Le gouvernement russe a annoncé le 28 décembre quelque 185 000 décès dus au Covid-19 cette année, un bilan plus de trois fois supérieur au décompte officiel et qui fait de la Russie l'un des pays les plus endeuillés au monde. Ces nouveaux chiffres se basent sur une définition plus large des victimes contaminées par le virus, en vertu d'une nouvelle comptabilité.
Le 28 décembre, l'office des statistiques Rosstat a fait état d'un excès de mortalité entre janvier et novembre de 229 700 personnes, en hausse de 13,8% par rapport à la même période de 2019.
Et «plus de 81% de cette hausse de la mortalité sur cette période est due au Covid et aux conséquences de la maladie due au coronavirus», soit un peu plus de 186 000 décès, a expliqué, selon les agences de presse russes, la vice-Première ministre en charge de la santé, Tatiana Golikova. Ce bilan est plus de trois fois supérieur au 55 265 morts officiels comptabilisés depuis le début de la pandémie par le site du gouvernement russe dédié à la lutte contre la pandémie.
Les autorités ne comptent cependant au jour le jour que les décès Covid-19 confirmés par une autopsie. Selon Rosstat, en novembre, 25 788 personnes sont mortes à la suite d'une contamination au virus. L'agence classe ces morts selon trois catégories : les décès confirmés causés par le Covid; ceux dont le Covid est suspecté comme cause principale du décès; et ceux où le Covid a accentué d'autres pathologies, causant la mort.
Les chiffres de Rosstat placent désormais la Russie au troisième rang mondial en termes de décès, derrière les Etats-Unis (plus de 330 000 morts) et le Brésil (plus de 190 000), alors que le pays, comme le reste du monde, est frappé depuis l'automne par une deuxième vague épidémique.
En octobre, selon Rosstat, la Russie avait déjà enregistré 50 000 décès supplémentaires par rapport à 2019, dont 22 761 décès liés au coronavirus.
Le Kremlin a néanmoins rejeté l'idée de tout nouveau confinement national, après celui du printemps, afin de préserver l'économie, se jugeant bien préparées et tablant sur l'efficacité de son vaccin, le Spoutnik V, qui a été déployé début décembre. Cela étant, la plupart des régions ont imposé le port du masque de protection et limité l'accès à certains lieux de loisir.
En termes de contaminations, la Russie reste au quatrième rang mondial, avec 3 078 035 cas de Covid-19 recensés, selon le gouvernement russe. Depuis le début de l'hiver, le pays bat d'ailleurs chaque semaine des records de nouvelles infections quotidiennes.
Pour vaincre l'épidémie, le gouvernement fonde ses espoirs sur une vaccination massive de la population russe. Le ministre russe de la Santé Mikhaïl Mourachko a ainsi jugé le 26 décembre que ce vaccin était «sûr et efficace» pour une vaccination massive de la population et a autorisé son utilisation chez les personnes de plus de 60 ans. Pour sa part, le centre Gamaleïa, qui produit le Spoutnik V, a affirmé que près de 700 000 doses du vaccin avaient déjà été livrées en Russie.
Selon un sondage du centre publique VTsIOM, publié le 24 décembre, seuls 38% des Russes avaient l'intention de se faire vacciner.
Après avoir déclenché une polémique sur les réseaux sociaux le 28 décembre 2020 avec un sketch dans lequel il ironisait sur le fait que le rôle de l'agent 007 serait bientôt interprété par l’actrice noire Lashana Lynch, l'humoriste Norman s'est excusé dans l'après-midi sur Instagram. «Dans [mon] spectacle, je parle du privilège blanc, de la culpabilité blanche, de mes potes rebeu qui passent leur temps à se faire contrôler, des inégalités salariales… […] bref, la liste est longue», argumente-t-il.
«Le contenu du spectacle ne laisse planer aucun doute sur le fond de ma pensée et sur la sincérité de mon engagement antiraciste», a-t-il ajouté.
Dans son sketch, celui qui s’est fait connaître grâce à ses vidéos Youtube tournées dans sa chambre posait la question : «Est-ce-qu’on n’est pas en train d’aller trop loin dans la lutte contre la racisme là ? "My name is Bond, Fatoumata Bond" Non ça va pas du tout, je suis pas d’accord.» Il avait alors expliqué : «James Bond, c’est un personnage on l’aime comme ça, vous l’aimez comme ça. On va pas le changer du jour au lendemain pour un quota.»
Il avait été critiqué sur les réseaux sociaux et accusé de racisme et de sexisme par certains.
Alors que la campagne de vaccination vient de débuter en France, le scepticisme face aux vaccins y reste élevé, une majorité des habitants n'envisageant pas de se faire vacciner contre le Covid-19, selon plusieurs sondages publiés ces dernières semaines. En effet, à en croire le dernier sondage BVA publié le 27 décembre par le JDD, seules 44% des personnes interrogées affirment vouloir recevoir le vaccin, parmi lesquelles à peine 13% se déclarent «certaines» de le faire.
Des chiffres constants depuis des semaines, puisque début décembre une proportion à peu près identique de sondés (59%) expliquaient auprès de l'Ifop ne pas avoir l'intention de se faire vacciner. «Il y a des craintes sur la nocivité des vaccins, mais aussi des segments de la population perméables à la théorie du complot. Beaucoup de personnes disent aussi ne pas en avoir besoin, soit parce qu'elles ont déjà été malades, soit parce qu'elles ne se sentent pas en danger par rapport à virus», explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Institut de sondage Ifop, dont un autre sondage pour CNews a montré des résultats identiques (61% des personnes interrogées n'ont pas l'intention de se faire vacciner).
Si le mot «complot» est lâché par le directeur adjoint de l'Ifop, il serait pourtant très réducteur de cantonner la défiance à l'égard du vaccin contre le Covid-19 aux adeptes de théories discutables. En effet, bien que la plupart des sondages n'aient pas daigné explorer les raisons de cette méfiance, une précédente étude d'opinion de BVA offre toutefois quelques pistes. Ainsi au premier rang des inquiétudes plane ainsi la rapidité avec lequel le vaccin a été produit, et donc sa fiabilité, mais aussi le manque de recul sur les potentiels effets secondaires.
