moitié du total. Le podium est complété par la Chine et la Russie qui, selon la même base de données, arrivent loin derrière, avec respectivement 382 et 172 satellites opérationnels.

L'expansion de cette présence artificielle en orbite retient chaque année un peu plus l'attention et les efforts du secteur spatial. Les satellites opérationnels se partagent en effet les orbites terrestres avec les débris de leurs aînés et des étages de lanceurs préalablement propulsés, dont la présence s'est avérée, dans les débuts de l'ère spatiale, être un sujet de second plan.

Mais avec le temps, la question est devenue inévitable, avant tout en raison des dangers et coûts que représente une collision pour les opérateurs de satellites. C'est pourquoi les principaux acteurs du secteur investissent. Alors que certains organismes s'efforcent désormais de cartographier les débris spatiaux, l'agence américaine FCC (acronyme anglophone pour Commission fédérale des communications) annonçait en avril 2020 une «mise à jour des règles en matière de réduction des débris orbitaux pour la nouvelle ère spatiale».

La France est le seul pays doté d'une loi qui traite des débris spatiaux : il s’agit de la loi sur les Opérations spatiales, promulguée en 2010

«La Russie répond au problème des débris spatiaux par un satellite autodestructeur», titrait de son côté Sputnik l'année précédente, en référence à un brevet déposé par l'agence spatiale russe Roscosmos. «Des chercheurs chinois veulent pulvériser les débris spatiaux à coups de laser», expliquait L'Express encore un an plus tôt.

En remontant ainsi le temps, force est de constater la présence d'un acteur particulièrement à la pointe dans ce domaine : la France. «La France est le seul pays doté d'une loi qui traite des débris spatiaux : il s’agit de la loi sur les Opérations spatiales promulguée en 2010», expliquait le Cnes dans un dossier publié à ce sujet en 2017.

Concernant la mise hors-service des engins en fin de mission, l'une des techniques mises en œuvre par le Cnes consiste, par exemple, à ce que les satellites envoyés autour de la Terre embarquent une quantité supplémentaire de carburant permettant de les désorbiter le moment venu. «Les satellites en orbite basse seront alors brûlés lors de leur rentrée dans l’atmosphère terrestre, les satellites géostationnaires écartés vers une orbite dite "cimetière"», explique l'ingénieur dans l'aérospatiale que nous avons contacté.

En 2008 déjà, le Comité des Nations unies pour les utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique publiait un rapport soulignant plus d'une dizaine de fois l'enjeu de la réduction des débris spatiaux, et insistait sur la nécessité de lignes directrices à suivre sur le sujet.

La densité d'objets dans la zone orbitale la plus peuplée n'est que d'un objet de la taille du poing par cube de 100 km de côté

Témoignant de l'importance de cette thématique dans le secteur spatial, l'ESA a signé avec l'entreprise suisse ClearSpace, le 1er décembre 2020, la commande pour 86 millions d'euros du premier satellite-éboueur de débris spatiaux, dont le lancement est prévu à horizon 2025. Il aura pour cible un morceau d’une ancienne fusée européenne Vega, objet laissé en 2013 à une altitude d'environ 801 kilomètres.

Cependant, face aux inquiétudes générées par la question des débris spatiaux, le président du Cnes, Jean-Yves Le Gall, commentait cette année la présence en orbite de quelque 30 000 objets de plus de 10 cm : «Pour impressionnants que paraissent ces nombres, il faut les relativiser […] La densité d'objets dans la zone orbitale la plus peuplée n'est que d'un objet de la taille du poing par cube de 100 kilomètres de côté», écrit ainsi le chef de l'agence spatiale française dans les colonnes de la revue Diplomatie.

Inéluctable militarisation de l'orbite terrestre ?

Plus de six décennies après les premiers pas de l'humanité dans l'ère spatiale, la configuration du secteur a évolué et compte aujourd'hui de nombreux acteurs.

Avoir accès à l'espace devient une question de souveraineté

Agences spatiales japonaise, indienne, européenne, canadienne… Autant d'établissements qui figurent, outre le podium précédemment cité, dans le top 10 des principaux lanceurs de satellites. «Tous les pays qui en ont les moyens sentent bien qu'ils ne peuvent pas rester à la traîne dans le domaine spatial. Avoir accès à l'espace devient une question de souveraineté, pour ne pas se vassaliser à d’autres nations "phare" comme les Etats-Unis, la Chine ou la Russie», commente ici notre interlocuteur.

