Actualité France

Télécoms: à la campagne également, la fibre arrive petit à petit

Lundi, 25. Mars 2019 - 23:04

Annoncé depuis plusieurs années, le déploiement de la fibre et la commercialisation auprès du grand public dans les zones rurales se sont fortement accélérés sur l'année passée, à mesure que l'intérêt des grands opérateurs pour ces zones augmente.

Un alignement de planètes explique la montée en puissance de la fibre dans les territoires ruraux.

D'un côté, les réseaux d'initiative publique (RIP), ces structures créées sous la responsabilités des collectivités territoriales avec un co-financement du déploiement, sont désormais bien lancés. C'est le résultat d'une forte impulsion publique: Edouard Philippe en déplacement dans le Gers a d'ailleurs annoncé vendredi de nouvelles mesures de désenclavement numérique.

De l'autre, les gros opérateurs ont terminé le déploiement de la fibre dans les zones très denses et bien avancé, en ce qui concerne Orange et SFR, celui dans les zones moyennement denses, ils peuvent donc se tourner vers les zones moins denses.

"Il y a une prise de conscience de l'intérêt des zones RIP de la part des quatre grands opérateurs", observe pour l'AFP Victor Marçais, "ils n'y avaient pas été très actifs et ont du coup laissé émerger des petits opérateurs alternatifs. Mais ils ne peuvent pas passer à côté, c'est un élément majeur dans la bataille de la fibre".

"Il y a une appétence des clients pour la fibre dans les zones moins denses qui peut être plus forte qu'en zones denses étant donné la qualité de l'ADSL, il y a donc de vrais enjeux de parts de marché, il est important pour les opérateurs de se positionner", abonde Thomas Coudry, analyste télécoms pour Bryan, Garnier and Co.

Pour autant, la volonté d'aller sur les RIP n'est pas forcément suffisante pour les gros opérateurs, qui doivent passer par plusieurs étapes, du fait de la structure particulière du déploiement dans les zones moins denses.

"Il faut d'abord avoir une négociation globale avec les déployeurs puis négocier RIP par RIP", dans la mesure où chacun est une entreprise différente, "puis il y a la réalité technique, chacun étant différent et demandant un travail d'adaptation", détaille Arthur Dreyfuss, secrétaire général d'Altice France.

Si les choses bougent donc, la filière affronte encore des points de tensions qui pourraient retarder le calendrier de déploiement dans des zones où l'alternative ADSL n'est pas toujours à la hauteur.

- la question du dernier km -

En particulier, les deux dernières années ont été marquées par des difficultés d'approvisionnement en fibre.

"La demande a été très supérieure à l'offre. Nous avons multiplié par deux nos capacités de production en trois ans et nous continuons à investir pour faire face à la demande", explique à l'AFP un responsable d'Acome, l'un des principaux producteurs français de fibre.

Plus récemment, c'est la main d'oeuvre qui a commencé à poser problème, poussant l'ensemble de l'industrie à proposer des formations, un peu partout sur le territoire, afin de combler les besoins nécessaires.

Et malgré les efforts consentis à tous les niveaux, des retards peuvent persister.

"Les réseaux construits par les petits nécessitent souvent des réinvestissements pour raccorder aux réseaux des plus gros mais également pour aller jusqu'au client", ce qui peut retarder d'autant la mise à disposition de la fibre au bout du compte, explique à l'AFP un bon connaisseur du dossier.

Sans parler du fait que, pour certains, la fibre n'arrivera sans doute jamais, tant du côté des opérateurs que de l'Etat, avant tout pour une question de coût.

"En 2025, une très grande partie des foyers sera fibrée, il en restera autour de 2 à 3% à aller chercher", expliquait récemment Fabienne Dulac, directrice générale d'Orange France, "on a des sujets de discussion avec les collectivités pour raccorder ou non des endroits très éloignés".

Rien que pour l'Etat, aller chercher les derniers logements les plus isolés pourrait représenter une enveloppe supplémentaire comprise entre 500 millions et 700 millions d'euros.

"Le dernier kilomètre de couverture numérique est la zone la plus difficile à atteindre. Il n'y a pas de promesse que tout le monde aura la fibre, en revanche il faudra se pencher sur les technologies alternatives, la 4G ou 5G fixe, le satellite, notamment", explique-t-on du côté du gouvernement.

Affaire des "écoutes": Sarkozy perd une nouvelle manche dans sa bataille contre le procès

Lundi, 25. Mars 2019 - 19:02

Nicolas Sarkozy a essuyé lundi un nouveau revers dans sa bataille pour échapper à un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire "des écoutes", une perspective sur laquelle doit désormais trancher la Cour de cassation.

L'ex-chef de l'Etat est soupçonné d'avoir, début 2014, tenté d'obtenir auprès d'un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations secrètes, en marge de l'affaire Bettencourt - dans laquelle il avait bénéficié d'un non-lieu en 2013 -, en échange d'un coup de pouce pour qu'il décroche un poste à Monaco.

Le 26 mars 2018, les juges d'instruction avaient suivi l'avis du Parquet national financier et ordonné un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre M. Sarkozy, son avocat historique et ami Thierry Herzog et Gilbert Azibert, ex-haut magistrat à la Cour de cassation, au terme d'une instruction marquée par des péripéties procédurales.

Lundi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a déclaré "irrecevable" l'appel de l'ancien chef de l'Etat et de Thierry Herzog contre l'ordonnance des juges d'instruction qui les ont renvoyés devant le tribunal correctionnel, selon une source judiciaire.

Pour la défense de l'ancien chef de l'Etat, la décision rendue lundi ne constitue qu'une "étape". Son avocate Jacqueline Laffont a en effet annoncé à l'AFP qu'elle formerait un pourvoi en cassation.

Ce pourvoi vient s'ajouter à un autre, déjà pendant devant la haute juridiction, qui doit être examiné le 9 avril selon des sources judiciaires, tandis que l'avocate de Nicolas Sarkozy a assuré que l'audience serait reportée à "fin mai".

Ce pourvoi vise cette fois une précédente décision de la cour d'appel qui, le 8 octobre dernier, avait rejeté un premier recours contre le réquisitoire signé en octobre 2017 par le Parquet national financier (PNF), l'étape précédant l'ordonnance des juges.

L'éventualité d'un procès est désormais suspendue à l'issue de ces recours devant la Cour de cassation.

- Les écoutes de "Paul Bismuth" -

L'affaire avait été révélée dans des écoutes de conversations entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog interceptées à l'occasion de l'enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de 2007 où l'ex-président est notamment mis en examen pour "corruption passive".

Longtemps contestées par la défense, ces écoutes téléphoniques avaient été validées en mars 2016 par la Cour de cassation, après une âpre bataille judiciaire. Dans son réquisitoire, le PNF avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d'"un délinquant chevronné" et évoqué ses nombreux recours qui avaient "paralysé" l'instruction.

Dans ces conversations, M. Sarkozy semblait s'engager à intervenir en faveur du magistrat pour lui obtenir un poste convoité à Monaco, que ce dernier n'aura finalement pas.

Au dernier moment, M. Sarkozy avait renoncé à ces démarches, revirement qui peut s'expliquer selon les enquêteurs par le fait que Me Herzog et lui comprenaient que leurs téléphones non officiels, dont celui ouvert par l'ex-chef de l'Etat sous le fameux nom d'emprunt de "Paul Bismuth", étaient surveillés.

Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog avaient fait appel de l'ordonnance, jugeant la décision des juges précipitée puisque la demande de nullité du réquisitoire n'avait alors pas encore été examinée par la cour d'appel.

A l'appui de leur recours contre l'ordonnance, leurs avocats avaient soulevé une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour déterminer si les possibilités restreintes en matière d'appel contre une ordonnance constituaient une violation des droits de la défense.

Lundi, les magistrats ont écarté cette question, estimant qu'elle avait "déjà été tranchée par la Cour de cassation", selon une source judiciaire.

En février 2017, les juges ont ordonné le renvoi devant le tribunal du candidat malheureux à la primaire de la droite, dans l'affaire Bygmalion et des dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012. La perspective d'un procès est elle aussi suspendue à une décision du Conseil constitutionnel, saisi d'une QPC soulevée par Nicolas Sarkozy.

Visite de Xi Jinping: Des minorités chinoises manifestent à Paris

Lundi, 25. Mars 2019 - 18:04

"Justice pour les Ouïghours", "Stop au génocide": Plusieurs centaines de représentants de minorités ont manifesté lundi à Paris dans l'espoir d'inscrire les droits de l'homme au menu de la visite du président chinois Xi Jinping en France.

"Nous voulons qu'Emmanuel Macron évoque les violations des droits de l'Homme en Chine. Ce n'est pas du tout à l'agenda", a déclaré à l'AFP une jeune Tibétaine manifestant avec près d'un demi-millier de personnes sur le Parvis des droits de l'Homme, près de la Tour Eiffel, à Paris.

Au même moment, à quelques centaines de mètres de là, le président Xi était reçu par Emmanuel Macron pour une visite à caractère essentiellement commercial.

Les Tibétains viennent de commémorer le 60ème anniversaire de la "colonisation du Tibet par la Chine" et la fuite du Dalaï Lama de Lhassa, le 17 mars 1959.

Lundi à Paris, les Tibétains ont été rejoints par des Ouïghours, des musulmans turcophones qui dénoncent régulièrement leur "persécution" par Pékin.

"Stop au génocide"; "Justice pour les Ouïghours"; "Europe stands with Tibet" (L'Europe aux côtés du Tibet), pouvait-on lire sur les banderoles et pancartes brandies ce lundi par les manifestants, nombre d'entre eux arborant des drapeaux tibétains et ouïghours.

"Les bénéfices économiques passent devant les droits de l'Homme car personne ne veut froisser la Chine. Personne n'ose s'interposer", a ajouté la militante tibétaine en manteau traditionnel.

"Pourtant, les violences ont passé un cap supérieur, pour les Tibétains et les Ouïghours", a-t-elle ajouté, préférant conserver l'anonymat par peur de répercussions.

"Nous demandons au président Macron justice pour les Ouïghours", a expliqué une autre militante, brandissant une pancarte exigeant que la Chine "dégage du Turkestan oriental", nom donné par certains Ouïghours à leur province du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine.

"Trois millions de Ouïghours sont dans des camps de concentration dignes des camps nazis", a-t-elle dénoncé, souhaitant elle aussi préserver son anonymat.

Au même moment, quelques dizaines de membres du mouvement spirituel chinois Falun Gong, interdit par Pékin en 1999, manifestaient devant l'ambassade de Chine à Paris. Une banderole géante avait été déployée devant l'entrée, où on pouvait lire: "Stop aux prélèvements forcés d'organes".

Les membres du Falun Gong dénoncent régulièrement les "persécutions" de Pékin et notamment les "prélèvements d'organes forcés".

En décembre 2013, une résolution du Parlement européen manifestait sa "profonde inquiétude vis-à-vis des rapports crédibles et incessants de prélèvements non consentis, systématiques et cautionnés par l'État d'organes sur des prisonniers d'opinion dans la République populaire de Chine, y compris sur un grand nombre d'adeptes du Falun Gong détenus pour leurs croyances religieuses".

Des télécabines au zoo de Beauval pour survoler les élephants et les lions

Lundi, 25. Mars 2019 - 17:39

Le zoo-parc de Beauval (Loir-et-Cher) se dote d'une ligne de télécabines qui permettront aux visiteurs de survoler pendant quelques minutes les animaux sans les déranger à compter de samedi prochain, a annoncé lundi l'établissement.

"Les grands singes ont un peu levé la tête au début, puis ils se sont habitués", a expliqué à l'AFP Samuel Leroux qui a dirigé l'installation et préside à son organisation.

Alors que le parc situé près de Saint-Aignan sur Cher (Loir-et-Cher) reçoit entre 10 et 15.000 visiteurs chaque jour en été, ces 24 télécabines permettront à 2.400 personnes par heure de survoler pendant trois à quatre minutes les éléphants, gorilles, otaries ou lions.

L'installation, semblable à une télécabine de montagne - si ce n'est qu'une cabine sur trois a un plancher transparent - représente un coût de huit millions d'euros, a dit à l'AFP Rodolphe Delord, le fils de la créatrice du zoo.

Le zoo-parc de Beauval dont le plus célèbre pensionnaire est Yuan Meng, un panda, né en 2017, filleul de Brigitte Macron, abrite depuis peu des diables de Tasmanie parmi les 10.000 animaux qui y sont hébergés.

Le télécabine monte en silence jusqu'à 45 mètres au dessus des 40 hectares du parc. Seul le zoo de San Diego, aux Etats Unis, est doté d'une telle installation. Trois montagnards habitués à l'utilisation de ce moyen de transport ont rejoint les 800 personnes qui y travaillent en saison.

Affaire des "écoutes": la justice rejette les recours de Sarkozy contre son renvoi au tribunal pour "corruption"

Lundi, 25. Mars 2019 - 16:12

La cour d'appel de Paris a rejeté lundi le recours de Nicolas Sarkozy contre la décision des juges de le renvoyer devant le tribunal correctionnel dans l'affaire de "corruption" et de "trafic d'influence" à la Cour de cassation, révélée par des écoutes téléphoniques, a-t-on appris de source judiciaire.

Les magistrats de la chambre de l'instruction ont déclaré "irrecevable" l'appel de l'ancien chef de l'Etat contre l'ordonnance des juges d'instruction qui l'ont renvoyé devant le tribunal correctionnel, a indiqué cette source judiciaire.

Ils ont également refusé de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par sa défense. Nicolas Sarkozy a encore la possibilité d'attaquer ces décisions devant la Cour de cassation.

La défense de Nicolas Sarkozy a fait savoir lundi qu'elles ne constituaient qu'une "étape" dans les actions procédurales engagées par Nicolas Sarkozy pour contester son renvoi devant le tribunal.

Selon des sources judiciaires, le 9 avril, la chambre criminelle de la Cour de cassation doit en effet examiner un pourvoi contre une précédente décision de la cour d'appel qui, le 8 octobre dernier, avait rejeté un premier recours visant à obtenir l'annulation partielle du réquisitoire du parquet national financier (PNF), étape précédant l'ordonnance des juges.

Le 26 mars 2018, les juges d'instruction avaient suivi l'avis du PNF et ordonné un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre M. Sarkozy, son avocat et ami Thierry Herzog et Gilbert Azibert, ex-magistrat à la Cour de cassation, au terme d'une instruction marquée par des péripéties procédurales.