Ce second point est particulièrement présent chez les femmes, plus réticentes encore que les hommes à se faire vacciner. «Dans l’histoire de la vaccination, les femmes ont toujours eu davantage peur des effets secondaires. De manière générale, elles craignent aussi plus les risques liés au développement technologique, comme la 5G et les OGM. Mais on ne sait pas vraiment pourquoi», note Jocelyn Raude, sociologue à l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes dans les colonnes du Telegramme.
Deux autres éléments sont notables : d'une part, et sans grande surprise, l'âge est facteur déterminant; les plus de 65 ans étant de loin les plus favorables à la vaccination parmi les différentes tranches d’âge. «Il y a une banalisation [du] Covid qui fait de moins en moins peur aux plus jeunes. La crainte de tomber malade et l’intérêt de la vaccination augmentent avec la catégorie d’âge», souligne Jocelyn Raude.
Enfin, la vaccination contre le Covid est devenue un sujet hautement politisé : ces sondages montrent ainsi que les partisans de LREM sont très majoritairement prêts à se faire vacciner (et dans une moindre mesure ceux du PS et de LR), alors que l'inverse est vrai pour les sympathisants de la France Insoumise, du Rassemblement national, et même des Verts.
Le gouvernement ayant placé la vaccination au cœur de sa lutte contre l'épidémie, cette défiance est un caillou bien logé dans sa chaussure. Conscient du problème, Emmanuel Macron a tenté de rassurer en répétant à qui veut l'entendre que la vaccination ne serait pas obligatoire. Une manière qu'il espère habile de contourner le problème; le gouvernement évoquant de son côté, à l'instar du Haut-Commissaire au Plan François Bayrou, l'idée d'un passeport sanitaire, qui interdirait aux non vaccinés d'accéder à certaines activités.
La manœuvre ne dupe toutefois personne, comme en témoigne le rejet quasi unanime d'un projet de loi déposé à l'Assemblée nationale par Jean Castex le 21 décembre. Pour ses – nombreux – détracteurs la pérennisation des mesures d'urgence sanitaire prévue dans le texte, qui reprenait en substance l'idée d'un passeport sanitaire, ferait en effet des non vaccinés des «citoyens de seconde zone».
Pour faire accepter ses mesures pour le moins impopulaires, la majorité s'en remet donc, entre autre à... ses adhérents. Dans un guide à l'attention de ces derniers, LREM les encourage à discuter politique à l'occasion des fêtes de fin d'année, et l'accent est notamment mis sur ce sujet : «Avoir confiance dans le vaccin.»
«Si les inquiétudes autour de son efficacité et de potentiels risques associés sont légitimes, les contre-vérités et les thèses qui pullulent le sont nettement moins et nécessitent d’être contrées», explique en préambule le texte. Pour contrer «ceux qui répandent de fausses affirmations à des fins politiques ou complotistes» dans le but «d’imposer par la force et la manipulation leur vision unique», LREM livre quelques éléments de langages et citations à retenir. Parmi celles-ci, Emmanuel Macron assurant que la stratégie vaccinale reposerait sur les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) : «Il ne faut pas laisser penser que ce sont juste les laboratoires pharmaceutiques qui communiquent.»
Outre une réflexion sur le coût, c'est d'avantage l'inquiétude face à la rapidité de développement du vaccin que LREM cherche à contrer, en incitant ses adhérents à renverser l'argument. «La science est fantastique, la médecine est magnifique et plutôt que d’en douter, nous devrions collectivement nous en féliciter ! L’arrivée de vaccins moins d’un an après le déclenchement de la pandémie est un immense espoir, et une prouesse», assène ainsi LREM, avant de conclure qu'il est impératif de ne pas céder «aux sirènes de la défiance», puisqu'il en va ni plus ni moins que «de la santé de notre démocratie».
Un message qui a visiblement fait son chemin jusqu'à l'éditorialiste Christophe Barbier. Dans une vidéo postée sur son compte Twitter le 28 décembre, le journaliste dévoile la «pédagogie» qu'il faut selon lui mettre en œuvre à l'attention des Français pour qu'ils aillent se faire vacciner. Avec en premier lieu la nécessité de «convaincre»: «Il faut publier les études qui montrent que le vaccin est efficace. Il n'y a pas que les communiqué de presse des laboratoires comme le prétendent les anti-vaccins.»
Christophe Barbier appelle en outre le gouvernement à déployer une stratégie de communication pour inciter «à la vaccination, comme il y en a pour inciter au respect des gestes barrières, au nom de l'altruisme». Enfin, le journaliste pose comme le gouvernement les jalons d'un passeport sanitaire, pour «contraindre» les plus réticents à franchir le pas, «en expliquant que les non vaccinés devront assumer la responsabilité de leur choix, à savoir se retirer des moments de vie collective où ils peuvent être dangereux pour les autres».
Nouvelle pédagogie pour inciter les Français à se faire vacciner: les quatre « C ». Mon édito vidéo du jour. pic.twitter.com/zTc63zmzSz
— Christophe Barbier (@C_Barbier) December 28, 2020Cette vaste opération qui vise à convaincre les Français de la nécessité – et de la sécurité – de la vaccination contre le Covid, peut en outre s'appuyer sur d'autres relais. Reprise sur France Inter, la page Facebook les Vaxxeuses, qui compte plus de 18 000 abonnés est de ceux là. Créé en 2017 suite à l'annonce du gouvernement de l’augmentation du nombre de vaccinations obligatoires, les Vaxxeuses, s'attelle désormais à la tâche «de ne pas laisser le terrain des réseaux sociaux aux anti-vaccins».
Avec une stratégie bien établie, mélanger «pédagogie et humour», en publiant chaque jour sur leur page Facebook les «perles» des anti-vaccins. «Ce sont parfois les thèses les plus absurdes, par exemple l'histoire qui circule beaucoup sur Internet en ce moment, c'est celle de la puce 5G qui serait présente dans le vaccin Covid et que le gouvernement voudrait injecter dans notre corps pour mieux nous contrôler !», explique à France Inter le créateur de la page.
Bonjour @Gendarmerie et @PoliceNationale.
Nous avons ici une personne qui appelle à harceler téléphoniquement les établissements où commenceront demain les vaccinations contre le covid. Pouvez vous faire quelque chose ? https://t.co/0YzjwiWzvO
Reste à voir, si comme le souhaite le créateur des Vaxxeuses, cette stratégie permettra d'éviter aux sceptiques de basculer dans l'opposition aux vaccins...
