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Nantes: des centaines de fans rendent hommage à Emiliano Sala

Mardi, 22. Janvier 2019 - 20:29

Un accident "tragique", "un drame": des centaines de fans du FC Nantes ont exprimé leur tristesse mardi en déposant des fleurs sur une place du centre-ville, après avoir appris la disparition d'un avion transportant vers Cardiff, son nouveau club, l'attaquant Emiliano Sala, "un modèle pour les enfants".

"Ça fait de la peine de voir dans quelles circonstances il a disparu. Il était en plein forme, c'est tragique, il avait sa carrière devant lui, pas derrière lui", s'est désolée Jessie Balsac, 27 ans, venue se recueillir avec deux collègues en sortant du travail.

Une foule compacte, très calme, s'est formée autour des trois jeunes femmes sur la place Royale. En apprenant la nouvelle, Jessie a été "choquée". "Ça peut arriver à n'importe qui", a-t-elle ajouté.

Dans le silence, des supporters de tous âges du club de football qu'Emiliano Sala avait rejoint en 2015 avant de signer pour Cardiff samedi, sont venus déposer des tulipes et fleurs jaunes.

Il y avait aussi des drapeaux, banderoles et écharpes aux couleurs du club. Un drapeau argentin, pays d'origine du joueur, a été déposé au pied de la fontaine et le chant "Emiliano Sala", qui résonnait ces dernières années dans les tribunes, a été entonné plusieurs fois.

"C'était quelqu'un de humble, qui ne faisait pas de bruit, je ne m'attendais pas à voir autant de monde, mais ça ne m'étonne pas, ça montre combien il était apprécié par les supporters", a expliqué Ludovic Bon, un pâtissier portant sa fille de deux ans sur les épaules, emmitouflée dans un pantalon, des baskets et une écharpe roses.

Léo David, 18 ans, a assuré que le joueur, dont les chances de survie sont désormais jugées "minces" par la police de l'île de Guernesey près de laquelle l'avion de tourisme est recherché, était "très proche" du public nantais.

"A la fin des matches, il venait en bas des tribunes, il y avait une vraie communion."

- "Un modèle pour les enfants" -

"Il y a des enfants qui perdent quelqu'un. C'était un modèle pour les enfants", a estimé pour sa part Isabelle Lanrivain, 37 ans.

Si les supporters étaient nombreux rassemblés à Nantes à la nuit tombée, Étienne Harrouet, lui, était quasiment seul en début de journée devant la Jonelière, le centre d'entraînement du club.

Accablé par le "drame", il a expliqué avoir ressenti le besoin de venir "prendre conscience de ce qui se passait" et a salué la proximité du footballeur, "toujours très avenant" avec ceux qui l'admiraient.

"Douze ou treize buts en vingt matches, c'est quand même un ratio assez formidable pour une première partie de saison. Malheureusement, il était parti pour vivre un rêve, jouer en Premier League à Cardiff (...) et ça se finit peut-être avant", a-t-il ajouté au sujet des dernières performances sportives du joueur.

Le jeune homme de 26 ans s'était posté devant les grilles de la Jonelière pour scruter les visages des joueurs, qui sont sortis un à un de l'enceinte boisée où ils étaient arrivés le matin-même pour se préparer à leurs deux prochains matches, qui ont depuis été reportés au vu des circonstances.

Derrière les vitres des voitures, les anciens coéquipiers du footballeur de 28 ans affichaient un air sombre. Pas un seul n'a pris la parole devant les journalistes.

Lundi, Emiliano Sala était de passage à Nantes pour saluer l'équipe avant de démarrer sa nouvelle vie outre-Manche.

"Il était là hier, c'est très difficile. Pour (les joueurs) c'est très compliqué", a indiqué une responsable de la communication du FC Nantes, en annonçant que l'entraînement de mardi avait été annulé.

"La direction et l'ensemble du club gardent espoir et c'est toute la famille du FC Nantes qui prie pour qu'Emiliano et les autres passagers de l'avion soient enfin retrouvés sains et saufs", a ensuite écrit le club sur son site internet.

Disparition de Sala: "minces" chances de survie selon la police 

Mardi, 22. Janvier 2019 - 18:55

Les opérations de recherche de l'avion de tourisme dans lequel l'attaquant italo-argentin, Emiliano Sala, avait pris place ont été interrompues, a annoncé la police de l'île de Guernesey mardi en fin d'après-midi, soulignant que les chances de survie étaient "minces" en cas d'amerrissage.

"Nous n'avons trouvé aucune trace des personnes à bord. S'ils ont amerri, les chances de survie sont à ce stade malheureusement minces", a indiqué la police sur son compte Twitter.

Elle a précisé que les recherches, menées par deux avions et un bateau, avaient été interrompues et reprendraient au lever du soleil.

Outre le footballeur, le pilote du monomoteur, qui a disparu des radars à une vingtaine de kilomètres au nord de Guernesey, est également porté disparu.

Sala, 28 ans, devait rejoindre lundi soir Cardiff où il venait d'être transféré depuis le FC Nantes.

Des recherches ont été entreprises dès lundi soir.

"Malheureusement, nous craignons le pire", avait auparavant déclaré John Fitzgerald, directeur général de l'agence de secours maritimes, Channel Islands Airsearch.

S'il est tombé, "l'avion se serait brisé, auquel cas il n'y a pas d'espoir", a-t-il poursuivi. "Il y aurait un grand champ de débris, en constant mouvement au gré du vent et des marées".

Un amerrissage forcé apporterait en revanche selon lui un espoir de survie, mais à condition d'y être préparé. Dans ce cas, les secouristes auraient "presque certainement" repéré des lumières ou téléphones portables, selon lui.

De plus, "la température de l'eau est si froide en ce moment que s'ils se trouvaient dans l'eau, le froid les aurait maintenant gravement affectés", relevait-il.

Des sources policières françaises, puis la direction générale de l'aviation civile (DGAC), ont confirmé qu'Emiliano Sala était à bord de l'appareil.

L'avant-centre, auteur de 12 buts sur la première moitié de saison en Ligue 1, venait d'être transféré du FC Nantes à Cardiff pour une somme record pour le club gallois, estimée par la presse à 17 millions d'euros.

Manifestations des "gilets jaunes": quatre personnes gravement blessées à l'oeil par des LBD

Mardi, 22. Janvier 2019 - 16:51

Quatre personnes ont été gravement blessées à l'oeil par des lanceurs de balle de défense (LBD) depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a affirmé Christophe Castaner mardi en évoquant les enquêtes ouvertes par la police des polices.

"Il y a eu quatre personnes qui ont eu des atteintes graves à la vision. Certains pouvant effectivement perdre un oeil", a affirmé le ministre de l'Intérieur, lors d'une audition devant les députés.

Le collectif militant "Désarmons-les" et le journaliste indépendant David Dufresne ont, eux, recensé 17 personnes ayant perdu un œil à la suite d'interventions policières depuis le début du mouvement.

Des chiffres sont étayés avec détails sur les incidents et les victimes, photos et parfois vidéos à l'appui.

"Sur ces 81 enquêtes judiciaires au titre des projectiles tirés par LBD, il y a quatre pertes de vision. Aucune n'est acceptable mais toutes doivent faire l'objet d'une enquête pour déterminer les raisons avec lesquelles cela s'est produit et les conditions dans lesquelles cela s'est passé", a précisé le ministre.

L'usage de ce type d'armes de force intermédiaire de maintien de l'ordre lors des manifestations nourrit la colère des manifestants et a été décrié par plusieurs personnalités.

Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a ainsi récemment redemandé leur "suspension", en raison de leur "dangerosité". La France insoumise veut elle faire interdire leur emploi. Mais M. Castaner a répliqué que sans le LBD, il y aurait encore "plus de blessés".