Dans ce dossier, l'ex-chef de l'Etat est soupçonné d'avoir, début 2014, tenté d'obtenir auprès de ce haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations secrètes, en marge de l'affaire Bettencourt -dans laquelle il avait bénéficié d'un non-lieu en 2013-, en échange d'un coup de pouce pour qu'il décroche un poste à Monaco.

L'affaire avait été révélée dans des écoutes de conversations entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog interceptées à l'occasion de l'enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de 2007 où l'ex-président est notamment mis en examen pour "corruption passive".

Selon ces écoutes, Nicolas Sarkozy semblait s'engager à intervenir en faveur de Gilbert Azibert pour lui obtenir un poste à Monaco, que ce dernier n'aura finalement pas.

Longtemps contestées par la défense, ces écoutes avaient été validées en mars 2016 par la Cour de cassation, après une âpre bataille judiciaire.

Tabac, sport, alimentation: le gouvernement se penche sur la santé des Français

Lundi, 25. Mars 2019 - 15:54

Baisse du nombre de fumeurs, encouragement de l'activité physique ou encore lutte contre l'obésité: le gouvernement fait le bilan lundi après-midi des résultats obtenus ces derniers mois en matière de santé et doit annoncer de nouvelles mesures de prévention.

Ces annonces auront lieu au terme d'un Comité interministériel en Seine-et-Marne, destiné à présenter les résultats obtenus grâce au précédent comité sur le thème de la santé, il y a un an.

Dès lundi matin, Matignon a dévoilé un premier chiffre: depuis 2016, le nombre de fumeurs quotidiens a baissé d'1,6 million.

Une grosse partie de cette baisse était déjà connue. En effet, on sait depuis l'an dernier qu'un million de fumeurs quotidiens ont arrêté le tabac durant l'année 2017, une baisse qualifiée d'"historique" par le gouvernement.

La nouveauté est le chiffre de 600.000 fumeurs quotidiens en moins sur le premier semestre 2018, qui semble montrer que la tendance à la baisse se poursuit, voire s'accentue.

Les pouvoirs publics attribuent cette forte diminution aux différentes mesures prises pour lutter contre le tabac: augmentation progressive du prix du paquet jusqu'à 10 euros d'ici 2020, remboursement des substituts nicotiniques par l'Assurance maladie et opération Mois sans tabac en novembre (qui vise à inciter le maximum de fumeurs à arrêter).

Responsable de cancers et de maladies cardiovasculaires, le tabac est la première cause de mortalité évitable en France et provoque quelque 78.000 décès par an (soit, en moyenne, plus de 200 par jour).

- Angine: tests en pharmacie -

Par ailleurs, le gouvernement a rendu publique une mesure très concrète destinée à lutter contre les prescriptions inutiles d'antibiotiques.

Les tests rapides permettant de vérifier si une angine est virale ou bactérienne pourront ainsi être utilisés par tous les pharmaciens à partir de l'an prochain et seront pris en charge par la Sécurité sociale.

"Environ 10% des prescriptions d'antibiotiques correspondent à un traitement pour angine (9 millions de cas chaque année) alors que 80% des angines sont dues à des virus, donc ne nécessitent pas d'antibiotique", a souligné Matignon.

Des Tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) existent, pour différencier rapidement les angines virales des angines bactériennes. Un prélèvement est réalisé dans la gorge du patient au moyen d'un long coton-tige puis est analysé avec des liquides réactifs, et le résultat est disponible en 5 à 10 minutes.

Les médecins généralistes peuvent le pratiquer lors de leurs consultations, et 40% en ont commandé gratuitement en 2017. Une expérimentation est par ailleurs menée dans 600 pharmacies, mais le coût du test (environ 10 euros) n'était jusqu'ici pas pris en charge par la Sécurité sociale.

Au terme du Comité, en fin d'après-midi, le gouvernement annoncera "de nouvelles mesures de prévention destinées à accompagner les Français pour rester en bonne santé tout au long de leur vie", selon Matignon.

Elles "porteront notamment sur les thèmes de l'activité physique, l'alimentation et la lutte contre l'obésité".

Ce Comité est un moyen pour l'exécutif d'afficher son volontarisme en matière de santé: une douzaine de membres du gouvernement entoureront le Premier ministre Edouard Philippe, dont Agnès Buzyn (Solidarités et Santé), Muriel Pénicaud (Travail), Jean-Michel Blanquer (Education) ou encore Roxana Maracineanu (Sports).

Edouard Philippe devait assister vers 16h à un atelier de prévention dans un collège de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) animé par des étudiants en service sanitaire.

Dès le début de l'après-midi, une centaine de manifestants contre la loi Blanquer sur l'Education étaient présents aux abords de l'établissement.

Au Mans, le bataille des forains tourne à l'affrontement avec les forces de l'ordre

Lundi, 25. Mars 2019 - 13:13

Le bras de fer se poursuivait lundi au Mans où de vives tensions opposaient lundi forces de l'ordre et forains qui réclament de pouvoir continuer à travailler dans le centre-ville et accusent la municipalité de "discrimination".

Dès 9H00, pour la 4e journée de mobilisation des forains, de violents affrontements ont éclaté près de la mairie obligeant les forces de l'ordre à faire usage de tirs de lacrymogènes, a constaté un photographe de l'AFP.

Entre 300 et 500 personnes issues de la communauté des forains s'étaient rendues dans le centre-ville avant d'être repoussées par les gendarmes mobiles positionnés autour de la mairie.

Casqués, masqués, cagoulés, les manifestants étaient venus munis de battes de baseball, de frondes et de masques à gaz.

La situation a rapidement dégénéré en échauffourées: des manifestants ont enflammé une caravane qu'ils ont jetée en direction des forces de l'ordre qui ont procédé à des tirs de grenades de désencerclement pour disperser les manifestants.

La mairie du Mans, "directement visée par les forains qui veulent tout détruire", a de nouveau du être évacuée, a indiqué le maire socialiste Stéphane Le Foll dans un communiqué.

Les forains protestent contre une nouvelle implantation de leurs manèges à la périphérie du centre-ville. Refusant une proposition du maire qui prévoyait d'organiser une "fête foraine hors du périmètre du centre-ville", ils avaient annoncé leur intention de paralyser lundi la ville du Mans.

Ils ont lancé leurs premières actions dès 6 heures du matin, mettant le feu à des containers et des pneus. Ils ont aussi placé un camion en travers de la chaussée devant un tunnel bloquant l'accès à l'hypercentre.

- "Signer un compromis" -

"Vive la fête", "Non à la discrimination des forains et des cirques en centre-ville", pouvait-on lire sur des bandeaux accrochés à l'avant de camions.

"On a appelé à un combat local, malheureusement, ils ont tous les droits et nous on n'en a pas", a déclaré à l'AFP Norman Bruch, du syndicat des forains Cidunati. "La question est de nourrir les 65 familles de forains pendant trois week-ends. Si on enlève votre salaire du jour au lendemain, vous ne seriez pas content", a souligné M. Bruch.

"On veut régler l'avenir de la fête foraine pour signer un compromis, on est prêt à renégocier", a assuré ce forain. "On va faire un courrier avec deux enveloppes, à Emmanuel Macron et Edouard Philippe, et demander une table-ronde", a indiqué M. Bruch.