Le directeur de Verbier Tourisme, Simon Wiget, a rectifié une information issue de la municipalité et largement relayée le 27 décembre, qui rapportait que 200 Britanniques s'étaient enfuis de Verbier, en Suisse, dans la nuit du 26 décembre, pour échapper à la quarantaine de dix jours mise en place depuis le 14 décembre pour les touristes britanniques après l'apparition d'un nouveau variant de Covid-19.
Dans des propos relayés par le journal Sonntags Zeitung et l'agence de presse ATS, puis par Franceinfo, le responsable de l'office du tourisme juge «totalement erroné» le chiffre de 200 britanniques fugitifs avant d'estimer que cette information relève d'«une extrapolation […] peut-être liée à un malentendu» dû à la traduction.
«À quoi s'ajoutent certaines rumeurs et beaucoup de choses qui sont gonflées dans cette situation de pandémie», a expliqué Simon Wiget avant de préciser : «De notre côté, nous n'avons eu aucune information officielle, ni de la part des hôteliers ni de la part des autorités, d'une fuite de ces personnes, comme les médias le laissent entendre».
Toutes les quarantaines ont été respectées
Et au directeur de détailler les dispositions de la quarantaine qui concerne les touristes «issus du territoire britannique, mais pas forcément des Anglais». Des mesures de quarantaine «arrivent à échéance ou sont déjà arrivées à échéance»: la quarantaine de dix jours étant imposée depuis le 14 décembre. «Cela veut dire que beaucoup de gens, finalement, ont déjà terminé leur quarantaine. Auxquels s'ajoutent les personnes qui sont rentrées de manière tout à fait correcte et celles qui sont encore en quarantaine maintenant», détaille Simon Wiget.
«Toutes les quarantaines ont été respectées», assure le professionnel du tourisme sans pour autant nier que certaines personnes ont pu ne «pas respecter les mesures». Mais l'helvète tempère assurant «qu'il y a également un amalgame [entre les personnes récalcitrantes et] celles qui sont reparties de manière tout à fait correcte».
Interrogé par le journal Rossiskaïa Gazeta, le vice-ministre russe de la Défense Alexander Fomine a déclaré qu'il déconseille de mener le dialogue avec la Russie en position de force, comme l'a exhorté la ministre allemande de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer au Bundestag en novembre dernier. Fomine a également accusé les Etats-Unis et leurs alliés d'utiliser une «rhétorique agressive».
«En 2020, l'activité des forces aériennes et navales [de l'OTAN] a considérablement augmenté, et des situations qui peuvent conduire à ce que des incidents graves émergent de plus en plus souvent», a déclaré le vice-ministre. «Ces actions étaient ouvertement provocantes. Les incidents n'ont été évités que grâce au haut niveau de professionnalisme des pilotes et marins russes», a-t-il ajouté.
En particulier, le vice-ministre russe Fomine a rappelé que l'OTAN avait organisé un exercice naval la veille du Jour de la Victoire lors de la Seconde Guerre mondiale et que de multiples vols d'avions américains «à proximité immédiate de la frontière russe» avaient été enregistrés. Plus de 15 vols de bombardiers stratégiques américains В-52Н et В-1В ont été enregistrés rien qu'en août et septembre, a-t-il expliqué.
Alexander Fomine a, par ailleurs, cité deux autres incidents récents. Des destroyers britannique et américain sont entrés dans ce que la Russie considère comme ses eaux territoriales, près du cap Chersonèse. Le mois dernier, un navire des forces navales américaines a violé les eaux territoriales russes dans l'Extrême-Orient. Le chasseur de sous-marins Amiral Vinogradov de la Flotte du Pacifique russe a envoyé un avertissement au destroyer américain, en menaçant d'«utiliser une manœuvre d'éperonnage pour chasser le contrevenant de ses eaux territoriales», les Etats-Unis ont pour leur part qualifié les revendications territoriales maritimes de Moscou d'«excessives».
Selon le vice-ministre, l'activité accrue de l'aviation et des forces navales de l'OTAN près des frontières russes pourrait entraîner de «graves incidents».
«Nous avons toujours considéré que les problèmes les plus complexes devaient être résolus autour d'une table des négociations. Nous sommes prêts à un dialogue professionnel constructif en accord avec des principes de respect mutuel, et la prise en compte des intérêts de chacun», a conclu Fomine.
Le procureur de la République de Belfort a annoncé le 28 décembre l'ouverture d'une information judiciaire visant à «confirmer les circonstances de déclenchement de la rixe» impliquant un fils de policier le jour de Noël à Belfort, en déplorant la circulation d'«informations inexactes». Le fils de policier, un jeune homme de 20 ans qui a porté plainte, avait posté le 25 décembre une photo de son repas de fête sur un réseau social. Un de ses contacts, âgé de 18 ans, lui aurait demandé s'il fêtait Noël, puis la conversation aurait dégénéré en injures, a précisé le procureur, Eric Plantier, dans un communiqué.
Un rendez-vous avait alors été fixé, auquel le plaignant, déterminé à «régler le problème», s'était rendu accompagné de deux ou trois personnes. Il avait retrouvé son interlocuteur, lui-même accompagné de trois personnes dont deux frères. Le plaignant et les deux frères avaient alors été impliqués dans la rixe, toujours selon le procureur.
Il n'est «nullement établi qu'aurait été expressément reproché à une personne de confession musulmane de célébrer la fête chrétienne de Noël», a-t-il spécifié. «Le déchaînement verbal puis le rendez-vous fixé semblent davantage relever d'une question d'ego, le plaignant estimant que son contact, moins âgé que lui, lui avait manqué de respect, et non pas d'une volonté d'imposer à autrui des convictions religieuses», a encore souligné le magistrat.
Après quatre jour d'enquête et l'audition de plusieurs personnes impliquées qui se sont toutes présentées spontanément aux enquêteurs, le procureur de la République a également déploré les «informations parcellaires ou inexactes susceptibles d'engendrer un trouble à l'ordre public» qui ont circulé sur cette affaire. «Il ne peut être affirmé que la qualité de fils de policier serait à l'origine des violences ou en aurait été un élément déterminant», a-t-il précisé. «Il est en outre acquis que le plaignant s'est délibérément présenté au rendez-vous pour régler ses problèmes comme un homme. Il n'est donc pas permis d'affirmer qu'il serait tombé dans un guet-apens», a-t-il souligné.