Le gouvernement déplore depuis la mi-novembre près de 2.000 blessés côtés manifestants, et 1.000 chez les forces de l'ordre, sans plus de précisions. Des sources s'alarment de "mutilations en série" inédites à ce rythme depuis des décennies en France.

Le LBD-40, successeur du "Flash-Ball" utilisé à partir des années 90 et destiné à neutraliser sans tuer, fait débat depuis plusieurs années en France.

Le patron de la police nationale, Éric Morvan, a rappelé il y a quelques jours dans une note à ses troupes que l'utilisation du LBD devait être proportionnée et que "le tireur ne doit viser exclusivement que le torse ainsi que les membres supérieurs ou inférieurs".

Accusé de viol, le chanteur américain Chris Brown en garde à vue à Paris

Mardi, 22. Janvier 2019 - 16:22

Coutumier des frasques judiciaires aux Etats-Unis, le chanteur américain de R&B Chris Brown était en garde à vue mardi à Paris, après la plainte d'une jeune femme qui l'accuse de l'avoir violée dans un hôtel de luxe de la capitale.

Cette garde à vue, pour "viol aggravé" et "infraction à la législation sur les stupéfiants", a démarré lundi et peut durer jusqu'à 48 heures.

Au cœur de l'enquête: les accusations portées par une femme de 25 ans, qui affirme avoir été violée par l'artiste américain de 29 ans, un de ses amis et son garde du corps, dans la nuit du 15 au 16 janvier, au Mandarin Oriental, un palace du Ier arrondissement.

Elle dit également avoir préalablement passé une partie de la soirée dans un club du VIIIe arrondissement, dans le quartier des Champs-Élysées, avec le chanteur et d'autres femmes, avant d'aller à son hôtel.

L'enquête a été confiée au 1er district de la police judiciaire de Paris (1er DPJ).

Devenu star dès son adolescence, Chris Brown, aperçu à plusieurs défilés de mode la semaine passée à Paris, a régulièrement défrayé la chronique judiciaire.

En 2009, il est accusé d'avoir violemment frappé la star du R&B Rihanna, sa petite amie d'alors. Il avait plaidé coupable et avait été placé sous surveillance pendant six ans.

Depuis, il a notamment plaidé coupable pour avoir agressé un fan à Washington en 2014 et a été accusé en 2016 de violences envers une femme à Las Vegas et une autre à Los Angeles.

En 2012, au cours d'une sortie en discothèque, il prenait part à une altercation avec le chanteur de R&B Drake, au cours de laquelle était blessée la star française du basket-ball Tony Parker.

L'an dernier, Chris Brown a aussi été assigné en justice à Los Angeles par une femme qui dit avoir été violée par un de ses amis lors d'une fête au domicile du chanteur, en février 2017, où drogue et alcool étaient consommés en abondance.

- Premier album à 16 ans -

De quoi largement entacher l'image de celui qui était devenu une des très grandes stars du R&B américain, à 19 ans seulement, avec sa voix mélodieuse, capable de monter haut dans les aigus.

Elevé à la musique soul puis au son des tubes de Michael Jackson, Chris Brown se rêve très tôt chanteur et danseur.

La légende veut que son talent ait été découvert six ans plus tôt par un dénicheur de talents d'une maison de disques, alors qu'il travaillait dans la station-service de son père.

A 16 ans, il sort son premier album éponyme, qui s'écoule à plus de deux millions d'exemplaires aux Etats-Unis. Son premier single, "Run it!" reste en haut des classements pendant trois semaines.

Selon le Billboard, il aurait vendu à ce jour plus de 100 millions de disques (albums et singles confondus). Il compte près de 50 millions d'abonnés sur Instagram.

Après ses violences contre Rihanna, il tente de se soigner et revient en 2011 avec l'album F.A.M.E, qui se hisse jusqu'à la première place des ventes.

Au début de sa carrière, Chris Brown avait assuré avoir été marqué, après le divorce de ses parents, par les violences subies par sa mère sous l'emprise de son nouveau compagnon. Il a expliqué à la presse que cela avait influencé sa vision des femmes, qu'il souhaitait les "traiter différemment".

"Je ne veux pas subir la même chose ou faire subir la même chose à une femme que ce que cette personne a fait subir à ma maman", affirmait-il ainsi en 2008.

En 2017, une journaliste de Billboard révélait dans une enquête que Chris Brown était accro à certaines drogues et médicaments, et souffrait de bipolarité.

Pyrénées: la neige arrive enfin, la saison de ski est lancée

Mardi, 22. Janvier 2019 - 15:35

"On va enfin pouvoir lancer vraiment la saison": avec de gros cumuls de neige annoncés jusqu'à jeudi, les stations de ski des Pyrénées retrouvent le sourire, après un début de saison marqué par un déficit d'enneigement record.

"C'est un gros coup qui devrait rattraper en peu de temps le déficit que l'on a à toutes les altitudes", explique à l'AFP Dominique Vrécourt, prévisionniste à Météo-France à Tarbes.

"En moins de 48 heures, on aura des cumuls de l'ordre de 1m à 1m50. Ces quantités ne sont pas anodines du tout. On va temporairement être au-dessus des moyennes de saison. Pour toutes les stations de ski, ça va être un épisode assez dur à gérer", indique-t-il.

"On est sur le pied de guerre, confirme Arnaud Libilbehety, le directeur de la station de ski de Luz-Ardiden (Hautes-Pyrénées). On va même faire une opération +commando bivouac+".

"On va faire dormir les équipes en haut de la station pour qu'elles puissent être à pied d’œuvre et sécuriser les zones avalancheuses au-dessus de la route d'accès", précise-t-il.

"Quand on a de gros cumuls qui tombent sur des pentes où il n'y a pas beaucoup de neige, il vaut mieux purger les avalanches préventivement. Un mètre de neige d'un seul coup, ça fait de gros volumes. Il nous faut des moyens importants", selon lui.

"Tant qu'on ne l'a pas vue, on est prudents ! Pendant 3 semaines, on nous annonçait la neige et trois jours avant la précipitation, c'était décalé de plusieurs jours", ironise de son côté Georges Vignaux, qui dirige 4 stations ariègoises, dont le plateau de Beille.

- "Faim de neige" -

"Mais toutes les équipes sont prêtes. On va enfin pouvoir lancer la saison. Les gens ont faim de neige. Et puis, on va enfin pouvoir effectuer normalement les embauches dans la semaine pour les gens qui étaient restés sur le carreau", ajoute-t-il.

"On retrouve le sourire, poursuit Arnaud Libilbehety. On peut espérer sauver la saison s'il y a de beaux week-ends et de belles conditions météo, notamment pendant les vacances de février".

"On vend du plaisir et du rêve. S'il n'y a pas de décor, s'il n'y a pas le fond de scène, ce n'est pas ça, parce que depuis Bordeaux ou Pau, si les gens ne voient pas la montagne enneigée, ils n'ont pas l'impression de pouvoir skier dans de bonnes conditions", selon lui.

Début janvier, la moitié des stations pyrénéennes étaient à l’arrêt, faute de neige. Le niveau d'enneigement avait atteint son plus bas niveau depuis 22 ans.

La quasi-totalité des stations sont désormais ouvertes et les rares domaines encore fermés devraient bientôt être accessibles, à l'image d'Artouste (Pyrénées-Atlantiques), dont l'ouverture est prévue samedi.

Le massif pyrénéen représente environ 10% des parts de marché du ski en France, un des plus importants au monde avec les Etats-Unis et l'Autriche.

Il draine essentiellement une clientèle régionale ou espagnole. L'épaisseur de neige dans les Pyrénées pourrait diminuer de moitié et les températures maximales moyennes augmenter de 1,4 à 3,3 degrés d'ici à 2050, selon l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC).