Selon M. Le Foll, les forains "ont basculé dans une violence insurrectionnelle inacceptable".

"Les syndicalistes du Cidunati (syndicat des forains, NdlR) ont perdu la raison. Il n’y a plus aucun respect ni des institutions, ni des personnes. L’état de droit est directement mis en cause par les syndicalistes", a réagi le maire qui "demande à l’Etat d’assurer la protection de la mairie".

"Nous ne pouvons pas tolérer de telles violences", a souligné M. Le Foll.

Au terme d'une demi-heure de bataille rangée avec les gendarmes, la place de la mairie baignait dans une épaisse fumée noire et un nuage de lacrymogène. Un manifestant a été blessé dans les affrontements à la jambe, a constaté l'AFP.

A la périphérie, la circulation des véhicules, bloquée sur l'A11 a pu rouvrir partiellement, ont indiqué la préfecture et le groupe Vinci.

Vers 11 heures, une centaine de forains, nombreux à être venus des Hauts-de-France, ont envahi la gare du Mans.

Assis en bordures de voies, ils ont bloqué la circulation des trains, agitant un drapeau tricolore et arborant des panneaux sur lesquels était écrit "c'est la fête" ou "je ne veux pas perdre ma vie à la gagner".

D'autres manifestants se dirigeaient avec des camions-plateaux vers l'autoroute, ou partaient rencontrer des Manceaux dans le centre, tandis qu'un camion servant de QG restait stationné près de la cathédrale.

Vendredi, les forains étaient entrés dans la gare du Mans et avaient bloqué les voies et le trafic ferroviaire durant environ une heure.

Polémique et interrogations après la blessure d'une manifestante à Nice samedi

Lundi, 25. Mars 2019 - 12:45

La polémique enfle lundi autour des conditions dans lesquelles une militante altermondialiste de 73 ans a été blessée samedi pendant une charge des forces de l'ordre, alimentée notamment par des déclarations d'Emmanuel Macron, qui a estimé qu'elle aurait dû éviter de manifester dans un périmètre interdit.

Deux jours après les faits, le président de la République a souhaité à la septuagénaire un "prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse": "Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", a estimé le chef de l'Etat dans un entretien à Nice-Matin.

Même son de cloche chez le maire LR de Nice. "Ça suffit de taper sur la police! Il y avait une interdiction de manifester. Je souhaite un prompt rétablissement à cette dame qui (...) aurait pu parfaitement manifester à 14H00 là où c'était autorisé", a déclaré Christian Estrosi. M. Estrosi avait interpellé le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour faire interdire toute manifestation dans sa ville au cours du week-end, après un appel national des "gilets jaunes" à se rendre à Nice et en prévision de la venue du président chinois Xi Jinping.

Samedi, Geneviève Legay, une porte-parole de l'association Attac dans les Alpes-Maritimes, a été grièvement blessée à la tête dans la dispersion d'une manifestation de "gilets jaunes" place Garibaldi, en plein centre de Nice, dans un périmètre interdit par arrêté préfectoral à toute manifestation. Un rassemblement de soutien doit s'y tenir lundi en fin d'après-midi.

Une enquête a été ouverte pour déterminer précisément le déroulé des faits qui ont valu à Mme Legay d'être hospitalisée pour de multiples fractures au crâne depuis samedi. Sa famille doit déposer plainte à Nice en début d'après-midi, pour "violence en réunion avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique contre personne vulnérable". Cette plainte visera également le préfet, a annoncé l'avocat de la famille Arié Alimi. L'association Attac a également annoncé son intention de déposer une plainte.

- "Comment ose-t-il?" -

"Qu'il y ait une interdiction de manifester, que la manifestation soit faite sans déclaration, cela importe peu: du point de vue du droit, la question est de savoir si la charge des forces de l'ordre était proportionnée, ou pas et si l'infraction [de la part des policiers] est constituée", a de son côté souligné l'avocat de la famille Legay Me Alimi.

Me Alimi a aussi fustigé les propos du président de la République, les jugeant "grossiers et indélicats": "Ca me rappelle un peu les propos de Robert Pandraud à l'égard de la famille de Malik Oussekine", a-t-il ajouté, dans une référence au ministre délégué à l'Intérieur après les manifestations étudiantes de 1986 au cours desquels le jeune homme avait été tué par des policiers.

"On ne critique par quelqu'un qui est sur un lit d'hôpital et nos aînés ont le droit d'exprimer leurs convictions politiques", a ajouté Me Alimi.

La réaction du chef de l'Etat a également suscité des critiques virulentes dans le monde politique, la France insoumise et le Parti communiste critiquant notamment son supposé "mépris".

"Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet, tandis que le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu'"avec Macron, nos retraités sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Un mois avec sursis requis contre deux "Femen" jugées pour une action à Paris en novembre

Lundi, 25. Mars 2019 - 12:40

Le parquet de Paris a requis lundi un mois de prison avec sursis à l'encontre de deux militantes des Femen, jugées pour exhibition sexuelle après avoir manifesté torse nu sur la place de l'Etoile le 10 novembre dernier.

Ce jour-là, à la veille d'un grand rassemblement de chefs d'Etats dans la capitale pour le centenaire de l'armistice, trois "Femen" avaient brièvement manifesté en haut des Champs-Elysées, des slogans peints sur leur torse et leur dos et criant des slogans comme "Welcome war criminals" (Bienvenue aux criminels de guerre).

Elles avaient été interpellées et renvoyées devant le tribunal correctionnel pour exhibition sexuelle.

En raison d'un vice de forme, la juge unique a constaté la nullité des poursuites visant l'une d'entre elles.

Comme toutes les "Femen" jugées pour leurs actions, les deux autres jeunes femmes, deux étudiantes au casier judiciaire vierge, ont revendiqué un usage politique, et non sexuel, de leur corps.

- "D'après vous, qu'est-ce qui excite un homme chez une femme? a interrogé la procureure.

- Ma poitrine est sexuelle quand je le décide, a répondu l'une des prévenues.

- A chaque fois qu'on la montre, ça va choquer, ça va interpeller, ça va permettre d'attirer l'attention sur un message politique que l'on veut faire passer", a insisté sa coprévenue.

La procureure a requis un mois d'emprisonnement avec sursis contre chacune, estimant que le caractère sexuel d'une poitrine féminine "est acquis socialement".

"Dans n'importe quel traité d'anatomie, on vous dit qu'il s'agit d'un organe sexuel secondaire", a insisté la représentante de l'accusation, "ça fait des millénaires que les seins sont un organe sexuel chez la femme".

Dénonçant des poursuites "incompréhensibles, illisibles" et "infamantes", l'avocate des deux jeunes femmes, Valentine Rebérioux, a plaidé leur relaxe. Dans la plupart des cas, les militantes Femen sont aujourd'hui relaxées par la justice, a-t-elle rappelé.

Les Femen venaient ce jour-là "dénoncer l'hypocrisie du rassemblement de 80 chefs d'Etat pour célébrer la paix" alors que certains sont "responsables de conflits armés ou de violations des droits de l'homme dans leur pays", a-t-elle ajouté.

Le tribunal rendra son jugement le 27 mai.

Le lendemain, 11 novembre 2018, un autre trio de Femen avait déjoué la sécurité des commémorations en faisant irruption sur les Champs-Élysées au passage de la limousine de Donald Trump. Leur procès, prévu le 10 avril, pourrait toutefois être renvoyé à une date ultérieure.