L'information judiciaire devra permettre d'identifier le deuxième et l’éventuel troisième accompagnateur du plaignant, ainsi que le troisième accompagnateur de son interlocuteur. Elle devra également identifier l'auteur des propos à caractère raciste proférés dans la conversation sur le réseau social, propos que le titulaire du compte dément avoir formulés lui-même.
Cette information judiciaire fixera aussi une éventuelle interruption temporaire de travail (ITT) pour le plaignant, le quantum de 4 jours d'ITT précédemment évoqué par l'AFP n'étant «pas confirmé», selon le procureur.
Didier Guillemot, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, et Frédéric Bizard, économiste et spécialiste santé, décryptent la situation.
L'Elysée a publié un communiqué annonçant la mort de trois militaires français en opération au Mali.
Détails à suivre...
Une soixantaine de tombes du cimetière municipal de Fontainebleau (Seine-et-Marne) ont été profanées «par des croix gammées» dans la nuit du 27 au 28 décembre, a appris l'AFP de sources concordantes.
«67 stèles anciennes ou plus récentes ont été vandalisées par des croix gammées, roses, blanches et argentées», a indiqué à l'AFP le maire (Agir) de Fontainebleau, Frédéric Valletoux.
#Fontainebleau. Je suis scandalisé et écœuré par la découverte, ce matin, de très nombreuses tombes profanées par des croix gammées. Des actes abjects et répugnants contre lesquels je vais déposer plainte. Jamais notre cimetière n'avait été la cible de tels crimes pic.twitter.com/Fm02RvWptm
— Frédéric Valletoux (@fredvalletoux) December 28, 2020Le cimetière juif, situé à côté du cimetière principal de la ville, n'a pas été profané, selon le parquet de Fontainebleau qui a ouvert une enquête pour «dégradation de sépultures». «Aucune revendication et aucune bombe de peinture n'ont été retrouvées sur place», a précisé le parquet.
D'étranges inscriptions «Biobananas» et «Charles» ont été également taguées sur les tombes mais «aucune inscription à caractère antisémite», a souligné le maire, qui a annoncé le prochain dépôt d'une plainte par la mairie.
Selon le média Actu.fr, des tags similaires avaient été découverts en novembre dans la ville de Melun (Seine-et-Marne), à 15 kilomètres au nord de Fontainebleau. Contactés par l'AFP le 28 décembre, la mairie et le parquet de Melun n'avaient pas répondu dans l'immédiat.
Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est déclaré «écœuré par la profanation du cimetière», soulignant que «tout sera fait pour retrouver les auteurs de cette ignominie».
Écœuré par la profanation du cimetière de #Fontainebleau recouvert de croix gammées.
Tout sera fait pour retrouver les auteurs de cette ignominie.
Nous ne laisserons rien passer face à ceux qui déversent la haine. https://t.co/tnFoFK0scy
«Abjectes, odieuses... les mots ne suffisent pas à condamner ces profanations qui nous rappellent, une fois de plus, l'importance de notre combat contre les haines», a également réagi Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Abjectes, odieuses... les mots ne suffisent pas à condamner ces profanations, qui nous rappellent, une fois de plus, l’importance de notre combat contre les haines.
Sans jamais transiger; sans jamais négocier. https://t.co/IcY86eGsor
Pour Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, cette profanation est un «acte ignoble» réalisé par «des neo-nazis».
Profanation de 60 tombes à #Fontainebleau par des neo-nazis, un acte ignoble dans cette période des fêtes qui devrait nous rassembler et nous unir! Soutien à tous les Bellifontains @fredvalletoux https://t.co/WyoMVpRqoU
— Valérie Pécresse (@vpecresse) December 28, 2020«Les auteurs de ces actes odieux doivent être arrêtés et lourdement condamnés», a tweeté le maire (PS) d'Alfortville (Val-de-Marne) Luc Carvounas.
Les auteurs de ces actes odieux doivent être arrêtés et lourdement condamnés. Tout mon soutien à mon collègue et aux habitants de #Fontainebleauhttps://t.co/78vJSKgHTK
— Luc Carvounas (@luccarvounas) December 28, 2020Huit employés d'une maison de retraite allemande se sont par erreur vus administrer cinq doses de vaccin contre le Covid-19. Ces sept femmes et un homme, âgés entre 38 et 54 ans, travaillent dans une maison de retraite de Stralsund, dans le nord-est du pays. Ils font à ce titre partie des personnes prioritaires pour recevoir le vaccin BioNTech-Pfizer, administré en Allemagne depuis le 26 décembre.
Je regrette profondément cet incident
Mais lors de la séance de vaccination le 27 décembre, ce sont cinq doses d'un coup qui leur ont été injectées, a indiqué le 28 décembre l'administrateur du district où se trouve l'établissement. Ils ont immédiatement été informés de l'erreur, a assuré Stefan Kerth. Quatre ont été admis en observation à l'hôpital avec de légers symptômes grippaux, les quatre autres sont rentrés chez eux.
«Je regrette profondément cet incident», a déclaré l'administrateur du district, assurant qu'il ne s'agissait que de cas isolés, dus à des erreurs humaines. «Je souhaite à toutes les personnes concernées qu'aucun effet secondaire grave ne se produise», a-t-il ajouté.
Le laboratoire allemand BioNTech, qui développe ce premier vaccin à ARN messager, avait assuré avant le lancement de la campagne de vaccination ce week-end dans plusieurs pays d'Europe, que des doses plus importantes que la normale avaient été injectées pendant les phases d'essai, sans effet secondaire grave.
Ce vaccin, conçu en moins d'un an et qui doit être administré en deux injections de 0,3 ml à deux ou trois semaines d'intervalles, est livré dans une ampoule dont le contenu, une fois dilué, était censé donner cinq doses.
Mais les autorités sanitaires allemandes, par la voix d'une porte-parole du ministère de la Santé, ont annoncé le 28 décembre que ces ampoules étaient susceptibles de donner six doses. Chaque ampoule contient en effet un «léger excédent» qui permet de composer une sixième injection, selon cette porte-parole.