Etudiants étrangers: une hausse des frais qui ne passe pas

Mardi, 22. Janvier 2019 - 15:13

La hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires, prévue pour la rentrée prochaine, mobilise plus que jamais ses opposants: plusieurs universités ont fait savoir qu'elles ne l'appliqueraient pas, jugeant avoir été "prises de court" par une annonce précipitée.

Le gouvernement a annoncé en novembre qu'il allait augmenter les frais de scolarité dans les universités pour les jeunes venant de pays hors Union européenne, tout en affirmant vouloir attirer davantage d'étudiants internationaux grâce à une politique de visas améliorée et davantage de bourses.

À partir de la rentrée 2019, ces étudiants devront s'acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes Européens.

Mais cette hausse ne passe pas et a relancé la contestation étudiante dans plusieurs facs avant les vacances de Noël.

En décembre, la conférence des présidents d'université (CPU) a aussi demandé au gouvernement de suspendre la mesure et de lancer une "concertation". Une requête entendue: la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a nommé 5 personnalités qualifiées pour animer cette consultation, qui doit s'achever fin février. Elle a toutefois réaffirmé que le principe et le calendrier de la hausse des frais ne seraient pas remis en cause et a assuré que la mesure ne s'appliquera pas aux étudiants déjà présents en France.

"Avant de vouloir appliquer une telle mesure, il faudrait pouvoir évaluer son impact", estime Christine Gangloff-Ziegler, vice-présidente de la CPU.

Selon elle, les universités ont en outre été "prises de court" par les annonces du gouvernement. Et l'échéance de la prochaine rentrée est "impossible à tenir". "Il faut avoir le temps d'analyser finement l'origine des étudiants, les besoins en terme d'emplois, les accords de coopération qui existent déjà avec des universités étrangères...", juge-t-elle.

Depuis quelque jours, huit universités (Rennes-2, Lyon-2, Toulouse Jean-Jaurès, Nanterre, Angers, Aix-Marseille, Clermont-Auvergne, Rouen-Normandie) - sur un total de 72 - ont fait savoir qu'elles utiliseraient toutes les possibilités réglementaires existantes pour permettre aux étudiants extra-communautaires de bénéficier du maintien du régime tarifaire actuel.

- "Bricolage" -

Un décret paru en 2013 permet en effet à une université d'exonérer de frais ses étudiants dans la limite de 10% des effectifs de l'établissement. Un quota susceptible d'être réévalué dans le cadre de la concertation en cours, pour permettre aux facultés d'appliquer ou non la hausse des droits d'inscription.

"Le report d'un an de la mesure nous permettrait de ne pas avoir recours à ce bricolage", plaide Mathias Bernard, président de l'université Clermont-Auvergne. Il raconte que les services des relations internationales de son établissement ont été "assaillis" en décembre par des étudiants étrangers inquiets de leur avenir en France.

"Nous ne sommes pas opposés à une réflexion de fond sur l'accueil des étudiants étrangers mais il faut revoir le calendrier pour que la mesure ne s'avère pas contre-productive", juge M. Bernard.

"Prenons un an pour réfléchir", renchérit Olivier David, président de l'université Rennes-2. "Et regardons ce que font les facs en matière d'accueil des étudiants étrangers car de nombreux services d'accompagnement existent déjà".

"Le triplement annoncé des bourses et les exonérations, dont les conditions d’attribution restent à préciser, ne permettront pas de répondre à l’ensemble des sollicitations et de nombreux étudiants vont devoir renoncer à leurs projets de formation en France", écrit pour sa part mardi l'université Rouen-Normandie dans un communiqué. "Cette éviction concernera les régions du monde les plus pauvres et, plus généralement, les étudiants les moins fortunés".

La mesure suscite aussi l'opposition de la plupart des syndicats étudiants, notamment la Fage et l'Unef qui ont chacun appelé à une mobilisation, mardi et jeudi.

"Oui, il faut améliorer l'accueil des étudiants étrangers, mais pas en augmentant leurs frais car cela risque d'empêcher des milliers de jeunes de venir en France", souligne Orlane François, la présidente de la Fage.

Le syndicat a appelé mardi midi des manifestants, place de la Sorbonne à Paris, à construire un "mur" avec des caisses de livres qui "symbolisera la barrière d'accès à l'éducation" érigée, selon lui, par le gouvernement.

Renault: un tandem Bolloré-Senard pour succéder à Ghosn

Mardi, 22. Janvier 2019 - 14:47

Le tandem composé de Thierry Bolloré, adjoint et dauphin désigné de Carlos Ghosn, et Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, devrait prendre les commandes de Renault jeudi, mettant fin à l'ère Ghosn ouverte en 2005.

Un conseil d'administration du constructeur automobile est prévu jeudi, à partir de 10H00 (09H00 GMT) au siège du constructeur à Boulogne-Billancourt, près de Paris.

Renault a confirmé la tenue de cette réunion, mais n'a pas souhaité faire de commentaire sur la succession de son patron, incarcéré depuis le 19 novembre au Japon où il a été mis en examen pour abus de confiance et malversations.

Une source proche du dossier a cependant indiqué à l'AFP que le poste de PDG de M. Ghosn serait bien scindé en deux fonctions: une direction générale exécutive d'un côté, la présidence du conseil d'administration de l'autre.

Selon cette source, M. Bolloré, qui était l'adjoint et le dauphin désigné de Carlos Ghosn depuis l'an dernier, devrait être nommé directeur général, après avoir assuré l'intérim de ce poste depuis fin novembre.

Ce Breton de 55 ans, discret et jusqu'alors peu connu du grand public, est un fin connaisseur de l'Asie et du Japon. Il assurera la continuité au sein du groupe qu'il avait rejoint en 2012, en provenance de l'équipementier Faurecia.

Jean-Dominique Senard, 66 ans en mars et qui devait passer la main en mai comme patron de Michelin, deviendrait président du conseil d'administration de Renault. Cet homme à l'image de patron social semblait avoir les faveurs du gouvernement français, alors que l’État est premier actionnaire de Renault avec 15% du capital et près de 22% des droits de vote.

Carlos Ghosn s'est une nouvelle fois vu refuser une libération sous caution mardi. Sa détention provisoire court désormais jusqu'au 10 mars et peut être encore prolongée plusieurs fois. Selon son avocat, il risque de rester incarcéré des mois jusqu'à la tenue de son procès.

- Tensions franco-japonaises -

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait demandé mercredi dernier la convocation "dans les prochains jours" d'un conseil d'administration de Renault pour désigner un successeur à Carlos Ghosn, estimant que ce dernier étant empêché de diriger le groupe, il fallait désormais tourner la page.

L'affaire, mise au jour par une enquête interne de Nissan dont Renault détient 43% du capital, a fait apparaître des tensions au sein de l'alliance franco-japonaise, qui inclut aussi le constructeur Mitsubishi Motors, dont Nissan détient 34%.

Vénéré au Japon jusqu'à son arrestation, Carlos Ghosn, sauveur de Nissan au début des années 2000, était la clé de voute de Renault-Nissan-Mitsubishi, ensemble qu'il a forgé et porté au premier rang des constructeurs automobiles mondiaux, avec 10,6 millions de véhicules vendus en 2017.

La nouvelle direction de Renault aura pour mission délicate d'apaiser les ressentiments et de remettre sur les rails cette alliance cruciale pour chacun des partenaires. Mais pas question pour l'instant de toucher à sa structure fondée sur des participations croisées et dirigée par une société aux Pays-Bas, RNBV, dont la présidence revient de droit à un dirigeant de Renault.

Les dirigeants japonais semblaient pousser pour un rééquilibrage du pouvoir au sein de l'Alliance. Ces dernières semaines, des responsables de Nissan ont régulièrement laissé filtrer dans la presse des révélations sur les agissements de leur ancien patron.

Les deux constructeurs japonais avaient déchu Carlos Ghosn de ses fonctions de président de leur conseil d'administration, quelques jours après le début du scandale, alors que Renault continuait d'invoquer la présomption d'innocence.