Tueries de Mohamed Merah: début du procès en appel du frère du "tueur au scooter"

Lundi, 25. Mars 2019 - 12:08

En mars 2012, Mohamed Merah tuait au nom du jihad trois militaires, un enseignant et trois enfants juifs avant d'être tué par la police: le procès de son frère Abdelkader, condamné à 20 ans de réclusion en 2017 mais acquitté du chef de complicité, s'est ouvert lundi à Paris.

Un an et demi après un premier procès marqué par de virulentes passes d'armes entre défense et parties civiles, la douleur des familles des victimes était intacte mais l'atmosphère moins tendue.

"C'est dur d'être là. On espère que cette fois la justice ira jusqu'au bout et condamnera le frère de l'assassin pour complicité, parce qu'il est complice. Ce sont des monstres", a déclaré à la presse Samuel Sandler, qui a perdu son fils Jonathan et deux petits-enfants.

Symbole des failles du renseignement et annonciatrice d'une refonte de l'antiterrorisme en France, l'affaire Merah ramène à ce moment de basculement en 2012 où la France est pour la première fois frappée sur son sol par un attentat jihadiste depuis ceux du GIA algérien en 1995.

Après un premier procès dans un contexte de menace terroriste et dans une France traumatisée par une vague d'attentats sans précédent, ce second acte se tient après la chute du "califat" des jihadistes de l'Etat islamique.

En première instance, la cour d'assises spéciale de Paris avait condamné Abdelkader Merah, aujourd'hui âgé de 36 ans, à la peine maximale pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, mais l'avait acquitté du chef de complicité des sept assassinats perpétrés les 11, 15 et 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban par son frère Mohamed.

L'enjeu principal du nouveau procès sera de déterminer le rôle exact joué par Abdelkader Merah dans les tueries exécutées en solo par son frère, au volant d'un puissant scooter volé.

L'homme, entré dans le box en chemise blanche et barbe noire, cheveux noués en catogan, se présente comme un ancien "peintre en bâtiment". Visage impénétrable, concentré, il est tourné vers la cour.

À ses côtés comparaît un délinquant, Fettah Malki, ex-pizzaïolo de 36 ans, condamné en premier ressort à 14 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste criminelle pour avoir fourni à Mohamed Merah un gilet pare-balles, un pistolet-mitrailleur et des munitions.

L'accusation, qui avait requis la perpétuité contre le grand frère du tueur, présenté comme son "mentor", avait fait appel.

- "Eléments de preuve" -

Il va falloir revivre ces crimes, au rythme de la déambulation meurtrière de Mohamed Merah: un récit que la présidente de la cour Xavière Siméoni a entrepris de faire avant de se pencher sur la personnalité des accusés.

Elle relate l'assassinat de militaires, visés du fait de l'engagement de la France en Afghanistan - Imad Ibn Ziaten, 30 ans, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans - et les 36 secondes du massacre de l'école Ozar Hatorah où Mohamed Merah est venu tuer des juifs pour ce qu'ils sont.

A l'entrée, il tue d'abord Jonathan Sandler, 30 ans, professeur de religion, et ses fils Arié et Gabriel, 5 et 3 ans. Dans la cour, il fait feu sur une petite fille à terre, Myriam Monsonégo, 8 ans, la fille du directeur d'école.

Retranché dans son appartement, le tueur sera abattu le 22 mars par le Raid après 32 heures de siège suivies par les médias du monde entier. Dans un courrier retrouvé après sa mort, le jihadiste se félicite d'avoir insufflé la terreur dans "le coeur des ennemis d'Allah".

Serrés sur les bancs du public, les familles écoutent sans ciller. Elles attendent de voir reconnue la pleine responsabilité d'Abdelkader dans les crimes de son frère. "Il y a des éléments de preuve", a affirmé Me Simon Cohen, qui défend la majorité des plus de 200 parties civiles.

La première vérité judiciaire dans cette affaire a établi que Mohamed Merah avait "toujours été seul" au moment des assassinats. Et "s'il partageait bien les motivations" du jihadiste, "aucun élément de la procédure ne montre" qu'Abdelkader Merah "connaissait les objectifs visés et les crimes commis par son frère", indiquait la cour en première instance.

La défense, qui a refusé de s'exprimer avant le début du procès, n'avait eu de cesse de mettre en garde contre la tentation de juger un fantôme à travers Abdelkader Merah.

Le verdict sera rendu le 18 avril.

Les tests d'angine en pharmacie vont être généralisés et remboursés

Lundi, 25. Mars 2019 - 11:33

Les tests rapides permettant de vérifier si une angine est virale ou bactérienne pourront être utilisés dans toutes les pharmacies à partir de l'an prochain et seront pris en charge par la Sécurité sociale, pour éviter la prescription d'antibiotiques inutiles, a annoncé Matignon lundi matin.

"Environ 10% des prescriptions d'antibiotiques correspondent à un traitement pour angine (9 millions de cas chaque année) alors que 80% des angines sont dues à des virus, donc ne nécessitent pas d'antibiotique", a souligné Matignon, avant la tenue dans l'après-midi d'un Comité interministériel consacré à la santé.

Des Tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) existent, pour différencier rapidement les angines virales des angines bactériennes. Un prélèvement est réalisé dans la gorge du patient au moyen d'un long coton-tige puis est analysé avec des liquides réactifs, et le résultat est disponible en 5 à 10 minutes.

Mais "ce test est insuffisamment utilisé", juge le gouvernement.

Les médecins généralistes peuvent le pratiquer lors de leurs consultations, et 40% en ont commandé gratuitement en 2017. Une expérimentation est par ailleurs menée dans 600 pharmacies, mais le coût du test (environ 10 euros) n'était jusqu'ici pas pris en charge par la Sécurité sociale.

"D'ici le 1er janvier 2020, les tests TROD angine seront réalisables par les pharmaciens", après une phase de "concertation avec les professionnels de santé" au cours de l'année 2019, a précisé Matignon.

Ils seront alors pris en charge par l'Assurance maladie.

En cas de test positif, le pharmacien redirigera le patient vers son médecin traitant pour qu'il lui prescrive des antibiotiques.

La surconsommation et la mauvaise utilisation des antibiotiques contribue au développement de bactéries résistantes aux traitements, un phénomène considéré comme un "problème majeur de santé publique".

"Gilets jaunes": Macron souhaite "prompt rétablissement" et "sagesse" à la blessée de Nice

Lundi, 25. Mars 2019 - 11:15

Emmanuel Macron a souhaité "un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse" à la militante d'Attac grièvement blessée lors d'une manifestation interdite à Nice, dans un entretien avec Nice-Matin publié lundi, qui a suscité l'indignation de LFI et du PCF.

Cette manifestante septuagénaire a été grièvement blessée à la tête samedi. Avant même la plainte que sa famille compte déposer lundi contre les policiers et le préfet, une enquête a été ouverte sur ces faits.

"Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable", a déclaré le président de la République à propos de Geneviève Legay, 73 ans.

"Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse", a-t-il ajouté.

"Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", tout en soulignant que "cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l’ordre".

La France insoumise et le Parti communiste ont réagi aux propos du chef de l'Etat en critiquant un supposé "mépris".

"Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet, tandis que le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu'"avec Macron, nos retraité-es sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Dans cette même interview, Emmanuel Macron a assuré que la définition de périmètres d'interdiction, "nécessaire", avait "été mise en oeuvre avec professionnalisme et mesure à Nice".

Lors de cet entretien réalisé dimanche soir après le dîner avec le président chinois Xi Jinping à Beaulieu-sur-Mer, M. Macron a souligné que cette rencontre informelle avant le début de la visite officielle de son homologue chinois était "un moyen d'installer la relation dans la durée" et de "cré(er) de la visibilité partout en Chine et des opportunités de développement pour les touristes chinois".

Européennes: Loiseau quitte le gouvernement et lance LREM dans la course

Lundi, 25. Mars 2019 - 11:00

Le départ lundi du gouvernement de Nathalie Loiseau pour mener la liste de La République en marche (LREM) donne un coup d'accélérateur à la campagne des européennes, dont les principaux protagonistes sont désormais connus.

La ministre des Affaires européennes s'apprête à remettre sa démission, a appris l'AFP auprès de son entourage, avant d'être confirmée comme tête de liste du parti présidentiel pour le scrutin du 26 mai.

LREM, qui fait la course en tête des intentions de vote suivie de près par le Rassemblement national (RN), réunit son bureau exécutif dans la soirée. Le parti devrait aussi confirmer à cette occasion la deuxième place sur la liste de l'écologiste Pascal Canfin, ex-ministre (EELV) délégué au Développement au sein du gouvernement Ayrault en 2012. Le premier grand meeting de campagne aura lieu samedi à Aubervilliers, en banlieue parisienne.

Nathalie Loiseau, 54 ans, est une diplomate de carrière qui a dirigé l'ENA de 2012 jusqu'à son entrée au gouvernement en juin 2017. Elle avait annoncé en direct à la télévision, lors d'un débat avec Marine Le Pen le 14 mars, sa candidature pour mener la liste LREM aux européennes.

- Canfin probable n°2 -

Avec Mme Loiseau, dernière des têtes de liste désignées parmi les concurrents les mieux placés dans les sondages d'intentions de vote aux européennes, la grille de départ de la course pour ce scrutin est complète. Le nom de la ministre suit notamment, de droite à gauche, ceux de Jordan Bardella (RN), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), François-Xavier Bellamy (LR), Yannick Jadot (EELV), Raphaël Glucksmann (PS et Place publique), Manon Aubry (LFI) et Benoît Hamon (Générations).

La présence de M. Canfin sur la liste LREM, donnée "sûre à 99,9%" par une source proche de la majorité, vise en particulier à mordre sur l'électorat écologiste qui avait largement voté Macron en 2017.

Un message reçu cinq sur cinq par Yannick Jadot, qui s'en est agacé par avance lundi matin sur RMC: "Je ne comprends pas qu'un écologiste aujourd'hui, sincère, convaincu, puisse rejoindre un mouvement politique, un président de la République, qui a tellement renoncé sur l'écologie."

La République en marche (LREM) doit désigner en tout lundi une trentaine des 79 candidats de sa liste. L'exercice, délicat, consiste à trouver l'équilibre entre plusieurs facteurs: la parité, le panachage entre société civile et politiques, les accords avec les alliés du MoDem, d'Agir (centre droit ex-LR favorable à Emmanuel Macron) et des Radicaux, ainsi que la répartition territoriale des candidats, avec des difficultés particulières pour trouver des représentants ultramarins.

- Remaniement en vue -

Le directeur de campagne Stéphane Séjourné, l'écologiste Pascal Durand, le référent du Finistère Pierre Karleskind, l'éphémère porte-parole Ryan Nezzar ou encore le patron des Jeunes avec Macron Martin Bohmert sont parmi les noms les plus cités pour figurer sur la liste. La sénatrice Fabienne Keller (Agir), le journaliste Bernard Guetta, l'eurodéputée sortante Nathalie Griesbeck (MoDem) sont également pressentis, ainsi que le conseiller politique du Premier ministre Edouard Philippe, Gilles Boyer.

Le départ annoncé de Mme Loiseau va déclencher un remaniement du gouvernement, probablement mardi. Le nom de Clément Beaune, conseiller pour l'Europe à l'Elysée, est le plus cité pour prendre les Affaires européennes, dans une période extrêmement chargée par l'enjeu du Brexit.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux pourrait également quitter l'équipe à cette occasion afin de se concentrer sur sa candidature aux municipales de 2020 à Paris. Les noms de ses collègues secrétaires d'Etat Emmanuelle Wargon et Gabriel Attal sont cités comme possibles remplaçants.

Selon un sondage Harris Interactive et Agence Epoka pour TF1, LCI, RTL et Le Figaro publié dimanche, la liste de la majorité LREM et MoDem pointe à 23% d'intentions de vote et devance celle du Rassemblement national (21,5% en présence d'une liste "gilets jaunes", 22% sans liste "gilets jaunes"). Ces ordres de grandeur sont observés à l'identique dans une série d'autres études publiées ces dernières semaines.

Meurtre d'une lycéenne sur l'île d'Oléron: le procès s'ouvre à huis clos

Lundi, 25. Mars 2019 - 10:49

Le procès d'un homme, soupçonné du meurtre sur l'île d'Oléron d'une de ses camarades de classe de 15 ans parce qu'elle "repoussait ses avances", s'est ouvert lundi à huis clos à Saintes (Charente-Maritime), l'accusé étant mineur au moment des faits.

Le jeune homme est accusé d'avoir tué Alexia Silva Costa aperçue vivante pour la dernière fois le 1er février 2016 et dont le corps avait été retrouvé le 10 mars dans un trou d'eau, soigneusement dissimulé sous des végétaux.

La mère de la victime avait en vain, demandé un procès public.

L'audience a débuté à huis clos après la sélection des jurés, quatre femmes, deux hommes et leurs deux suppléantes.

Cheveux bruns et courts, le jeune homme est apparu dans le box des accusés avec des cernes très sombres. Né en 1999 à Niort, il se tenait vouté sur sa chaise, posait régulièrement sa main droite sur la bouche ou levait les yeux au ciel pendant plusieurs secondes.

Le jeune homme, alors âgé de 16 ans, avait été interpellé par les gendarmes le 27 avril 2016 à Saint-Trojan-les-Bains, à proximité du Centre expérimental pédagogique maritime (Cepmo) où il suivait des cours et où l'adolescente était également scolarisée, en classe de seconde.

Placé en garde à vue, il avait rapidement reconnu être l'auteur du meurtre.

Le garçon, sans antécédents judiciaires ou psychiatriques mais avec une "forte addiction au cannabis", se trouvait avec Alexia dans un bois, non loin de l'établissement scolaire, à l'écart des autres élèves.

Il avait déclaré avoir été "pris d'un accès de violence" lorsque l'adolescente avait "repoussé ses avances", avait-il dit après son arrestation, lui assénant plusieurs coups de poing et de nombreux coups de couteaux.

En 2017, 130 femmes sont mortes en France sous les coups de leur compagnon, leur petit ami ou leur ex-conjoint, selon les données du ministère de l'Intérieur, soit une tous les trois jours. Depuis le début de l'année, 30 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, avait déclaré début mars la secrétaire d'Etat à l'égalité hommes-femmes Marlène Schiappa.