Le ministère de la Santé a communiqué cette précision aux Etats-régions allemands, chargés de la vaccination dans tout le pays. Le gouvernement d'Angela Merkel appelle toutefois les autorités sanitaires à n'utiliser «en aucun cas» les surplus de vaccins de plusieurs flacons pour composer une dose. Trois à quatre millions de doses devraient être disponibles en Allemagne d'ici fin janvier, assure le gouvernement.
En raison du froid exceptionnel en Sibérie de l'Ouest, où le thermomètre a franchi la barre de -49°C, le nombre de cas d'engelures se multiplie, ainsi que celui des accidents sur les routes. Des retards dans le trafic aérien et des annulations sur des lignes du transport en commun sont aussi à signaler.
«La Sibérie occidentale a une fois de plus surpris les climatologues. A Novossibirsk, les stations météorologiques ont enregistré des températures de -37 voire -41°C. C'est de 2 à 5 degrés plus froid que les records précédents. Des records ont également été battus sur les stations météorologiques de Kemerovo et de Barnaoul où les températures sont descendues en dessous de -40°C. Dans la région de Tomsk, les températures les plus basses ont été enregistrées dans le village de Tegouldet : -49°C. Ce sont des records depuis 50 à 100 ans», a déclaré Renad Iagoudine, porte-parole du Département d'hydrométéorologie et de surveillance environnementale en Sibérie occidentale, ajoutant que, par exemple, la ville de Barnaoul a battu le record de 1920.
En raison des conditions météorologiques défavorables certaines régions de Sibérie ont vu se mettre en place le régime d'alerte élevé, les services d'urgence, y compris les médecins, travaillent en mode renforcé. Ainsi, dans la région de Novossibirsk, 33 personnes ont été prises en charge par des établissements médicaux pour cause des gelures au cours du week-end. Dans la région de Kemerovo, où les gelées ont dépassé -47°C, plus de 40 cas de gelures ont été enregistrés en deux jours.
Les transport ont également été touchés par ces températures extrêmes. Entre le 25 et le 28 décembre, les services routiers sont venus en aide à 40 conducteurs sur les routes fédérales des régions de Novossibirsk, Kemerovo et Omsk, a rapporté ce 28 décembre le service de presse de l'administration des routes de Sibérie. Selon lui, «la raison des arrêts d'urgence était le gel du diesel et du carburant de mauvaise qualité». Une panne de voiture sur une autoroute par ces conditions météorologiques peut se révéler mortellement dangereuse pour le conducteur et les passagers. Dans la région de Tomsk, plus d'une centaine de lignes de bus ont été annulées et certains vols ont été retardés à cause du froid.
La diplomatie française a demandé la «libération rapide» de la militante saoudienne des droits de l'Homme Loujain al-Hathloul, condamnée le 28 décembre à cinq ans et huit mois de prison en vertu d'une loi «antiterroriste».
«Comme nous l'avons déjà dit publiquement à de nombreuses reprises, nous souhaitons la libération rapide de Madame Loujain al-Hathloul», a déclaré un porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères avant d'ajouter : «La France rappelle sa mobilisation constante en faveur des droits de l'Homme et de l'égalité entre les femmes et les hommes».
Une condamnation qui été fustigée par Amnesty France sur sa page Twitter. L'ONG a pointé «une condamnation [qui] reste absurde, invraisemblable, abjecte».
Quelques mois de trop ! Sa condamnation reste absurde, invraisemblable, abjecte. @LoujainHathloul n’a fait que défendre les droits des femmes en Arabie Saoudite.
— Amnesty France (@amnestyfrance) December 28, 2020Loujain al-Hathloul avait été arrêtée en mai 2018, avec d'autres militantes, peu avant la levée de l'interdiction de conduire faite aux Saoudiennes, une réforme pour laquelle ces femmes s'étaient mobilisées. La période passée en détention provisoire est prise en compte dans la peine de prison, ce qui rend Loujain al-Hathloul, arrêtée en mai 2018, libérable dans «deux mois», a expliqué sa sœur Lina sur Twitter.
BREAKING : Today @LoujainHathloul was sentenced to
-5 years and 8 months in prison
- A suspension of 2 years and 10 months in addition to the time already served (since May 2018) which would see her release in approximately two months.
-5 years travel ban
Note: 👇🏽
Une autre source proche de la famille et le groupe d'opposition ALQST, basé à Londres, ont assuré qu'elle serait libérée d'ici mars.
L'ambassadeur des Etats-Unis en Russie John Sullivan s'est manifestement montré peu sensible au cadeau de Noël que lui avait réservé la diplomatie russe. C'est ainsi que Rebecca Ross, la porte-parole de la représentation américaine en Russie a décliné sur Twitter, le 27 décembre, l'offre des autorités russes d'injecter le vaccin Spoutnik V contre le Covid-19 au diplomate.
L'Américain a remercié «le ministère russe des Affaires étrangères pour son offre», mais a assuré qu'il «ne voudrait cependant pas prendre une dose de SpoutnikV destinée à un citoyen russe», avant de préciser : «Nous sommes heureux que deux vaccins américains soient approuvés, et aident déjà les gens à lutter contre le COVID-19 dans l'UE, au Royaume-Uni, en Amérique latine et aux Etats-Unis.» Une allusion aux deux vaccins Pfizer et Moderna qui sont distribués pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.
Ambassador Sullivan thanks @mfa_russia for its offer of a vaccine, however would not want to take a SputnikV dose meant for a Russian citizen. We're grateful that two US vaccines are now approved, and already helping people fight COVID-19 across the EU, UK, Latin America, and US.
— Rebecca Ross (@USEmbRuPress) December 27, 2020Ironique, la diplomate américaine poursuit dans un second tweet : «Cependant, si le ministère russe des Affaires étrangères est attentif à nos souhaits de Noël et être en contact avec Ded Moroz [équivalent slave du père Noël], le meilleur des cadeaux serait la libération immédiate de deux citoyens américains détenus à tort, Paul Whelan et Trevor Reed». Ces propos sont une référence aux condamnations à des peines de prison de deux citoyens américains en Russie. Le premier, accusé d'être un officier du renseignement, avait été condamné à 16 ans de prison le 15 juin pour espionnage et le second à 9 ans de prison pour avoir agressé un policier sous l'emprise de l'alcool.