Après 14 ans de règne à la tête du groupe, Carlos Ghosn va cependant léguer une entreprise en bonne santé financière, dont il aura augmenté le volume des ventes mondiales de plus de 50% à près de 4 millions de véhicules (hors Nissan et Mitsubishi), en développant notamment le créneau du low-cost avec les marques Dacia et Lada.

Macron et Merkel signent un nouveau traité, attaqué par les nationalistes

Mardi, 22. Janvier 2019 - 13:51

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont proclamé mardi leur volonté de rapprocher leurs deux pays et faire avancer l'Europe, en signant un nouveau traité qui provoque un tollé parmi les nationalistes des deux pays.

Le président français a accusé ces derniers de répandre des "mensonges" dangereux à ce sujet.

En arrivant mardi matin à Aix-la-Chapelle en Allemagne, la capitale de Charlemagne, devant l'hôtel de ville du 14ème siècle, les deux dirigeants ont été accueillis par les huées de quelques dizaines de personnes, certaines vêtues de gilets jaunes, aux cris de "Merkel doit partir" et "Macron démission".

L'extrême droite tant en France qu'en Allemagne, mais aussi la gauche radicale en Allemagne, ont redoublé de virulence contre le nouveau traité de coopération franco-allemande ces derniers jours, agitant le spectre d'une perte de souveraineté.

Des rumeurs infondées ont largement circulé, allant de l'intention de la France de partager avec Berlin son siège au conseil de sécurité de l'ONU, une affirmation de Marine le Pen, jusqu'à la cession de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne.

"Ceux qui oublient la valeur de la réconciliation franco-allemande se rendent complices de crimes du passé, ceux qui caricaturent ou répandent le mensonge font mal aux peuples qu'ils prétendent défendre en faisant bégayer nos Histoires", a accusé mardi le président français.

L'Elysée a même jugé nécessaire de les démentir sur son site lundi soir, par un texte qui explique vouloir faire "toute la vérité" sur le traité d'Aix-la-Chapelle.

En Allemagne, le dirigeant de l'extrême droite Alexander Gauland a accusé Paris et Berlin de vouloir avec le traité créer "une super-UE" à l'intérieur de l'Union européenne.

Marine Le Pen a elle réclamé mardi la saisine du Conseil constitutionnel en France sur le nouveau traité, considérant qu'il n'est pas conforme à la Constitution française.

- 'convergence' -

Défiant ces critiques, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont affirmé haut et fort leur intention de faire "converger" leurs politiques dans tous les domaines, de l'économie à la défense, en passant par l'éducation, la recherche ou la politique étrangère.

"Nous actons notre convergence économique et sociale, le rapprochement progressif de nos sociétés, le rapprochement des régions transfrontalières, la création d'une dynamique nouvelle", a dit le président français.

Tant Angela Merkel qu'Emmanuel Macron ont réaffirmé leur volonté de faire émerger à terme une "armée européenne" et jugent que leurs pays ont un rôle moteur à jouer dans ce domaine.

La France et l'Allemagne ont adopté notamment "une clause de défense mutuelle" en cas d'agression, sur le modèle de celle prévue au sein de l'OTAN. Ils pourront déployer des moyens ensemble en cas d'attaque terroriste ou coopérer sur les grands programmes militaires, à l'image de leurs projets sur les chars ou les avions de combat.

Paris et Berlin espèrent par leur alliance réaffirmée renforcer le projet européen, affaibli par la montée des eurosceptiques à quatre mois des élections européennes fin mai.

"Au moment où l'Europe est bousculée par le Brexit et menacée par les nationalismes, par des défis qui dépassent le cadre des nations, l'Allemagne et la France doivent assumer leur responsabilité et montrer la voie", a fait valoir le président français.

Le traité doit "compléter" celui de l'Élysée signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer, qui concrétisa la réconciliation franco-allemande après la guerre.

Le traité est néanmoins signé par deux dirigeants fragilisés: Angela Merkel se prépare à laisser son poste à l'automne 2021, et Emmanuel Macron fait face à la crise des "gilets jaunes".

Et de nombreux journaux jugent les avancées concrètes du nouveau traité modestes, à l'image du quotidien allemand Handelsblatt qui parle mardi d'un texte "timide et sans vigueur".

Pour l'hebdomadaire Der Spiegel, la "méfiance" qui persiste entre Emmanuel Macron et Angela Merkel n'y est pas étrangère.

"Angela Merkel a vu dans le président (français) un homme qui parle de réforme quand il s'agit de défendre les intérêts français et Macron a vu dans la chancelière une femme qui veille craintivement sur l'argent allemand", estime le journal, en soulignant que le traité d'Aix-la-Chapelle est "peut-être la dernière occasion de sauver leur relation difficile".

Assurance chômage: nouveau round sur les contrats courts, la négociation n'avance guère

Mardi, 22. Janvier 2019 - 13:47

Nouvelle confrontation mardi sur la réforme de l'assurance chômage autour des contrats courts: le patronat veut convaincre les syndicats de renoncer à tout "bonus-malus" sur les cotisations mais reste vague sur ses propositions "alternatives" dans une négociation qui semble s'enliser.

Pour cette neuvième séance, les partenaires sociaux vont revenir sur le sujet le plus sensible, la régulation des contrats courts. Ces CDD de moins d'un mois, multipliés par 2,5 depuis 20 ans, sont à la fois une source de précarité pour les salariés et de dépenses pour l'Unédic qui finance le chômage entre deux contrats.

Comme convenu le 9 janvier lorsque ce sujet a été abordé une première fois, le patronat a envoyé aux syndicats un argumentaire destiné à enterrer "la fausse piste du bonus-malus", une promesse de campagne d'Emmanuel Macron toujours officiellement soutenue par le gouvernement.

Les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) énumèrent une longue liste "d'effets pervers" que provoquerait une modulation des cotisations chômage de l'employeur en fonction du taux de rupture de contrats de travail.

Pêle-mêle, ce bonus-malus serait notamment "un frein à l'activité" car "les entreprises refuseraient des commandes pour ne pas avoir à embaucher des contrats courts"; il "fragiliserait les entreprises en difficulté" qui doivent licencier; il "pénaliserait les PME" dont "l'activité est plus volatile que les grandes entreprises".

Les syndicats ne sont guère surpris. "C'est un document à charge. On va confronter nos arguments pour se faire plaisir, mais ça ne changera rien", résume à l'AFP Éric Courpotin (CFTC).

"Le document est peu étayé", juge Marylise Léon (CFDT), et ne répond pas à la proposition de son syndicat de mettre en place "une cotisation dégressive" en fonction de la durée du contrat.

Dans sa note, le patronat estime que "d'autres voies peuvent être trouvées pour modérer le recours aux contrats de courte durée, faciliter l'accès durable à l'emploi et sécuriser le parcours des personnes en contrats courts récurrents".

Mais il ne cite pas ces "voies" et c'est bien là tout le problème pour les syndicats.

"On n'est pas arc-boutés sur le bonus-malus mais pour l'instant les propositions patronales sont extrêmement floues. Il faut que ce soit des droits tangibles pour les salariés en contrat court et on ne va pas les attendre pendant 15 séances", déplore Mme Léon.

- "Liste de courses" -

Le 9 janvier, le négociateur du Medef Hubert Mongon avait cité le développement des groupements d'employeurs qui permettent à un salarié d'avoir davantage de travail. Et dit vouloir s'inspirer des quelques accords de branche conclus (propreté, métallurgie, commerce, remontées mécaniques...) au contenu "modeste" pour les syndicats: suppression du délai de carence entre deux CDD, extension du CDI "de chantier" ou "d'opération" pour une mission particulière.