Tabac: 1,6 million de fumeurs quotidiens en moins depuis 2016

Lundi, 25. Mars 2019 - 10:49

Le nombre de fumeurs quotidiens a baissé d'1,6 million depuis 2016, a indiqué Matignon lundi matin, avant la tenue dans l'après-midi d'un Comité interministériel consacré à la santé.

Quelque 600.000 fumeurs quotidiens ont arrêté le tabac lors du premier semestre 2018. Ils s'ajoutent à la baisse d'un million qui avait été observée en 2017 et avait été qualifiée d'"historique" par le gouvernement l'an passé.

Les pouvoirs publics attribuent cette forte diminution aux différentes mesures prises pour lutter contre le tabac: augmentation progressive du prix du paquet jusqu'à 10 euros d'ici 2020, remboursement des substituts nicotiniques par l'Assurance maladie et opération Mois sans tabac en novembre (qui vise à inciter le maximum de fumeurs à arrêter).

Responsable de cancers et de maladies cardiovasculaires, le tabac est la première cause de mortalité évitable en France et provoque quelque 78.000 décès par an (soit, en moyenne, plus de 200 par jour).

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabac tue plus de 7 millions de personnes par an dans le monde, dont près de 900.000 qui ne fument même pas et sont exposées à la fumée des autres.

Tueries de Mohamed Merah: début du procès en appel du frère du "tueur au scooter"

Lundi, 25. Mars 2019 - 10:36

En mars 2012, Mohamed Merah abattait au nom du jihad trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police: le procès de son frère Abdelkader, condamné à 20 ans de réclusion en 2017, s'est ouvert lundi à Paris.

Un an et demi après un premier procès marqué par de virulentes passes d'armes entre défense et parties civiles, la douleur des familles des victimes était intacte mais l'atmosphère moins tendue en ce premier jour.

"C'est dur d'être là. On espère que cette fois la justice ira jusqu'au bout et condamnera le frère de l'assassin pour complicité, parce qu'il est complice. Ce sont des monstres", a déclaré à la presse Samuel Sandler, qui a perdu son fils Jonathan et deux petits-enfants.

La défense, qui estime que son client n'est dans le box que parce que son frère, le "tueur au scooter", est mort, est restée muette avant le début de l'audience.

En novembre 2017, à l'issue de cinq semaines d'audience, la cour d'assises spéciale de Paris avait condamné Abdelkader Merah, aujourd'hui âgé de 36 ans, à la peine maximale pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, mais l'avait acquitté du chef de complicité des sept assassinats perpétrés les 11, 15 et 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban par son frère Mohamed.

L'enjeu principal du procès sera de déterminer le rôle exact joué par Abdelkader Merah dans les tueries exécutées en solo par son frère, au volant d'un puissant scooter volé.

À ses côtés comparaît un délinquant, Fettah Malki, 36 ans, condamné en premier ressort à 14 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste criminelle pour avoir fourni à Mohamed Merah un gilet pare-balles, un pistolet-mitrailleur et des munitions en ayant connaissance de sa radicalisation.

L'accusation, qui avait requis la perpétuité contre le grand frère du tueur, présenté comme son "mentor", avait fait appel.

Vent de fronde en banlieue parisienne contre le CDG Express, le "train des riches" des JO-2024

Lundi, 25. Mars 2019 - 10:24

Vingt minutes pour relier Paris à l'aéroport Charles-de-Gaulle: les premiers coups de pelleteuse du CDG Express, qui doit être opérationnel pour les JO-2024, ont ravivé la colère d'élus de banlieue parisienne et d'usagers du RER contre le "train des riches".

Les opposants craignent que ce projet à 1,8 milliard d'euros ne se fasse au détriment du RER B, 2e ligne d'Europe en sous-investissement chronique, et de ses usagers.

"Priorité au RER B et aux 900.000 personnes qui l'utilisent avant le CDG Express", implorent les élus franciliens dont les communes sont traversées par cette ligne.

Le CDG Express devra relier à compter du 1er janvier 2024 --quelques mois avant les JO-- la gare de l'Est, au centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet, sans arrêt, de 32 kilomètres coûtera 24 euros.

"Nous allons voir des hommes d'affaires dans le train et nous on reste à quai", a récemment lancé un habitant de Seine-et-Marne à la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, favorable au projet, lors d'une réunion publique.

En guise d'apaisement, la présidente de la région la plus peuplée de France a rappelé que plus deux milliards d'euros avaient été mis sur la table pour moderniser les voies du RER B et commander des trains à deux étages, à l'horizon 2025-2029. Mais l'opposition ne faiblit pas.

"Vous avez les riches à qui on va faire une desserte spéciale (...) et en bout de chaîne vous avez les habitants de Seine-Saint-Denis ou de Seine-et-Marne chez qui on fait passer des trains avec toutes les nuisances sans aucun des avantages", s'insurge Julien Bayou, conseiller régional d'Île-de-France et porte-parole d'Europe Écologie Les Verts, qui assure que c'est l'Etat qui "épongera" si la ligne n'est pas rentable.

Selon M. Bayou, les dysfonctionnements actuels du RER B sont déjà un "facteur de discrimination" pour les habitants. D'après lui, quand un employeur voit un candidat d'une ville desservie par le train de banlieue, "il se dit à compétences égales, je vais en prendre un qui ne sera pas en retard une à deux fois par semaine".

- "Risques d'incidents" -

Avec un taux de ponctualité de 85,6%, le RER B est loin de l'objectif de 94% promis par la SNCF. Et les travaux du CDG Express auront "nécessairement un impact sur la qualité de service du quotidien sans apporter des améliorations visibles du RER B à court terme", selon le rapport du préfet de région Michel Cadot, consulté par l'AFP.

L'objectif de mise en service pour les JO "impose de maximiser les travaux (...) et d'envisager des coupures longues (du réseau) sur deux étés consécutifs. Cette maximisation entraîne structurellement une augmentation forte des risques d'incidents", précise le rapport.

D'autant que sur l'axe nord de Paris circulent aussi le RER D (59 gares) et la ligne K (10 gares, 3 départements), soit plus de 1,5 million de Franciliens au quotidien, auxquels vont s'ajouter les 15 projets du Grand Paris Express.

Devant cette fronde venue de banlieue, le gouvernement pourrait repousser le projet après les JO comme le demande Valérie Pécresse. La présidente de région a aussi demandé à l'Etat de créer "un fonds d'indemnisation" pour les usagers pénalisés par les travaux.

Mais certains élus s'interrogent sur la nécessité même de ce train qui sera concurrencé dans quelques années par le RER B à deux étages et les lignes 15 et 17 du Grand Paris Express qui feront escale à La Défense et à Roissy.

De son côté, l'association "Non au CDG Express", qui a organisé des manifestations devant les premiers chantiers, propose d'augmenter la fréquence des trains sur la ligne K (Mitry-Claye-Gare du Nord) et la mise en place d'une navette reliant la gare à l'aéroport.

"Notre solution est applicable dès maintenant et va coûter quelques millions contre 2 milliards dans 5 ans", explique Catherine Laussucq, vice-présidente du comité des usagers du RER B Nord.

Et la grogne pourrait s'étendre aux habitants de l'Aisne (Hauts-de-France) qui verront leur ligne P amputée de 3 de ses 4 voies à la gare de l'Est à cause du CDG Express, selon les plans de SNCF Réseau.