Inévitablement, l'évolution du champ des possibles satellitaires comporte son lot de tensions. Les Etats-Unis, dont les investissements cumulés dans le spatial en 2019 (50 milliards de dollars) représentaient près du double du budget des cinq autres plus grosses puissances du secteur, donnait naissance le 20 décembre de la même année à la Force spatiale américaine, sous l'acronyme anglophone USSF, qui constitue à ce jour la sixième branche des forces armées du pays.

Deux mois plus tôt, sur fond d'un incident orbital après lequel la ministre française des Armées Florence Parly avait accusé la Russie d'avoir tenté de capter les communications d'un satellite militaire franco-italien, Paris avait déjà annoncé la création de son Commandement de l'espace (CDE). Un service interarmées dont la raison d'être est ainsi décrite sur le site du gouvernement : «[Mener une] politique spatiale militaire à travers trois missions : le renforcement des usages militaires actuels (observation, communications, recueil de renseignement) ; l’extension des capacités de connaissance de la situation spatiale ; et le développement d’une capacité d’action dans l’espace.»

Publié en février 2020, le même article faisait état d'un service qui pourrait être composé de 500 personnes d’ici 2025, ajoutées aux quelque 1 700 employés du Cnes. L'agence spatiale française va-t-elle, à terme, faire des questions militaires sa vocation principale ? 

En tout état de cause, au-delà des coopérations scientifiques majeures que l'activité spatiale continue de générer entre les différents acteurs du secteur, celui-ci connaît une militarisation indissociable de son développement. Le fait est que le spatial vient de la Défense, qui reste un client majeur en la matière. 2020 n'aura donc pas échappé à la règle sous le regard menaçant de la première puissance du secteur. «L’Iran devra rendre des comptes», tonnait par exemple l'administration américaine au mois d'avril, en réaction au premier lancement d'un satellite militaire par Téhéran. 

Fabien Rives

Covid-19 : Emmanuel Macron assure que le vaccin «ne sera pas obligatoire»

dim, 27/12/2020 - 15:14

Emmanuel Macron s'est félicité ce 27 décembre du début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France, estimant que le vaccin constituait une «nouvelle arme contre le virus».

Comme l'avait déjà fait le ministre de la Santé Olivier Véran, Emmanuel Macron a tenu à confirmer que «le vaccin ne sera pas obligatoire». «Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider», a écrit le président français sur son compte Twitter.

Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 27, 2020

Vaccination non obligatoire… mais potentiellement nécessaire à certaines activités ?

Ceci étant, Emmanuel Macron n'a pas répondu aux inquiétudes qu'a fait naître le projet de loi déposé à l'Assemblée nationale par Jean Castex, le 21 décembre. Pour ses – nombreux – détracteurs, la pérennisation des mesures d'urgence sanitaire prévue dans le texte fera en effet des non vaccinés des «citoyens de seconde zone».

«Le Premier ministre peut, le cas échéant […] subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif», lit-on notamment dans le texte présenté par le Premier ministre, qui a beaucoup fait réagir.

Confronté à la polémique, le ministre de la Santé avait assuré que le gouvernement ne proposerait pas ce texte devant le Parlement avant plusieurs mois, «avant d'être sorti de la crise». Olivier Véran certifiait que le «texte n'[avait] pas du tout vocation à envisager la vaccination obligatoire contre le coronavirus», sans contredire l'essence même du projet qui est l'obligation de vaccination pour pratiquer certaines activités.

Le scepticisme face aux vaccins reste élevé en France où une majorité des habitants (56%) n'envisagent pas de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage BVA publié le 27 décembre par le JDD et réalisé du 11 au 14 décembre.

Guyane : après le jugement favorable à la Montagne d'or, quel avenir pour le projet polémique ?

dim, 27/12/2020 - 12:49

Le tribunal administratif de Guyane a rendu sa décision le 24 décembre 2020 concernant le projet de Montagne d’or en Guyane. L’Etat devra «prolonger» les concessions minières du site d’extraction sur ce territoire français situé en Amérique du Sud. La cour a ainsi «enjoint l’Etat de prolonger» dans un «délai de six mois» les concessions en question. Le site pourrait alors devenir le plus grand projet d’extraction d’or de France.