However, as @mfa_russia is listening to our holiday wishes, and purports to have a link to Ded Moroz, the best gift would be the immediate release of wrongfully detained US citizens #PaulWhelan and #TrevorReed.
— Rebecca Ross (@USEmbRuPress) December 27, 2020John Sullivan avait publié sa lettre au père Noël sur Facebook le 22 décembre, souhaitant entre autres comme cadeau «un vaccin contre le Covid». Soucieux de voir le diplomate américain passer de joyeuses fêtes, le ministère russe des Affaires étrangères avait décidé de jouer au père Noël en invitant l’ambassadeur à se faire injecter le Spoutnik V.
Dear Ambassador,
Did Santa fulfill your dream about vaccination? If not, our Grandfather Frost has a present (or three) for you:
1. 🦠 @SputnikVaccine is approved for use by people over the age of 60
2. 🏒 https://t.co/sf7h0bSPAu
3. 👟 Listen to @Tina_Kandelaki’s advice pic.twitter.com/o2YE7JBWPm
Et le ministère d'écrire à John Sullivan sur sa page Twitter, le 26 décembre : «Cher ambassadeur, Santa Claus a-t-il réalisé votre rêve de vaccination ? Sinon [...] un cadeau pour vous : le vaccin Spoutnik V est approuvé pour les personnes de plus de 60 ans».
Ce 28 décembre s’ouvre à Moscou le retentissant procès à Moscou du banquier français Philippe Delpal, de l'Etatsunien Michael Calvey et leurs collègues du fonds d’investissement Baring Vostok. Ils sont accusés de détournements de fonds.
La plainte provient de deux actionnaires de la banque russe Vostochny, Cherzod Youssoupov et Artem Avetisyan. Ces derniers accusent les mis en cause d’avoir contracté un prêt en octobre 2017 auprès de leur banque (Vostochny) d’un montant de 2,5 milliards de roubles (environ 33 millions d’euros). Ils auraient remboursé leur prêt en actions d’une entreprise luxembourgeoise, actions qu’ils auraient surévaluées.
Le 12 novembre 2020, la Cour suprême de Russie ordonne la fin de l’assignation à résidence de Philippe Delpal, directeur financier de Baring Vostok, ainsi que de son collègue américain Michael Calvey. Philippe Delpal, 48 ans, était assigné à résidence depuis le mois d’août 2019, sur demande du parquet. «Je ne suis pas impliqué dans ce prétendu crime. Il n'y a pas eu de vol, ni de tromperie», avait-il alors déclaré en français durant l'audience. «Ma vie est à Moscou. Fuir n'est pas une option, car cela signifierait reconnaître que je suis coupable», avait-il clamé afin d’argumenter en défaveur d’une assignation à résidence. Quant à Michael Calvey, 53 ans, il était aussi sommé de rester chez lui depuis le mois d’avril de la même année, avant de voir sa peine assouplie en même temps que son collaborateur.
Baring Vostok s’était réjouie de ces décisions de justice par voie de communiqué, rapportait, rapportait l'AFP. Le texte déclarait aussi regretter le maintien en détention de ses trois autres collaborateurs. Le fonds d’investissement dénonçait alors «une affaire criminelle montée de toutes pièces» et affirmait son intention de «continuer de se battre devant les tribunaux».
En octobre 2020, un accord à l’amiable a été trouvé sur le volet commercial de l’affaire. Le banquier russe Artiom Avetissian et le fonds d'investissement Baring Vostok où travaillaient ces deux hommes d'affaires étrangers, ont annoncé avoir «réglé leur différend commercial» : Baring Vostok s’est alors engagée à rembourser les 2,5 milliards de roubles à la banque qui l’accuse, et les parties à retirer «toutes les plaintes devant les tribunaux russes et étranger et à arrêter les arbitrages».
Mais dans le communiqué commun publié après cet accord, Artiom Avetissian et Baring Vostok indiquaient que cela «ne concern[ait] en rien la procédure criminelle» dans cette affaire. La procédure au pénal a bien suivi son cours.
Selon le ministère russe des Situations d'urgence, le chalutier Onega, basé à Mourmansk, grand port de l'Arctique russe, a lancé des signaux de détresse au petit matin avant de couler au large de l'archipel de la Nouvelle-Zemble, dans la mer de Barents, où il pêchait en pleine tempête. «L'équipage est composé de 19 personnes. Deux personnes ont été sauvées», a ajouté le ministère, cité par l'agence de presse TASS.
Entre tempête, vents violents et températures oscillant entre -30°C et -20°C dans la zone du naufrage, les chances de survie de l'équipage tombé à la mer sont très faibles. Ces conditions difficiles rendent impossible l'utilisation de l'aviation pour les opérations de sauvetage, amenuisant les chances des naufragés.
Un navire procède actuellement aux opérations de recherche et trois autres étaient en route au début de l'après-midi, selon les autorités, qui précisent que la cause du naufrage est «le givrage» du bateau. «Il n'y a pratiquement aucune chance de résister dans de telles conditions, même en combinaison», a relevé une source interrogée au sujet du sort des naufragés par l'agence Interfax.
Une personne «ne peut survivre plus de 15 minutes dans de telles conditions», a déclaré une autre source à l'AFP, même si aucun corps n'a été repêché pour l'heure.
Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a présenté ses condoléances aux familles des marins, et ordonné au gouvernement de leur accorder le soutien nécessaire, évoquant une «tragédie» et confirmant que «des gens sont morts».
Selon cette source, les deux marins secourus souffrent d'engelures mais leur vie n'est pas en danger. «Selon les premières informations, il n'y a pas de survivants, à l'exception des deux marins secourus. Le navire couvert de glace a coulé instantanément lors d'une tempête, ne laissant presque aucune chance de survie dans l'eau glacée», a confirmé une autre source à l'agence TASS.
Une autre source, citée par Interfax, précise que les marins étaient en combinaison spéciale mais n'avaient pas eu le temps de se saisir de leur équipement de survie car le bateau a coulé très rapidement, en pleine tempête «au moment où l'équipage a soulevé le filet avec la prise». «Les gens ont été littéralement emportés du pont du navire dans la mer», a déclaré cette source.