Guyane: le gouvernement va nommer "un responsable chargé de la filière aurifère"

Lundi, 25. Mars 2019 - 10:05

Le gouvernement va "prochainement désigner un responsable chargé de la filière aurifère en Guyane", a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe dans une interview publiée lundi dans France Guyane.

Le chef du gouvernement avait dû reporter au dernier moment son déplacement en Guyane en raison des troubles survenus le week-end du 16 mars sur les Champs-Elysées lors de nouvelles manifestations des "gilets jaunes".

Interrogé sur le projet industriel controversé d'extraction d'or en Guyane "Montagne d'Or", le Premier ministre affirme que "l’avenir de la filière aurifère en Guyane ne peut pas, ne doit pas dépendre du sort d’un seul projet".

Montagne d'Or, le plus important projet de mine d'or à ciel ouvert français, à l'étude en Guyane, prévoit l'exploitation d'une mine de 2,5 km de long, à partir de 2022, au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, en forêt tropicale, via un procédé de récupération de l'or par cyanuration en circuit fermé.

Il a également confirmé que le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, se rendrait "prochainement en Guyane pour rencontrer les parties prenantes sur le sujet".

"Le gouvernement est profondément convaincu qu’il est possible de valoriser les ressources du sol guyanais dans des conditions exemplaires au plan environnemental, avec l’accord des Guyanais. C'est dans cet esprit que nous allons prochainement désigner un responsable chargé de la filière en Guyane", explique le chef du gouvernement.

Selon lui, un texte sur la réforme du code minier devrait également être présenté au parlement "en fin d’année".

En matière de lutte contre l'orpaillage illégal, il a rappelé que le gouvernement avait "depuis maintenant un an sensiblement accru la pression" contre les orpailleurs et a précisé que "les sommes issues des saisies d’or seront désormais consacrées intégralement à des projets et des actions portés par les forces qui luttent contre l’orpaillage illégal".

Enfin, en matière de lutte contre le trafic de drogue entre la Guyane et l’Hexagone, il a souligné qu'un "plan de bataille global" avait été établi, "avec des actions à Cayenne et dans les plateformes aéroportuaires de l’Hexagone… Nous obtenons déjà des résultats".

Européennes: Nathalie Loiseau devrait démissionner lundi pour mener la liste LREM

Lundi, 25. Mars 2019 - 9:57

Nathalie Loiseau devrait démissionner lundi du gouvernement pour mener la liste LREM aux Européennes, a appris lundi l'AFP auprès de l'entourage de la ministre des Affaires européennes.

Le parti présidentiel, donné en tête des sondages en vue du scrutin du 26 mai, doit entériner dans la soirée le nom de Mme Loiseau et d'une trentaine d'autres candidats sur sa liste.

Selon plusieurs sources, l'actuel directeur du WWF France, Pascal Canfin, sera numéro 2 de la liste. Cet écologiste avait été ministre (EELV) délégué au Développement au sein du gouvernement Ayrault en 2012. Le premier grand meeting de campagne aura lieu samedi à Aubervilliers, en banlieue parisienne.

Nathalie Loiseau, 54 ans, est une diplomate de carrière qui a dirigé l'ENA de 2012 jusqu'à son entrée au gouvernement en juin 2017. Elle avait annoncé en direct à la télévision, lors d'un débat avec Marine Le Pen le 14 mars, sa candidature pour mener la liste LREM au Européennes.

La République en marche (LREM) compose sa liste en cherchant l'équilibre entre plusieurs facteurs: la parité, le panachage entre société civile et politiques, les accords avec les alliés du MoDem, d'Agir (centre-droit ex-LR favorable à Emmanuel Macron) et des Radicaux, ainsi que la répartition territoriale des candidats, avec des difficultés particulières pour trouver des représentants ultramarins.

Le directeur de campagne Stéphane Séjourné, l'écologiste Pascal Durand, le référent du Finistère Pierre Karleskind, l'éphémère porte-parole Ryan Nezzar ou encore le patron des Jeunes avec Macron Martin Bohmert sont parmi les noms les plus cités pour figurer sur la liste. La sénatrice Fabienne Keller (Agir), le journaliste Bernard Guetta, l'eurodéputée sortante Nathalie Griesbeck (MoDem) sont également pressentis, ainsi que le conseiller politique du Premier ministre Edouard Philippe, Gilles Boyer.

Selon un sondage Harris Interactive et Agence Epoka pour TF1, LCI, RTL et Le Figaro publié dimanche, la liste de la majorité LREM et MoDem pointe à 23% d'intentions de vote et devance celle du Rassemblement national (21,5% en présence d'une liste "gilets jaunes", 22% sans liste "gilets jaunes"). Ces ordres de grandeur sont observés à l'identique dans une série d'autres études publiées ces dernières semaines.

Huit Français sur dix pour une répartition régulée des médecins libéraux sur le territoire

Lundi, 25. Mars 2019 - 8:22

Huit Français sur dix (82%) souhaitent une intervention des pouvoirs publics pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire, tandis que 65% des médecins y sont opposés, selon un sondage Odoxa pour le Groupe Profession Santé (dont Le Quotidien du Médecin) publié lundi.

Plus d'un Français sur deux (51%) estiment qu'"il faut à la fois consacrer plus d'argent pour la santé et en même temps faire la chasse aux actes et dépenses inutiles", d'après cette enquête. Un avis partagé par plus de la moitié (52%) des professionnels de santé interrogés (médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants, sages-femmes, cadres de santé...).

Concernant les frais de santé, 45% des Français considèrent que "l'assurance maladie devrait rembourser davantage", alors que plus de la moitié des professionnels de santé (53%) jugent qu'elle "devrait être plus sélective dans les soins qu'elle rembourse".

Au sujet des structures médicales locales (hôpitaux, cliniques...), 48% des Français et 28% des professionnels de santé souhaitent le maintien de "toutes les structures (y compris celles ayant une faible activité) mais sans en créer de nouvelles". Un tiers des Français (35%) et des professionnels de santé (32%) veulent "ouvrir de nouvelles structures de proximité". Côté professionnels de santé, ils sont aussi 37% à plaider pour la fermeture ou la reconversion des structures ayant une activité insuffisante, ce que refusent 16% des Français.

Interrogés sur le projet de loi santé, en cours d'examen au Parlement, plus de la moitié des professionnels de santé (54%) se disent "opposés" à la création prévue de 4.000 postes d'assistants médicaux, tandis que 64% approuvent la labellisation de 500 hôpitaux de proximité. Les deux tiers (67%) saluent aussi la fin du "numerus clausus" (quotas) pour les étudiants en médecine.

Quant au grand débat national, sept Français sur dix (70%) et plus de la moitié des professionnels de santé (55%) pensent qu'il ne débouchera pas sur "des mesures utiles pour le pays". En outre, un Français sur deux (51%) et huit professionnels de santé sur dix (82%) considèrent qu'une place "insuffisante" a été accordée à la santé lors de ce débat.

Cette enquête a été réalisée en février et mars auprès d'un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, et d'un échantillon de 3.366 professionnels de santé (dont 1.040 médecins spécialistes et 929 médecins généralistes).

Pages

Médias Sociaux et Flux RSS

Twitter icon
YouTube icon
RSS icon