Dès 2019, le gouvernement s'était pourtant positionné pour l’arrêt des concessions, mais le consortium russo-canadien Nordgold-Columbus Gold avait saisi la justice administrative. «On nous refuse le renouvellement d'un titre, mais on ne sait pas pourquoi. Le vrai fond du problème, c'est la décision prise dans ce Conseil de défense où on a indiqué que le projet ne se fera pas», avait dénoncé devant la cour l'avocat des industriels, Malik Memlouk, comme le rapporte l’AFP. Nordgold-Columbus Gold a argumenté en faveur du projet en promettant la création de 750 emplois directs et 3 000 indirects.

Une audience s’était tenue le 3 décembre devant le juge administratif. L’Etat étant absent, le rapporteur public avait pointé du doigt l’absence de «pertinence» et la «faiblesse» de ses arguments. Comme il l’a écrit sur Twitter le 24 décembre, le député anciennement LREM Matthieu Orphelin estime à ce propos que «l'Etat n'a pas été assez sérieux dans sa défense au tribunal administratif de Guyane» et évoque «une erreur à rattraper d’urgence».

Quelques semaines avant la décision du tribunal administratif, Emmanuel Macron affirmait dans une interview accordée au média Brut : «On a arrêté les projets que tout le monde laissait traîner, ne voulait pas arrêter [c'est-à-dire] Notre-Dame-des-Landes, la Montagne d’or, Europacity. Donc, je n’ai pas de leçons à recevoir.»

Le 23 mai 2019, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le Premier ministre Édouard Philippe expliquait pour sa part que l’Etat ne donnait pas son accord au projet, estimant qu'il était «incompatible avec les exigences de protection de l’environnement».

«Le gouvernement a totalement délaissé le procès»

Marine Calmet, membre de l’organisation Or de question, s'est exprimée auprès de RT France à propos de la décision administrative : «Il ne s’agit pas d’une surprise étant donné que le gouvernement a totalement délaissé le procès. Nous nous attendions à ce que la justice tranche en faveur de la compagnie Montagne d’Or.» La militante soutient que le gouvernement n'a pas défendu «les arguments juridiques qu’il aurait pu saisir» pour contrer la demande de la compagnie minière. Or de question demande aujourd’hui à ce que l’Etat «fasse appel de cette décision et se saisisse sérieusement des arguments qui peuvent être pointés dans ce dossier».

Elle déclare fermement que «ce projet ne passera pas» : «Il est absolument hors de question qu’il voit le jour sur le territoire, ni sous cette forme ni sous une autre, puisque la mine industrielle, quoi qu’il arrive, est incompatible avec les exigences en matière de protection du climat et de la biodiversité», d’autant plus qu’aucune «étude d’impact» n’a été publiée et qu’il «n’y a pas d’autorisation d’ouverture de travaux».

Le projet prévoit d’extraire de l’or au prix d’un déboisement de 1 513 hectares, dont un tiers de forêts primaires, où vivent 2 000 espèces animales et végétales, dont 127 espèces protégées, comme le souligne l’ONG WWF dans un rapport où l'on peut lire que «selon l’opérateur, l’extraction de l’or nécessiterait des milliers de tonnes d’explosifs et de cyanure, et 195 millions de litres de fuel durant les 12 années de vie du projet». 

Marine Calmet alerte quant au fait que le renouvellement des concessions aurait «un impact extrêmement fort en terme de biodiversité puisque la zone dans laquelle est prévu le projet se situe entre deux réserves biologiques intégrales». En outre, il nécessiterait de construire «une route à travers la forêt», ce qui «perturberait la biodiversité» et «fraierait un chemin beaucoup plus facile aux orpailleurs illégaux», en plus de sévèrement accroître la consommation d’eau, qui pourrait atteindre «470 000 litres par heure».

Inquiétudes de l'ONU 

Dans un avis rendu public le 10 janvier 2019, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, une instance des Nations unies, avait exprimé son inquiétude au sujet du projet de la Montagne d’or. L’article 32 de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones stipule que «les peuples autochtones ont le droit de définir et d’établir des priorités et des stratégies pour la mise en valeur et l’utilisation de leurs terres ou territoires et autres ressources».

Le juriste et membre de l’ONAG (Organisation de nations autochtones de Guyane) Alexis Tiouka pointait sur RT France quelques jours après cet avis que «la France a adhéré en septembre 2007 à la déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones, et l’article 32 rappelle bien aux Etats que tout projet qui se fait sur le territoire national où il y a des peuples autochtones doit se faire en consultation avec les peuples autochtones».