L'Onega appartient à l'entreprise de pêche Kalinine, qui se présente comme «l'un des principaux exportateurs de produits de la pêche de Russie», sur son site internet.
En janvier 2018, un chalutier russe avec 21 personnes à bord avait coulé en mer du Japon, sans qu'aucun survivant ne soit retrouvé après cinq jours d'opérations de recherches par des températures glaciales et des vents violents. En avril 2015, le naufrage d'un chalutier-congélateur russe dans la même région avait fait au moins 56 morts.
Dans la mer de Barents, 14 officiers russes avaient trouvé la mort en juillet 2019 lors de l'incendie de leur sous-marin. Un drame dont les circonstances n'avaient pas été révélées par les autorités au nom du «secret d'Etat».
Les livraisons de vaccins contre le Covid-19 à huit pays européens, dont l'Espagne, subiront un léger retard en raison d'un problème logistique à l'usine Pfizer en Belgique, a annoncé le 28 décembre 2020 le ministère espagnol de la Santé au lendemain du lancement de la campagne de vaccination dans l'Union européenne.
«Pfizer Espagne indique avoir été informé cette nuit par son usine de Puurs [en Belgique] du retard des envois à huit pays européens, dont l'Espagne, en raison d'un problème dans le processus de chargement et d'envoi», affirme le ministère dans un communiqué, sans préciser quels sont les sept autres pays affectés.
Selon ce communiqué, le groupe pharmaceutique a assuré au ministère que «la situation [était] déjà réglée», mais que «la prochaine livraison de vaccins [aurait] quelques heures de retard et [arriverait] en Espagne le mardi 29 décembre pour la poursuite de la campagne de vaccination sur tout le territoire national».
Un porte-parole de Pfizer, Andrew Widger, a indiqué qu'«un problème logistique mineur» avait contraint le groupe à «reprogrammer un nombre limité de [ses] livraisons». «Ce problème logistique a été résolu et ces livraisons sont en train d'être expédiées. Il n'y a pas de problèmes de fabrication à signaler», a ajouté le directeur des relations médias dans une déclaration à l'AFP, sans donner plus de détails.
Interrogé sur ce contretemps, le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa, a expliqué le 28 décembre au matin sur la radio Cadena Ser qu'il s'agissait d'un problème «lié au contrôle de la température» et qu'il était «apparemment réglé».
L'Espagne devait normalement recevoir le 28 décembre 350 000 doses du vaccin fabriqué par les laboratoires Pfizer et BioNTech. Dans les trois prochains mois, l'Espagne prévoit de recevoir environ 350 000 doses chaque semaine. La plupart des pays de l'UE ont commencé ce weekend à vacciner leurs populations contre le Covid-19, en injectant à des personnes âgées, à des soignants ou encore à des responsables politiques les premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech, quelques jours après le feu vert de l'UE.
L'homme soupçonné d'avoir déclenché l'explosion qui a dévasté le jour de Noël une partie du centre historique de Nashville, dans le Tennesse, a été identifié par les autorités qui ont affirmé le 27 décembre 2020 qu'il était mort dans la déflagration.
«Nous sommes arrivés à la conclusion que l'individu nommé Anthony Warner est l'auteur de l'explosion. Il était présent quand la bombe a été déclenchée et il a péri dans la déflagration», a assuré le procureur fédéral Don Cochran, lors d'une conférence de presse.
De son côté, l'agent spécial du FBI responsable de l'enquête, Doug Korneski, a déclaré qu'il n’y avait «pas d'indication sur l'implication d'autres personnes», tout en ajoutant que plusieurs pistes faisaient toujours l'objet d'investigations.
Les autorités présentes à la conférence de presse ont précisé qu'Anthony Warner n'était pas connu de leurs services. Selon la presse, Anthony Warner, 63 ans, avait été identifié par la police dès le 26 décembre. Mais à ce moment, la police s'était bornée à dire qu'une personne était recherchée «dans l'intérêt [des investigations]». Les enquêteurs avaient perquisitionné une maison d'un quartier du sud-est de la ville.
L'explosion du camping-car a dévasté un quartier historique de la capitale américaine de la musique country en explosant tôt dans la matinée du 25 décembre. Juste avant la déflagration, l'auteur avait diffusé un enregistrement au ton glaçant, par haut-parleur, appelant les personnes alentour à évacuer. Ainsi, malgré l'ampleur de l'explosion, seulement trois blessés ont été à déplorer.
L'analyse ADN de tissus de restes humains retrouvés sur le site de l'explosion ont permis d'identifier Anthony Warner, a déclaré David Roush, le chef du bureau d'investigations du Tennessee. La police a d’emblée estimé qu'il s'agissait d'un «acte intentionnel» mais les enquêteurs cherchent toujours à identifier le mobile.
La sénatrice du Tennesse Marsha Blackburn a indiqué sur Twitter avoir demandé au président Donald Trump de déclarer Nashville zone sinistrée, un mesure permettant de débloquer des aides fédérales pour réparer les dégâts.
Selon un emploi du temps fourni par les autorités, la police a reçu une alerte pour tirs d'arme dans la zone à 5h30 et les officiers ont identifié le camping-car 30 minutes plus tard. Quinze minutes après, ils ont entendu un enregistrement au ton glaçant, par haut-parleur, entrecoupé de passages musicaux, appelant les personnes alentour à évacuer.
Le camping-car était garé devant un bâtiment de la compagnie de téléphonie AT&T, et son explosion a provoqué des dégâts sur les installations, perturbant les télécommunications dans le Tennessee et dans certaines régions de l'Alabama et du Kentucky. Même l'aéroport local a dû, un moment, suspendre ses vols.
AT&T a indiqué le 26 décembre que deux antennes de téléphonie mobiles avaient été installées dans le centre de Nashville et de nombreuses autres dans la région pour restaurer les communications.
Le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, a jugé le 28 décembre 2020 «inéluctable» un reconfinement local face au rebond de l'épidémie de Covid-19 dans le Grand Est, appelant aussi à «accélérer» la campagne de vaccination dans les régions les plus touchées.
«Je pense que la perspective du reconfinement est une perspective aujourd'hui inéluctable», a-t-il déclaré sur France Info, tout en laissant à l'Etat le soin d'en fixer le périmètre, qui pourrait être celui de la région ou de la métropole. «Dans les régions les plus touchées aujourd'hui, il serait nécessaire que la vaccination soit présente le plus vite possible et accélère», a-t-il également prôné.