Dans les autres idées circulant côté patronal, une "priorité d'embauche" en CDI aux gens qui ont enchaîné des CDD avec une prise en compte de leur ancienneté ou davantage de droits à la formation...

La CGT avait alors parlé de "stratégie d'enfumage" du patronat alors que FO avait rappelé que son mandat était de "négocier le bonus malus".

Dans cette "liste de courses" du patronat, "il faudra voir ce qui peut avoir un impact réel sur la précarité des contrats", souligne Éric Courpotin.

Les syndicats ont-ils pour autant intérêt à aller au clash ?

"On a intérêt à continuer à négocier sur les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi" (sujet de la prochaine et pour l'instant dernière réunion programmée, le 31 janvier) "car sinon l'État reprendra ce qui est sur la table, c'est-à-dire les propositions patronales", craint M. Courpotin.

Dans le cadre de la négociation de cette nouvelle convention, le gouvernement a réclamé au total entre 3 et 3,9 milliards d'euros d'économies en trois ans.

En outre, pour Jean-François Foucard (CFE-CGC), les partenaires sociaux attendent également le résultat de la négociation parallèle sur les missions de Pôle emploi pour les trois prochaines années, qui doit s'achever début février. Ils demandent notamment que la contribution de l'Etat au budget de Pôle emploi soit égale à celle de l'Unédic, alors qu'actuellement l'Unédic en paye les deux tiers.

Le rappeur américain Chris Brown en garde à vue à Paris pour viol aggravé

Mardi, 22. Janvier 2019 - 13:34

Le rappeur américain Chris Brown a été placé lundi en garde à vue à Paris, à la suite d'une plainte déposée par une femme qui l'accuse de l'avoir violée avec un ami et son garde du corps, a-t-on appris mardi de sources concordantes, confirmant une information de Closer.

Également entendu pour "infraction à la législation sur les stupéfiants", il est toujours en garde à vue mardi en milieu de journée, a précisé une source judiciaire.

La plaignante affirme que les faits présumés auraient eu lieu dans la nuit du 15 au 16 janvier au Mandarin Oriental, un hôtel du Ier arrondissement de la capitale, selon une source proche de l'enquête.

Âgée de 25 ans, elle dit également avoir préalablement passé une partie de la soirée dans un club du VIIIe arrondissement avec le chanteur de R&B et d'autres femmes, avant d'aller à son hôtel.

L'enquête a été confiée au 1er district de la police judiciaire de Paris (1er DPJ).

L'artiste américain de 29 ans, révélé en 2005, a déjà eu affaire à la justice à plusieurs reprises.

Il avait défrayé la chronique en 2009 pour avoir frappé la star Rihanna, sa petite amie d'alors. Il avait plaidé coupable et avait été placé sous surveillance pendant six ans.

Depuis, il a notamment plaidé coupable pour avoir agressé un fan à Washington en 2014 et a été accusé en 2016 de violences envers une femme à Las Vegas et une autre à Los Angeles.

Attentats du 13-Novembre: trois proches de l'un des kamikazes du Bataclan interpellés

Mardi, 22. Janvier 2019 - 12:59

Trois membres de la famille de Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes de la salle de spectacle du Bataclan, lors des attentats meurtriers du 13 novembre 2015, ont été interpellés et placées en garde à vue mardi, a-t-on appris de sources proches du dossier.

La mère, une sœur et une demi-sœur du jihadiste ont été interpellées dans l'est de la France dans le cadre des investigations sur les attentats du 13-Novembre qui ont fait 130 morts à Paris et en Seine-Saint-Denis, et placées en garde-à-vue, selon ces mêmes sources.

La soeur de Foued Mohamed-Aggad, a ainsi été arrêtée à son domicile de Wissembourg (Bas-Rhin), selon l'un des sources.

Les lieux d'interpellations de deux autres personnes n'ont en revanche pas été précisées.

"La personne appréhendée (à Wissenbourg), qui est la sœur (de l'un des kamikazes) qui s'est fait exploser au Bataclan, avait de longue date des signes d'un islam très radical", a indiqué à l'AFP le maire (LREM) de cette ville du nord de l'Alsace, Christian Gliech.

"On n'est pas dans le développement d'un phénomène (de radicalisation) sur Wissembourg" mais "dans la fin d'un phénomène qui est né il y a quelques années", a-t-il toutefois insisté.

Le 13 novembre 2015, trois commandos composés de neuf jihadistes ont tué 130 personnes et blessé plus de 350 autres à Paris, dans la salle de concerts du Bataclan (90 morts), aux terrasses de plusieurs bars et restaurants (39 morts) et près du Stade de France (un mort).

Les investigations ont mis au jour une cellule jihadiste ayant des ramifications à travers l'Europe, essentiellement en Belgique. Elle a aussi frappé à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles, le 22 mars 2016, faisant 32 morts.

Dans l'enquête sur le 13-Novembre, une quinzaine de suspects sont déjà visés par la justice en France, où devrait se tenir le procès après le bouclage des investigations attendu d'ici à un an.

Renault: conseil d'administration jeudi sur la succession de Carlos Ghosn

Mardi, 22. Janvier 2019 - 12:20

Un conseil d'administration de Renault doit se réunir jeudi et devrait nommer un tandem en remplacement de Carlos Ghosn à la tête du constructeur automobile français, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.

Interrogé par l'AFP, Renault a confirmé la date de jeudi, mais n'a pas souhaité faire de commentaire sur les possibles successeurs. Une source proche du dossier a cependant indiqué à l'AFP que Thierry Bolloré devrait être nommé directeur général, après avoir assuré l'intérim sur ce poste, alors que Jean-Dominique Senard, actuel patron du fabricant de pneus Michelin, deviendrait président du conseil d'administration de Renault.

© 2019 AFP

Mise à jour 22.01.2019 à 13:00

Emiliano Sala disparaît à bord d'un avion entre Nantes et Cardiff

Mardi, 22. Janvier 2019 - 12:18

Le transfert d'Emiliano Sala a tourné au drame: l'attaquant italo-argentin a disparu à bord d'un avion de tourisme parti de Nantes en direction de Cardiff, lundi soir, à une vingtaine de kilomètres au nord de l'île de Guernesey.

Le club de Nantes, que Sala venait de quitter pour s'engager avec Cardiff, a annulé l'entraînement mardi matin à la Jonelière où les joueurs, arrivés à 08h15 pour le petit déjeuner, ont appris la nouvelle. Le match de Coupe de France prévu à l'Entente Sannois-Saint-Gratien (National), mercredi soir, a été reporté.

L'alerte sur la disparition de l'avion dans lequel se trouvait Sala a été donnée vers 20h20, heure anglaise, lundi soir. Le contrôle aérien de Jersey, a signalé qu'un petit appareil de tourisme monomoteur Piper PA-46 Malibu avait disparu des radars, avec à son bord deux personnes dont l'identité n'était pas précisée.

Des sources policières françaises ont confirmé qu'Emiliano Sala était à bord de l'appareil. Selon une source proche du dossier, l'avion transportait deux passagers en plus du pilote.

Des recherches en mer et aériennes ont été immédiatement déclenchées mais interrompues quelques heures plus tard sans qu'aucune trace de l'appareil n'ait été détectée, en raison du vent qui se renforçait, d'une mer trop agitée et d'une mauvaise visibilité.

Elles ont repris mardi matin à 09H00, toujours sous la direction des gardes-côtes de Guernesey, avec des moyens britanniques et français: deux avions, deux hélicoptères et un bateau de sauvetage.

L'avant-centre de 28 ans, auteur de 12 buts sur la première moitié de saison en Ligue 1, venait d'être transféré du FC Nantes à Cardiff pour une somme record pour le club gallois, estimée par la presse à 17 millions d'euros.

Sala avait été formé à Bordeaux, qu'il avait rejoint à l'adolescence par le biais de Proyecto Crecer, l'école de football fondée par les Girondins en Argentine, dans la province de Cordoba.