Si on développe l’économie verte, l’agriculture, il y aura beaucoup plus d’emplois [créés]

Il rappelait alors que «tous les chefs traditionnels et les organisations autochtones ont demandé à ce consortium canadien russe de faire un débat dans la communauté, qui a été refusé». Selon lui, la création d’emplois est «un mirage» […] Si on développe l’économie verte, l’agriculture, il y aura beaucoup plus d’emplois [créés]».

Près de 30 projets d’extraction aurifère sont en cours en Guyane. Ensemble, ils pourraient conduire à la déforestation de 360 000 hectares. Au printemps 2020, la préfecture avait convoqué la Commission départementale des mines de Guyane afin de faire voter le projet Montagne d’or Bis qui doit être mené en 2025 dans la commune d’Apatou, à la demande de la Compagnie Espérance du groupe Ostorero.

Libye : la Turquie menace de répondre à toute attaque du maréchal Haftar contre ses forces

dim, 27/12/2020 - 10:54

«Le criminel de guerre, le meurtrier qu'est [Khalifa] Haftar et ses forces doivent savoir qu'ils seront considérés comme des cibles légitimes en cas d'attaque contre les forces turques [qui soutiennent le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans le conflit en Libye]», a fait savoir ce 27 décembre le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, deux jours après des déclarations belliqueuses du maréchal libyen à l'encontre d'Ankara.

Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye, avait en effet appelé ses forces à reprendre les armes face à la présence turque, alors que des pourparlers sont en cours pour sortir le pays de l'impasse. «Nous allons donc reprendre les armes pour façonner notre paix de nos propres mains [...] et, puisque la Turquie rejette la paix et opte pour la guerre, préparez-vous à chasser l’occupant par la foi, la volonté et les armes», avait-il menacé dans un discours à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance du pays. «Officiers et soldats, préparez-vous !», avait-il encore martelé devant des centaines de militaires au garde-à-vous dans la cour d'une caserne à Benghazi (est).

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 à la suite d'une intervention de l'OTAN. Deux autorités s'y disputent le pouvoir : le Gouvernement d'union nationale (GNA) à Tripoli, reconnu par l'ONU et soutenu par la Turquie, et le pouvoir incarné par Khalifa Haftar soutenu, notamment, par l'Egypte et les Emirats arabes unis.

Un cessez-le-feu signé en octobre sous l'égide de l'ONU et globalement respecté depuis a permis aux parties rivales de retourner à la table des négociations.

«Pas de place pour le séparatisme» : Darmanin réagit à l'agression d'un musulman qui avait fêté Noël

dim, 27/12/2020 - 09:28

«A Belfort, un jeune homme agressé parce qu’il aurait fêté Noël et ne serait pas un "bon arabe". Circonstance "aggravante" : être fils de policiers», a tweeté le ministre de l'Intérieur français, Gérald Darmanin, le soir du 26 décembre. Et d'ajouter : «La justice a ouvert une enquête. Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne.»

À Belfort, un jeune homme agressé parce qu’il aurait fêté Noël et ne serait pas un «bon arabe». Circonstance «aggravante» : être fils de policiers. La justice a ouvert une enquête. Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne. https://t.co/RVbc2ZTrVf

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) December 26, 2020

Le même soir, le compte Twitter du préfet du Territoire de Belfort a diffusé un message similaire : «Dans notre pays, nous devons pouvoir fêter Noël librement. En France, un policier ne devrait pas s’inquiéter pour la sécurité de ses enfants. Soutien à ce jeune belfortain victime de violences inadmissibles.» La préfecture a également martelé qu'il y avait pas de place pour le «séparatisme» dans la République et que la justice avait ouvert une enquête.  

Dans notre pays, nous devons pouvoir fêter Noël librement. En France, un policier ne devrait pas s’inquiéter pour la sécurité de ses enfants. Soutien à ce jeune belfortain victime de violences inadmissibles.

— Préfet du Territoire de Belfort (@Prefet_90) December 26, 2020

Enfin, le président de la Région Grand Est, Jean Rottner (Les Républicains), a dénoncé sur Twitter une «agression inadmissible motivée par un racisme trop ordinaire et une haine de la police».

Agression inadmissible motivée par un racisme trop ordinaire et une haine de la police.