«Ici dans le Grand Est, et particulièrement en Lorraine et à Nancy [...] la circulation du virus s'est accélérée fortement depuis quinze jours, trois semaines», a fait valoir l’édile. «Très inquiet», celui-ci a évoqué une situation «très tendue» à l'hôpital avant même les réveillons de Noël et du Nouvel an.
«En quinze jours, à l'hôpital de Nancy, nous sommes passés de 117 à 163 patients hospitalisés pour le Covid», ceux-ci occupant désormais «la moitié des lits de réanimation», a-t-il précisé.
«Le Covid est entré à l'hôpital, des clusters existent», a souligné Mathieu Klein. «Nous attendons qu'une situation se dégrade pour prendre des mesures alors que nous pourrions faire preuve de plus d'anticipation», a-t-il enfin déploré.
Il avait déjà lancé un appel similaire la semaine dernière, tout comme le maire (LR) de Reims Arnaud Robinet.
Le classement des personnalités préférées des Français établi par le Journal du Dimanche (JDD) a été publié le 27 décembre 2020. Sophie Marceau, Alexandra Lamy, Jean-Jacques Goldman et Omar Sy se hissent en haut du classement. «Eric Zemmour et le médecin Didier Raoult sont hors du coup dans toutes les catégories. Les personnalités clivantes n'ont pas droit de cité dans le Top 50. Le cru 2020 le confirme !», rapporte le média.
Pour déterminer qui sont ces personnalités favorites, le JDD a soumis 80 noms à un sondage réalisé par l’Ifop «auprès d'un échantillon de 1 004 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus».
40 noms correspondent aux personnes en tête du classement de l’année dernière. Les 40 autres ont été choisis par des internautes sur propositions du JDD. La rédaction ayant elle-même sélectionné ou présélectionné les candidats, le baromètre pourrait être biaisé. Le 27 mars, dans un sondage de l’institut Odoxa relayé sur France Inter, Didier Raoult figurait en bonne place parmi les personnalités médiatiques suscitant le plus l'adhésion dans l'Hexagone par rapport au Covid-19.
Dans un sketch, l’humoriste Norman qui s’est fait connaître grâce à ses vidéos Youtube tournées dans sa chambre, a ironisé sur l’un des prochains films James Bond. En effet Daniel Craig incarnera le célèbre espion une dernière fois avant de passer la main : le rôle de l'agent 007 sera bientôt interprété par l’actrice noire Lashana Lynch.
Pour Norman, il s’agit là comme il le dit sur scène, de la «dernière connerie qu’ils ont trouvée pour lutter contre le racisme […] Le prochain personnage de James Bond, agent 007, sera incarné par une femme renoi [noire en verlan]». Et l’humoriste de demander : «Est-ce-qu’on n’est pas en train d’aller trop loin dans la lutte contre la racisme là ? "My name is Bond, Fatoumata Bond" Non ça va pas du tout, je suis pas d’accord.» Car Norman estime que «James Bond, c’est un personnage on l’aime comme ça, vous l’aimez comme ça. On va pas le changer du jour au lendemain pour un quota».
Pour appuyer son propos, il effectue une comparaison : «Ok, on dit que James Bond est une femme renoi. Mais alors le jour où on tournera le biopic de Michael Jordan au cinéma, je veux qu’on mette Thierry Lhermitte, et que tout le monde valide ça normal. Que genre la salle fasse "On est tellement ouverts"».
👏🏾 Commentaire raciste, misogyne en tout impunité, normal #Norman. Y @NormanDesVideospic.twitter.com/NimJPSBpoP
— Y (@yseultofficiel) December 26, 2020Les réactions sur Twitter n’ont pas tardé. L’auteure-compositrice Yseult a écrit : «Commentaire raciste, misogyne en tout impunité, normal.»
👏🏾 Commentaire raciste, misogyne en tout impunité, normal #Norman. Y @NormanDesVideospic.twitter.com/NimJPSBpoP
— Y (@yseultofficiel) December 26, 2020D’autres internautes se sont insurgés : «Bond est un personnage fictif tandis que Jordan et un personnage réel, ton exemple est vraiment con. Pourquoi quand tu parles d'une femme noire t'es obligé de lui donner comme prénom Fatoumata ?» ou encore : «Raciste, médiocre, stupide, et un sujet non maîtrisé puisque le rôle de Lashana Lynch est celui de l'agent 007, et un numéro de matricule n'a... pas de couleur.»
Bond est un personnage fictif tandis que Jordan et un personnage réel, ton exemple est vraiment con.
Pourquoi qd tu parles d'une femme noire t'es obligé de lui donner comme prénom Fatoumata ? Imbéciles, Idiots, bon à rien, écervelé va @NormanDesVideoshttps://t.co/sOq6QjbPsF
En 2020 la ligne éditoriale de @NormanDesVideos reste cohérente
Raciste, médiocre, stupide, et un sujet non maîtrisé puisque le rôle de Lashana Lynch est celui de l'agent 007, et un numéro de matricule n'a... pas de couleur. https://t.co/uAZfafJsUz
D’autres ont pris le parti de l'humoriste : «Il n'y a rien de raciste ou de misogyne dans son propos. Je suis même totalement d'accord avec lui. Il faut laisser les personnages blancs au blancs. On peut créer les nôtres, au lieu de vouloir déconstruire ce qui a été fait.» Et : «Vous voulez donner plus de visibilité aux femmes et personnes noires mais vous reprenez le nom et l'histoire d'un homme blanc.»
Je ne suis pas d'accord. Il n'y a rien de raciste ou de misogyne dans son propos. Je suis même totalement d'accord avec lui. Il faut laisser les personnages blancs au blancs. On peut créer les notre, au lieu de vouloir déconstruire ce qui a été fait.
— Manute (@Manute_Assoo) December 27, 2020Vous voulez donner plus de visibilité aux 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 et personnes 𝗻𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀 mais vous reprenez le nom et l'histoire d'un 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗯𝗹𝗮𝗻𝗰.
Pourquoi ne pas créer un autre personnage?
#Norman#JamesBondpic.twitter.com/6gLIYn0A76