Prêté à différents clubs (Orléans, Niort, Caen), il avait enchaîné les buts mais sans parvenir à s'imposer à Bordeaux et avait fini par signer à Nantes en 2015 pour un million d'euros.

Avec les Canaris, il était enfin parvenu à faire oublier ses allures un peu gauches et sa technique rudimentaire grâce à un réalisme précieux qui avait attiré l'œil de clubs plus huppés.

Après avoir vu s'évanouir la possibilité d'un transfert en Turquie à Galatasaray cet été, il avait finalement obtenu un bon de sortie au mercato d'hiver, au grand dam de l'entraîneur Vahid Halilhodzic, ancien grand avant-centre de Nantes des années 1980, avec qui il avait lié une relation forte.

- "Très attachant, très travailleur" -

"C'est un garçon très attachant, très travailleur", répétait à l'envi le coach franco-bosnien à son sujet

Au pays de Galles, Sala s'était engagé pour trois ans et demi avec son nouveau club, 18e et relégable en Premier League, qu'il devait aider dans sa lutte pour le maintien.

"Je suis très heureux d'être ici. Cela me fait très plaisir et j'ai hâte de commencer à m'entraîner, de rencontrer mes nouveaux coéquipiers et de me mettre au travail", avait-il déclaré lors de sa signature samedi.

Lundi, il était revenu à la Jonelière, le centre d'entraînement du FC Nantes, prendre ses dernières affaires. Le compte Twitter du club avait publié une photo du joueur entouré de ses ex-coéquipiers, souriant comme toujours.

La Premier League avait déjà été endeuillée cette saison par une autre catastrophe aérienne: le crash d'un hélicoptère transportant le président du club de Leicester, Vichai Srivaddhanaprabha.

Le 27 octobre, le milliardaire thaïlandais, ainsi que quatre autres personnes, avait perdu la vie quand l'hélicoptère les transportant s'était écrasé aux abords du King Power Stadium, après une rencontre contre West Ham en championnat.

Restrictions de circulation à l'arrivée des flocons dans le nord et l'Ile-de-France

Mardi, 22. Janvier 2019 - 11:31

Appels à la prudence sur les routes, protection des sans-abris, Tour Eiffel fermée: les flocons ont commencé à tomber mardi notamment sur les Hauts-de-France et la région parisienne, début d'un épisode neigeux de deux jours qui devrait toucher un grand quart nord-est du pays.

En Ile-de-France, la route nationale 118, où près de 2.000 automobilistes étaient restés bloqués par la neige toute une nuit en février 2018, a été fermée à la circulation dans la matinée. Depuis 6H00, elle était interdite aux poids-lourds.

Vingt-quatre départements du nord et du centre, dont Paris, étaient toujours mardi matin en vigilance orange neige.

Les chutes de neige ont commencé au petit matin sur la Normandie avant de toucher la région parisienne et les Hauts-de-France. Elles devraient ensuite se décaler vers l'Est et vers la Bourgogne.

"C'est limité, il y a quelques centimètres par endroit, jusqu'à 2 ou 3 cm au maximum pour l'instant", a indiqué à l'AFP le prévisionniste de Météo-France François Gourand.

Après une accalmie, ce premier épisode de quelques heures devrait être suivi par de nouvelles chutes de neige dans la soirée et dans la nuit de mardi à mercredi sur les mêmes régions, où des cumuls de 3 à 5 cm sont attendus. Mercredi, ce sont les régions plus à l'Est, des Ardennes à la Bourgogne, qui devraient être touchées, avec des cumuls de 5 à 10 cm, voire jusqu'à 15 cm localement, selon Météo-France.

Alors que l'expérience des dernières années a démontré que même quelques centimètres de neige pouvaient désorganiser les transports, les autorités ont lancé des appels à la prudence et "pris des dispositions", selon la ministre des Transports Elisabeth Borne.

"Il faut, si on peut, éviter de prendre sa voiture, se renseigner sur l'état des routes", a-t-elle déclaré mardi matin sur Radio Classique.

"Toute la nuit, les services de l'Etat ont salé, ils s'apprêtent à déneiger. Des mesures ont été prises en Ile-de-France, notamment des limitations des vitesses", a-t-elle ajouté.

Dans les Hauts-de-France, où les transports scolaires et interurbains sont suspendus dans plusieurs départements, la circulation était déjà difficile mardi matin sur l'A16 autour de Boulogne-sur-Mer et sur l'A26 notamment près de Calais.

- "épisode classique d'hiver" -

La SNCF est également en "préalerte" pour faire face à d'éventuelles difficultés et des retards de 5 à 10 minutes étaient signalés sur les TGV autour de Calais.

Mais le groupe a assuré s'être préparé, comme tous les ans: les stocks de sel sont vérifiés, les locomotives chasse-neige révisées, les stocks de nourriture et couvertures réapprovisionnés... Dans les technicentres les stocks d'antigel pour les matériels roulants et ceux de fenêtres de train sont également réévalués, a détaillé un porte-parole. Et en Ile-de-France, les agents de la RATP sont "mobilisés" et "prêts à mettre en oeuvre les mesures nécessaires".

Sept départements (Cantal, Ardennes, Haute-Marne, Nord, Eure, Seine-Maritime et Var) ont d'autre part activé leur plan "grand froid" pour augmenter les places d'hébergement des sans-abris.

La Tour Eiffel a également fermé ses portes: "Je suis fermée au public pour le moment", dit son compte Twitter.

"C'est un épisode classique d'hiver, il n'y a absolument rien d'exceptionnel dans cet épisode", a commenté le prévisionniste François Gourand, notant que la vigilance orange s'expliquait par les risques posés à la circulation par une neige "qui tiendra parce que le froid est là".

Lors de l'hiver 2017-2018, la France avait connu plusieurs épisodes neigeux exceptionnels qui avaient désorganisé les transports, prenant au piège de nombreux automobilistes sur les routes et autoroutes, sur la RN118 mais aussi dans le Sud.

"Le phénomène le plus marquant, ce sera les grosses chutes de neige dans les Pyrénées où il n'y avait pas de neige du tout jusqu'à il y a quelques jours", a ajouté François Gourand. "D'un seul coup, on va se retrouver avec 1 m voire 1,5 m en moyenne montagne", a-t-il ajouté, évoquant des risques d'avalanche à partir de mercredi.

burs-abd/alu/shu

Fermeture de la Tour Eiffel à cause de la neige

Mardi, 22. Janvier 2019 - 11:00

La Tour Eiffel a été fermée mardi matin aux visiteurs en raison de la neige qui tombe sur la capitale, a annoncé le compte officiel du monument parisien sur Twitter.

"En raison de l'épisode neigeux en cours, je suis fermée au public pour le moment, sauf pour l'accès au +58 Tour Eiffel+", le restaurant du premier étage, explique le tweet de la Tour Eiffel.

La tour Eiffel est régulièrement fermée en cas d'intempéries. C'était par exemple le cas en février et mars 2018, en raison du verglas qui avait rendu plateformes et escaliers impraticables.

Un épisode neigeux hivernal "habituel" va balayer mardi et mercredi un grand quart nord-ouest de la France où vingt-quatre départements ont été placés en vigilance orange et sept ont activé leur plan "grand froid" pour l'hébergement des sans abris.

© 2019 AFP

Mise à jour 22.01.2019 à 12:00

César 2019: et les nommés sont...

Mardi, 22. Janvier 2019 - 10:58

Qui sera dans la course pour les César 2019? Les noms des réalisateurs, films et acteurs en lice pour les plus prestigieuses récompenses du cinéma français seront dévoilés mercredi, avec "Mektoub My Love", "Les Frères Sisters", "Jusqu'à la garde" ou "Pupille" parmi les favoris.