👉 La France a besoin d’une autorité républicaine qui s’exprime réellement et efficacement

Tout mon soutien à la victime et à sa famille https://t.co/sx8Hn67jBn

— Jean ROTTNER (@JeanROTTNER) December 26, 2020

«Il est tombé dans un guet-apens», selon la mère de la victime

L'AFP, citant une source policière, a rapporté le 26 décembre qu'un jeune Belfortain de confession musulmane et fils de policiers avait déposé une plainte après avoir été agressé parce qu'il avait publié sur les réseaux sociaux des photos le montrant en train de fêter Noël.

La victime, âgée de 20 ans, aurait d'abord reçu un message menaçant d'une de ses connaissances, après la publication des photos de son repas de Noël :  «Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers... Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu.» D'après le journal local L'Alsace, la photographie du repas en question montrait «des huîtres et des crevettes, rien de bien extraordinaire».

L'auteur des insultes, que le jeune homme connaissait de l'école et de son club de football, l'aurait menacé lui et ses parents parce qu'il était choqué de le voir fêter Noël alors qu'il est de confession musulmane.

Interloqué, le jeune homme a voulu avoir une explication avec l'auteur du message, qui l'a convié à un rendez-vous. Mais il était attendu là par cinq personnes qui l'ont violemment frappé et menacé pour qu'il ne dépose pas de plainte, selon la source policière de l'AFP.

La mère de la victime, officier de police judiciaire, a confié à L'Alsace : «Il est tombé dans un guet-apens. On lui fait payer ses origines mais surtout le fait d’être le fils d’un couple de policiers. Ce sont des comportements sectaires et racistes, c’est inacceptable au XXIe siècle. [...] personne n’a à payer le fait d’avoir des parents qui sont fonctionnaires de police.» Selon le quotidien local, l’auteur du message aurait été identifié, arrêté, puis placé en garde à vue. Au cours de celle-ci, l'interpellé aurait déclaré : «Ce n’est pas musulman de fêter Noël.» De même source, deux autres individus auraient également été identifiées comme ayant participé à ce passage à tabac.

Un troisième confinement n'est pas exclu si la situation «devait s'aggraver», prévient Olivier Véran

dim, 27/12/2020 - 08:17

L'instauration d'un troisième confinement n'est pas exclue si la situation épidémique «devait s'aggraver», affirme le ministre de la Santé Olivier Véran au Journal du Dimanche ce 27 décembre, à l'occasion du lancement de la campagne de vaccination en France.

«Nous n’excluons jamais des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations. Ça ne veut pas dire qu’on a décidé, mais qu’on observe la situation heure par heure», précise le ministre dans l'entretien.

L’objectif des 5 000 [cas de contamination par jour] s’éloigne

Les autorités françaises redoutent l'arrivée d'une troisième vague dans les semaines qui viennent, après les fêtes de fin d'année. D'autant plus que la circulation du virus est encore importante avec «15 000 contaminations détectées par jour en moyenne, alors qu’on était descendu à 11 000», pointe Olivier Véran. «L’objectif des 5 000 [cas de contamination par jour] s’éloigne. Et la pression sur le système de santé reste importante avec 1 500 hospitalisations par jour, une tension qui baisse très peu en réanimation», souligne le ministre qui se dit prêt à prendre «les mesures nécessaires si la situation devait s’aggraver».

La situation est déjà préoccupante dans le «Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et le département des Alpes-Maritimes, à commencer par Nice», avec une «augmentation de l’incidence chez les personnes âgées dans certains territoires ruraux», affirme-t-il. Plusieurs maires de l'Est de la France, dont celui de Reims, plaident depuis plusieurs jours pour «reconfiner soit de façon territoriale ou au niveau national» après Noël.

La France doit lancer sa campagne de vaccination contre le Covid-19 ce 27 décembre. Le premier vaccin devrait être inoculé à Sevran (Seine-Saint-Denis) dans l'unité de séjour de longue durée de l'hôpital René-Muret.

L'Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie lancent leur campagne de vaccination avant le reste de l'UE

dim, 27/12/2020 - 07:20

Avant les autres nations européennes, l'Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie ont débuté leurs campagnes de vaccinations contre le Covid-19, l'UE ayant donné le 21 décembre son feu vert au vaccin Pfizer/BioNtech. La première dose administrée sur le territoire allemand l'a été à Edith Kwoizalla, une résidente de 101 ans d'une maison de retraite de la région du Sachsen-Anhalt (est).