Au total, 4.303 professionnels du 7e Art ont jusqu'à mardi minuit pour désigner leurs coups de coeur de 2018 parmi une longue liste de films, dont 226 éligibles au César du meilleur film, l'un des trophées les plus courus. La remise des statuettes de 3,7 kg créées par le sculpteur César aura lieu le 22 février à la salle Pleyel à Paris.

Les nominations, soit cinq ou sept noms par catégorie, seront dévoilées lors d'une conférence de presse mercredi matin au restaurant Le Fouquet's à Paris.

L'an dernier, c'est "120 battements par minute" de Robin Campillo, fresque sur les années sida à travers le combat d'Act Up, qui avait été sacré meilleur film. Le César du meilleur acteur était revenu à Swann Arlaud dans "Petit paysan" et celui de la meilleure actrice à Jeanne Balibar dans "Barbara".

Cette année, parmi les films attendus, figure notamment le premier film de Xavier Legrand "Jusqu'à la garde", oeuvre choc sur les violences conjugales avec Denis Ménochet et Léa Drucker. Il a déjà été récompensé par le Lion d'argent du meilleur réalisateur à Venise en 2017 et le prix Louis-Delluc du meilleur premier film.

La production franco-américaine "Les Frères Sisters" de Jacques Audiard, western avec Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal et John C. Reilly, éligible dans cette catégorie, récompensé aussi par le Lion d'argent du meilleur réalisateur mais en 2018, sera également un candidat sérieux.

"Mektoub my love: canto uno" d'Abdellatif Kechiche, hymne à l'amour et au désir à travers l'histoire d'un groupe de jeunes gens un été à Sète, pourrait aussi figurer en bonne place, tout comme "Pupille" de Jeanne Herry, sur le parcours d'une adoption, ou "Plaire, aimer et courir vite" de Christophe Honoré, histoire d'amour entre deux hommes sur fond d'épidémie de sida.

- Les "Tuche 3" récompensés -

Si les César boudent habituellement la comédie, celle de Gilles Lellouche "Le Grand bain", sur des cabossés de la vie qui s'adonnent à la natation synchronisée, avec Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde ou Philippe Katerine, pourrait aussi figurer parmi les nommés.

Avec ses 4,2 millions de spectateurs, elle ne remportera cependant par le César du public, créé l'an dernier et récompensant le film ayant fait le plus d'entrées en salles. Il reviendra aux "Tuche 3" d'Olivier Baroux, troisième volet des aventures de la famille de Jeff Tuche, sa femme Cathy et leurs trois enfants, qui a rassemblé en 2018 près de 5,7 millions de spectateurs.

Pour le César du meilleur acteur, les votants pourraient retenir Denis Ménochet dans "Jusqu'à la garde", Romain Duris dans "Nos batailles", Vincent Lacoste dans "Amanda" ou "Plaire, aimer et courir vite", Pierre Deladonchamps dans ce même film, ou encore Mathieu Amalric dans "Le Grand bain".

Pour le trophée de la meilleure actrice, Cécile de France dans "Mademoiselle de Joncquières", Léa Drucker dans "Jusqu'à la garde", Mélanie Thierry dans "La Douleur", Virginie Efira dans "Un amour impossible" ou "Le Grand bain" ou Elodie Bouchez dans "Pupille" pourraient notamment figurer dans la liste finale.

Une fois les nommés annoncés, les professionnels auront un peu plus de quatre semaines pour choisir les vainqueurs, lors d'un second tour de scrutin.

La 44e cérémonie des César, qui sera retransmise en clair sur Canal+, sera présidée par l'actrice franco-britannique Kristin Scott Thomas, avec le comédien et humoriste Kad Merad en maître de cérémonie.

Un César d'honneur sera remis à l'acteur américain Robert Redford.

Le lauréat du tout premier "César des lycéens" récompensant leur film préféré de l'année sera par ailleurs annoncé le 25 février. Il sera attribué par 2.000 élèves de terminale, qui devront choisir parmi les sept longs métrages nommés pour le César du meilleur film.

Fonction publique: l'exécutif maintient sa réforme malgré des doutes

Mardi, 22. Janvier 2019 - 10:46

Malgré les objections de plusieurs ministres inquiets d'un nouveau front social après les "gilets jaunes", l'exécutif a décidé de maintenir coûte que coûte au premier semestre son projet de réforme de la fonction publique, avec un nouveau rendez-vous reprogrammé mi-février.

Rémunération au mérite, plans de départ volontaires, recours accru aux contractuels, suppression de 120.000 postes d'ici 2022, dont 50.000 dans la fonction publique d'Etat... autant de sujets qui font planer le spectre de négociations explosives.

"Bien qu'ayant fait l'objet de discussions, la réforme de la fonction publique a été arbitrée et figure bien à l'agenda du gouvernement pour ce premier semestre, avec une adoption avant l'été", a balayé auprès de l'AFP le cabinet du secrétaire d'Etat chargé de cette réforme sensible, Olivier Dussopt.

L'ex-socialiste reprend mardi et mercredi les discussions bilatérales avec les syndicats de fonctionnaires, mobilisés contre un projet qui entre en phase finale et dont les contours ont conduit à une levée de boucliers syndicaux.

Le Premier ministre Edouard Philippe doit lui s'exprimer "mi-février" devant plus de 1.500 "managers publics" (directeurs d'administrations, recteurs, préfets, chefs de service...). Prévu à l'origine le 12 décembre en tandem avec le président Macron, ce discours avait été reporté à la dernière minute, au plus haut de la mobilisation des "gilets jaunes".

Plusieurs membres du gouvernement ont toutefois poussé en coulisses pour reporter ou mettre la pédale douce sur le projet. Mais Emmanuel Macron et Edouard Philippe veulent montrer que plusieurs réformes prévues avancent encore malgré un agenda gouvernemental largement bousculé par les "gilets jaunes".

Mercredi 9 janvier, à l'Elysée. Dans le huis clos du Conseil des ministres, Gérald Darmanin, ministre de tutelle de M. Dussopt, vient de présenter sa feuille de route pour 2019, quand son homologue des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian prend la parole.

"Il faut peut-être arrêter les bêtises. On a déjà une crise sur les bras, on ne va peut-être pas y rajouter les fonctionnaires", s'inquiète-t-il, selon des propos révélés par Europe 1 et confirmés de source gouvernementale.

"Les agents de l'Etat ne sont pas forcément des technocrates, ils sont aussi des aides-soignants, infirmières, douaniers, policiers... Il ne faudrait pas aggraver la situation", avertit cet ex-socialiste.

Une ligne soutenue ce jour-là par Florence Parly (Armée) et Christophe Castaner (Intérieur), eux aussi venus de la gauche.

- "Discussions saines" -

"Il y a eu des discussions saines", minimise un conseiller de l'exécutif. Mais qui ont redonné de l'espoir aux syndicats de fonctionnaires.

"On voit dans la presse qu'il y a un débat sur l'opportunité de rajouter une réforme de la fonction publique à l'ambiance très compliquée du moment. Mais il n'y a pas de remise en cause sur le fond. Or, c'est ce qu'on souhaite", observe Jean-Marc Canon, représentant de la CGT, premier syndicat chez les fonctionnaires.

"Si quelques ministres, qui ont de l'expérience et qui connaissent le poids de la fonction publique peuvent faire en sorte que le gouvernement ouvre les yeux, c'est une bonne nouvelle. Mais si au bout du bout la réponse c'est de passer quand même une réforme qui aboutit à 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires, ce serait une très mauvaise nouvelle", juge de son côté Christian Grolier (FO Fonction publique, troisième syndicat).

Depuis le lancement en octobre 2017 du plan "Action publique 2022", le gouvernement avait largement mélangé les sujets de la fonction publique et de "la transformation publique", nom officiel de la réforme de l'organisation de l'Etat et des services publics.