En Hongrie, c'est Arienne Kertesz, une femme médecin de l'hôpital South Pest de la capitale Budapest qui a ouvert la voie. «J'attendais depuis longtemps de l'avoir, parce que ma capacité à travailler calmement et en sécurité en dépend», a-t-elle déclaré.

Et c'est un spécialiste des maladies infectieuses, Vladimir Krcmery, qui a été le premier à être vacciné en Slovaquie, à Nitra (ouest).

La plupart des pays européens attendent le 27 décembre pour débuter leur campagne de vaccination

Les premières doses de vaccin sont arrivées le 26 décembre dans l'Union européenne à la veille du démarrage dans la plupart de ses Etats membres, comme la France, des campagnes de vaccination contre le coronavirus, dont le variant britannique est de plus en plus signalé à travers le monde. En France, 19 500 doses sont arrivées à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne. Des employés masqués portant des gants de protection spéciaux contre le froid (le vaccin est conservé à -70°C) ont transféré les boîtes dans des réfrigérateurs spéciaux.

La Russie, qui a dépassé les trois millions de cas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Mexique et de nombreux autres pays ont pour leur part déjà commencé à vacciner leurs populations au début du mois de décembre. La Chine avait été la première à le faire, l'été dernier. Les Etats-Unis restent les plus touchés par le Covid-19, tant en nombre de morts (330 279) que de cas (18 761 363).

Plusieurs pays ont annoncé le 26 décembre des cas confirmés du variant britannique du coronavirus, comme l'Italie, la Suède, l'Espagne et le Japon, après l'annonce cette semaine de contaminations en France, en Allemagne, au Liban et au Danemark.

Selon une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), ce nouveau variant est «50% à 74%» plus contagieux que ses prédécesseurs, faisant craindre plus d'hospitalisations et de morts en 2021 qu'en 2020.

Après sa découverte, l'inquiétude avait poussé des dizaines d'Etats à couper leurs liaisons aériennes, maritimes ou terrestres avec le Royaume-Uni, semant le chaos dans son approvisionnement et la pagaille aux abords de Douvres (sud-ouest) où des milliers de camions sont restés coincés plusieurs jours. Mais la situation dans ce port stratégique, était désormais «résorbée» et le trafic vers Calais, dans le nord de la France, faiblissait «fortement», après le passage de 2 200 poids-lourds le 25 décembre et de 1 500 le 26.

Une partie de l'Europe se confine à nouveau

En Italie, le pays européen le plus endeuillé (plus de 71 000 morts), 9 750 doses de vaccin escortés par les carabiniers ont été livrés à l'hôpital Spallanzani de Rome le 26 décembre au matin. Face à une flambée du nombre des cas, l'Italie s'était déjà reconfinée avant même Noël, comme l'Irlande, qui a reçu le 26 décembre ses vaccins mais n'entamera sa campagne que le 30. 

La Suisse a pour sa part fait amende honorable, reconnaissant que le gouvernement avait été trop optimiste après la première vague de l'épidémie en relâchant les restrictions, avec pour résultat l'un des taux de contamination les plus élevés en Europe au cours de la deuxième vague. A la fin de la première vague, l'été dernier, «on avait le sentiment que le pire était passé, cela a été l'une des plus graves erreurs», a déclaré Alain Berset, le ministre suisse de la Santé. 

Comme l'Italie, l'Autriche a confiné sa population le 26 décembre, au lendemain de Noël. Les commerces non essentiels, l'hôtellerie et la restauration seront fermés et la population soumise à un couvre-feu toute la journée jusqu'au 24 janvier. Au Royaume-Uni, qui a dépassé vendredi les 70 000 morts, des confinements locaux ou de sévères restrictions sont entrés en vigueur pour des millions de personnes. En Angleterre, six millions de personnes dans le sud et l'est reviennent aussi à un confinement, qui y concerne désormais 24 millions de personnes au total.

Une saison des sports d’hiver déjà terminée ? «Il faut vite réfléchir à des aides» (ENTRETIEN)

sam, 26/12/2020 - 22:56

Dans une lettre, plusieurs gérants de magasins de sport d’hiver craignent que les pistes de ski, qui pourraient rouvrir ce 7 janvier, ne puissent pas accueillir du public en raison de l’épidémie de coronavirus. 

Jérôme Camps, PDG de Cara Group et signataire de cette lettre, revient sur ces inquiétudes au micro de RT France. Selon lui, la saison des sports d’hiver est «déjà terminée» et il est nécessaire pour leur survie de «réfléchir à des aides et des soutiens».

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