Or, cette organisation est un des quatre grands thèmes du "grand débat national" lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des "gilets jaunes", et les décisions sur ce sujet attendront donc au moins avril.

Les syndicats, notamment la CFDT, espèrent convaincre le gouvernement de reporter également le volet fonction publique.

Une option pour l'heure écartée par Matignon, qui juge que la question du "statut ou des rémunérations des fonctionnaires" ne rentre pas dans le cadre du grand débat.

"Gilets jaunes": Eric Drouet demande à être reçu par Emmanuel Macron

Mardi, 22. Janvier 2019 - 10:40

Le collectif "La France en colère !!!", lancé par la figure des "gilets jaunes" Eric Drouet, demande à être reçu par Emmanuel Macron, dans une lettre ouverte qui menace également d'intensifier les actions face à des contestataires "qui perdent patience".

Cette lettre adressée au Président de la République et postée sur les réseaux sociaux fustige "la surdité" du chef de l'Etat qui "persiste à ne pas entendre la gronde", initiée le 17 novembre par Eric Drouet, chauffeur routier de Seine-Et-Marne.

"Vous continuez à ignorer ce mouvement social qui représente une tranche non négligeable du peuple français. Pas une parole, pas un regard de compassion pour votre peuple", déplore le collectif, en rejetant le Grand débat national qui se tient, selon lui, "en dépit de toute indépendance et transparence".

"Nous sommes ouverts au dialogue mais pas avec des conditions unilatéralement élyséennes", explique-t-il, sans évoquer ses revendications, ni les mesures annoncées par l'exécutif pour apaiser la contestation.

"Pour la énième fois, nous en appelons à votre bienveillance et à votre sens des responsabilités pour accepter une rencontre le plus rapidement possible. Vous avez la capacité de donner une issue positive à ce qui se passe en ce moment, mais est-ce que vous en avez vraiment la volonté ? Monsieur le Président, écoutez-nous !" exhorte le collectif, avant de menacer: "Si vous continuez à rester sur votre position, le peuple reprendra le pouvoir, le sien".

"Beaucoup de gilets jaunes perdent patience et soyez conscient que certains ne resteront pas calmes indéfiniment, malheureusement. (...) Les prochaines semaines s'annoncent relativement dures pour la France. Plus que jamais le mouvement va s'intensifier", ajoute-t-il.

"Le jour, la nuit, le week-end, la semaine... Nous serons là ! Nous ne craignons plus rien et allons vous surprendre par notre sens de l'effort", affirme-t-il.

Après un recul en fin d'année, la mobilisation des "gilets jaunes" a connu un rebond ces dernières semaines, rassemblant les deux derniers week-ends 84.000 personnes à travers la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

L'attaquant Emiliano Sala à bord d'un avion disparu en mer entre Nantes et Cardiff

Mardi, 22. Janvier 2019 - 10:05

Un avion de tourisme parti de Nantes en direction de Cardiff a disparu lundi soir à une vingtaine de kilomètres au nord de l'île Guernesey avec à son bord l'attaquant italo-argentin Emiliano Sala, a-t-on appris mardi de sources policières.

Les recherches pour retrouver l'avion transportant deux personnes ont été interrompues pendant la nuit mais ont repris mardi matin, selon le communiqué de la police de Guernesey. Sala venait d'être transféré du club de Nantes à celui de Cardiff.

© 2019 AFP

Mise à jour 22.01.2019 à 11:00

Elisabeth, "écoutante" au Samu social: "On reçoit en direct toute leur détresse"

Mardi, 22. Janvier 2019 - 9:50

"Mon travail consiste à dire +Non, on ne peut pas+". Après quatre mois passés à répondre aux milliers de sans-abris qui appellent chaque jour le standard du Samu social, constamment saturé, Élisabeth a décidé de partir "parce que c'est trop dur".

Dans les bureaux du 115 de Paris, le même brouhaha que sur n'importe quelle plateforme d'appels: des phrases qui se mêlent, le clapotis rapide des doigts sur les claviers et régulièrement, des sonneries de téléphone en sourdine.

Mais ici, les conversations sont souvent graves et les sujets sensibles: "Est-ce que vous avez un ami, un proche, de la famille qui peut vous aider ?" "Vous voulez des adresses où vous pourriez aller manger, vous laver?" "Avez-vous des enfants?"

Dans une salle étroite d'un immeuble d'Ivry, en banlieue parisienne, l'équipe d'une cinquantaine d'"écoutants du 115" répond 24/24h et 7/7 jours aux appels des personnes à la rue qui tentent parfois désespérément de sortir du froid.

"On reçoit en direct toute leur détresse: les pleurs, la supplication, la colère, la révolte", raconte Élisabeth. "Aujourd'hui, je n'ai plus envie", dit simplement cette étudiante assistante sociale, pour qui le 115 est le reflet de "tous les dysfonctionnements des politiques qui ne s'adaptent pas assez vite aux besoins".

Étudiants, éducateurs spécialisés, avec une formation en psychologie ou simplement motivés, la plupart des "écoutants" ont aux alentours de 30 ans. Pour un salaire allant de 1.600 à 1.900 euros brut par mois plus quelques primes, ils passent entre 7 et 8 heures par jour à parler à des gens en détresse.

"Si vous cherchez un boulot alimentaire, c'est sûr que c'est pas le plus facile!" résume en souriant Jean-Sébastien David, un des responsables de la plateforme parisienne.

- "Un océan" -

Les bons jours, les écoutants arrivent à répondre à un appel sur quatre. Les mauvais, seuls 10% des appels aboutissent. Entre décembre et janvier, le Samu social a reçu en moyenne 8.800 appels chaque jour et a réussi à répondre à 1.180 d'entre eux. Sur ces deux mois d'hiver, 80 hommes seuls, 55 femmes seules et 300 familles en moyenne n'ont pas eu de proposition d'hébergement, soit plus d'un appel reçu sur trois.

Ce jours-là dans la salle, sur un tableau actualisé en temps réel, un "100%" en chiffres rouges clignote: toutes les lignes téléphoniques sont saturées. Les hommes, les femmes et de plus en plus souvent les familles qui appellent ne pourront pas obtenir un toit ce soir. "Il faut nous rappeler demain matin", entend-on ici et là.

"Quand il n'y a plus de place pour les familles, on leur dit qu'on leur enverra un SMS si une place se libère dans la journée", explique Shaïsta, 28 ans, au 115 depuis un an. "Le rappel des familles le soir, c'est horrible: ils savent alors qu'ils passeront une nouvelle nuit à la rue", dit-elle. "J'ai arrêté de faire les soirs."

"Il n'y a pas de situation moins importante ou moins difficile qu'une autre, explique Élisabeth, mais on est obligé de prioriser". "Il y a toujours pire", ajoute-t-elle en laissant tomber ses mains.

Fin décembre en Ile-de-France, 7.600 places d'hébergement d'urgence étaient mobilisables dans le cadre du plan hivernal, dont 3.913 à Paris, selon la préfecture d'Ile-de-France et plus de 4.000 étaient ouvertes, dont près de 2.000 dans la capitale.

"Parfois il y a de très beaux appels, de belles choses qui se passent", dit Élisabeth, se souvenant de la combativité d'une femme qui un jour avait finalement refusé sa place d'hébergement parce qu'elle avait réussi à trouver un toit contre un ménage. "Mais c'est perdu dans l'océan du reste", regrette-t-elle.

"Ca use émotionnellement et psychologiquement. Ca nous affecte mais j'arrive à prendre de la distance", dit Reza, qui pratique aussi des sports de combat "pour évacuer". Malgré tout, le jeune homme qui a quitté un emploi mieux rémunéré dans une banque pour le 115, dit aimer son métier parce que "le +Merci+ que je reçois ici, c'est parfois un +Merci, vous m'avez sauvé la vie+".

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